21 août 2019

Martinique la 1ere : la Radio en déliquescence !



La pauvre Loison n'a pas lu le Canard ni l'ADAP en trois ans d'absence !


Patricia Loison n'a pas compris qu'il en était des promesses de la Direction de FranceTélévisions comme de l'eau sur les plumes d'un canard...
Son séjour au Japon l'a surement empêché d'observer combien les multiples promesses faites aux salariées n'ont jamais été suivies d'effets !
( au passage, quelle audience France Info TV ? )

14 août 2019

Salto : l'accident industriel annoncé !


Une campagne de communication vient d'être lancée par le groupe public FranceTélévisions.
Campagne relayée par deux poids lourds de la Presse écrite, le Monde et le Figaro (voir en fin de post).

L'ADAP, en son temps, avait fait part de ses réserves concernant le coût de cette opération pour le service public pour un résultat que beaucoup pense hypothétique.

TF1 et M6 qui y sont associés sont des sociétés privées, leurs actionnaires jugeront donc sur pièces.

Les anglais se sont également lancés dans l'aventure avec leur Britbox mais ajoutant tant de bémols qu'ils auront la possibilité de supprimer l'expérience quasiment instantanément si celle-ci tourne mal.

Pour mémoire, rappelons le titre, il y a un an tout juste, du Figaro :" les télévisions européennes mises à mal par  le rouleau compresseur Netflix" qui totalise en France plus de 5 millions d'abonnés en particulier chez les jeunes.

C'est donc un vrai défi pour les chaînes françaises qui, par cette plate-forme payante, vont donc, d'une part, recycler des produits diffusés gratuitement sur leurs antennes et d'autre part acquérir à grands frais des émissions pour la plupart étrangères. Comprenne qui pourra !




Le Monde :

Le Figaro :


10 août 2019

Raffarin sur France 2 en septembre


Après s'être retiré de la vie politique, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac va devenir dès septembre l'un des chroniqueurs de la nouvelle émission dominicale de Laurent Delahousse sur France 2.


L'homme des JT du week-end présentera à partir du 10 septembre une émission de deux heures, "19H le dimanche". Laurent Delahousse s'entretiendra avec plusieurs invités "qui ont fait, ou feront l'actualité", a indiqué le groupe public.
Il sera entouré par un ou deux chroniqueurs parmi lesquels: Jean-Pierre Raffarin, 69 ans, Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, les écrivains Christophe Ono-dit-Biot et Karine Thuil, l'essayiste Caroline Fourest ou le journaliste Alain Duhamel.
Dans cette première partie de l'émission, la rédaction proposera aussi "un feuilleton des Français", des reportages ou des mini-fictions. Après le journal de 20H, dans une seconde partie, Laurent Delahousse mènera un "grand entretien" avec une personnalité.

08 août 2019

Patricia Loison de retour


C'est donc sur France Info qu'officiera Patricia Loison, l'ancienne présentatrice de Soir 3 partie en Asie, au Japon, voici trois ans.
Interviewée par le Parisien, elle conserve tout son dynamisme :
"J'ai eu un engagement absolu de la direction pour que ce journal soit ambitieux. 
On aura les moyens de faire entre 30 et 45 minutes de reportage et de décryptage chaque jour, comme on le faisait à « Soir 3 ». 
D'ailleurs je vais travailler avec une grande partie de mes anciennes équipes. 
J'espère que les téléspectateurs apprécieront notre différence à cette heure si concurrentielle."

Seul problème et de taille, France Info n'a jamais réussi à décoller dans les sondages. 
Un accident industriel qui aurait été sanctionné dans le privé ... Ici, la décision est politique et non plus éditoriale.

Cette diplômée de l'ESJ de Lille a principalement travaillé sur des chaînes toutinfo avant de succéder à Laurent Bignolas sur Soir 3.
 vient de publier un livre : " Je cherche encore ton nom ", un roman étroitement lié à ses origines indiennes de New-Delhi.

05 août 2019

L'Opinion doit lire l'ADAP !




France Télévisions et Radio France attendus au tournant
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a fixé le 19 juin dernier le calendrier du projet de réforme de l’audiovisuel : passage en conseil des ministres en octobre, débat à l’Assemblée nationale en janvier et adoption finale d’ici la fin 2020. 
Un planning que le gouvernement espère cette fois tenir après plusieurs reports. La « volonté ferme de faire une révolution » affichée par Emmanuel Macron un soir de décembre 2017 sera-t-elle au rendez-vous ?
Alors, holding ou pas holding
Depuis décembre 2017 que l’audiovisuel, public et privé, attend de savoir à quoi ressemblera la réforme voulue par Emmanuel Macron, la question de la gouvernance est celle qui agite le plus les cénacles du pouvoir politico-médiatique. Comme si connaître la structure l’emportait sur les missions des médias. Mais après tout, puisque c’est la question à un million de dollars, répondons-y tranquillement: oui, l’audiovisuel public sera bien réorganisé et chapeauté par une holding
Ce n’était pourtant pas gagné d’avance car les opposants qui ajoutent une couche au millefeuille étaient nombreux et surtout très puissants. 
Parmi eux, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée et un temps administrateur de France Télévisions, persuadé qu’il y a du «gras» dans les entreprises de l’audiovisuel public. Comprendre, beaucoup d’économies à faire.
Pourtant, petit à petit, l’idée de rapprocher ce secteur éclaté s’est faite au sein de l’exécutif, soucieux de parvenir à gagner en efficacité. L’arrivée de Franck Riester au ministère de la Culture n’y est pas étrangère. L’ancien député de Seine-et-Marne défend depuis plusieurs années ce projet de «BBC à la française». En choisissant de lui confier le maroquin dont il rêvait, Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient d’ailleurs déjà donné une indication sur la voie qu’ils comptaient suivre mais encore fallait-il s’assurer que ce bouleversement organisationnel n’allait pas être l’alpha et l’oméga du projet de réforme.
Conquérir les jeunes. 
A l’Elysée, on sait qu’il aura fallu pas loin de dix ans pour venir à bout de la création de France Télévisions en tant qu’entreprise unique, un chantier qui a épuisé autant les différentes directions que les salariés pour au final un gain financier minime. Même chose au sujet du regroupement de RFI avec l’audiovisuel extérieur qui aura plongé les entreprises concernées dans des états proches de l’Ohio et provoqué une sanglante guerre des chefs entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. 
Pas question de replonger dans des affres pareilles. 
Matignon et l’Elysée travaillent donc avec Franck Riester à s’assurer que cette transformation ne consommera pas trop de temps managérial et permettra, très vite, des gains d’efficacité. Charge ensuite à tous les acteurs du dossier de déminer les procès en sorcellerie qui ne manqueront pas cet automne sur le retour de l’ORTF.
Paradoxe du futur texte de loi, si cette satanée holding a souvent été le sujet dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom, il n’aura pas été le plus compliqué à trancher durant ces dix-huit mois de réunions, missions, rapports, délibérations et autres interministérielles. 
Il y a d’abord eu le besoin de symboles et c’est à ce titre que France O et France 4 sont passées par-dessus bord. 
La première, de manière assez justifiée, parce qu’elle ne correspondait à aucune attente du public ultramarin que certains élus avaient beau jeu de vouloir enfermer dans une case, comme s’il existait une seule et même culture des Outre-mer. 
Le cas est différent pour France 4, victime de l’incapacité chronique des directions de France Télévisions à fixer une ligne éditoriale et s’y tenir. Preuve que son passage sur le numérique – ne pas dire suppression – a été mal préparé, son sort fait l’objet d’intenses discussions et France 4 pourrait finalement sauver sa peau quelques saisons de plus car tout le monde le comprend aisément: est-il vraiment malin de supprimer la seule chaîne jeunesse du service public alors que justement, ce sont les jeunes qu’on veut reconquérir ?
A propos de symboles, on prête aux coupeurs de têtes de Bercy d’avoir imaginé une autre disparition, autrement plus importante… celle de France 2
Ce projet, bien révolutionnaire celui-ci, aurait même fait l’objet d’une note. Seulement voilà, comme avec le monstre Loch Ness, cette note, tout le monde en parle mais personne ne l’a vu. De là à dire que le ministre des Comptes publics aurait été suffisamment retors pour lancer cette rumeur histoire de faire craindre le pire, il n’y a qu’un pas que nous laissons à chacun le soin de faire, ou de ne pas faire. Il faut croire en tout cas que ces coups de bâtons n’ont pas été inutiles. E
ntre la «honte» d’Emmanuel Macron et les menaces darmaniennes, les entreprises de l’audiovisuel public n’ont jamais été si près de la guillotine. 
Et la fraîcheur de la lame fut telle que tous les dirigeants se sont miraculeusement mis à travailler main dans la main.
Promesse de campagne. 
C’est le moment où Delphine Ernotte, la patronne de France Télés, remonte dans les sondages d’opinion
Dans les couloirs de Matignon, où le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, Benoît Ribadeau-Dumas, veille tout particulièrement au sort réservé à l’audiovisuel public, celle qui fut un temps un problème qu’il a fallu recadrer – quand elle a tenté de s’opposer aux économies budgétaires – est désormais le vaillant soldat qu’on montre en exemple. «Force motrice», «décisions courageuses», n’en jetez plus! Il faut dire qu’avec un plan de restructuration qui doit conduire à la suppression nette de 1 000 emplois, la dirigeante a de quoi satisfaire un état actionnaire près de ses sous.
Charge désormais à elle et ses homologues de Radio France, France Médias Monde, Arte et TV5 Monde de réussir deux projets importants: le rapprochement réel et durable de France 3 et de France Bleu – qui devra à terme permettre d’autres économies – pour mettre sur pied une véritable offre de proximité et proposer une plateforme numérique pour la jeunesse digne de ce nom, chacun étant désormais conscient que l’enfance est un élément important de la fidélisation du public.
Il sera temps ensuite de se pencher sur qui sera le ou la grand(e) ordonnateur (-rice) de ce nouvel ordre de l’audiovisuel public. Nul doute que la concurrence sera féroce, entre celles qui sont actuellement en poste (Delphine Ernotte et Sibyle Veil, principalement) et les ambitieux prétendants qui se verraient bien diriger ces entreprises regroupées et dotées de quelque 3,6 milliards d’euros de budget. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer, ce n’est pas l’Etat qui imposera son candidat. Ce pouvoir de nomination ne sera bientôt plus entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel mais au conseil d’administration, conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Et si l’Etat, seul actionnaire, y sera bien représenté, en haut lieu, on l’assure déjà, il n’y sera pas majoritaire. 
Il n’y a plus qu’à.


Désinformation : garantir l'authentification des images.



01 août 2019

FranceTélévisions : des départs en panne !


Il fait chaud sur l’ensemble de la France.

Dans certains endroits même, comme au sein de la DRH de FranceTélévisions, ça bouillonne avant une rentrée qui promet d’être sportive.

La Pdg du groupe s’est peut-être vantée un peu trop rapidement du dégraissage qu’elle a mis sur pied, à la demande du gouvernement : 2000 personnes à dégager et embauche d’un millier de jeunes rompus aux hautes technologies.

Tout ceci bien entendu, qui a été seriné partout, se faisant sur la base du « volontariat ».

Eh bien, les « volontaires » ne se bousculent pas au portillon, c’est le moins que l’on puisse dire.

Selon des éléments détenus par l’ADAP, seules 250 personnes seraient d’accord pour partir dans les conditions proposées par la DRH, conditions très favorables au groupe.
Dans les faits, ces départs n’ont rien à voir avec les précédents PDV et beaucoup l’ont compris. Cela concerne notamment la fiscalité peu avantageuse.

Il parait difficile d’imaginer que la Direction et la Présidence reviennent sur les propositions qui ont été faites et donc le « jus de crâne » fonctionne à plein pour se tirer de ce véritable guêpier sans avoir l’air de se désavouer.

Les rodomontades n’y feront rien si ce n’est un peu de communication cosmétique qui, comme on le sait si bien à FTV ne laisse qu’un effet Pouskine dont personne n’est dupe !

31 juillet 2019

Christine Kelly égratignée dans le Canard


L'ancienne présentatrice de RFO Guadeloupe, qui a fait une très belle carrière, est titillée par le palmipède dans sa livraison hebdomadaire :


29 juillet 2019

Inquiétant : lu dans le Monde (rappel)



Trois journalistes qui ont enquêté sur l’exportation d’armes françaises utilisées au Yémen – les deux fondateurs du nouveau média en ligne Disclose, Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, et un journaliste de Radio France, Benoît Collombat ont été convoqués par les services de renseignement français, lil y a quelques semaines. 

Ils ont été entendus sous le régime de l’audition libre – moins contraignant que celui de la garde à vue –, un mois après que le média Disclose a publié une enquête journalistique comportant des informations et documents « confidentiels défense ».

Après la révélation de ces convocations, le gouvernement a été accusé de porter atteinte à la liberté de la presse. 

Dans une tribune, une quarantaine de rédactions ont dénoncé « fermement ces convocations qui ressemblent à de nouvelles tentatives d’intimidation de journalistes qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public. »
Nous rappelons une nouvelle fois que la protection des sources a été consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse » et que le secret-défense ne saurait être opposé au droit à l’information, indispensable à un débat public digne de ce nom, ni servir d’épée de Damoclès pour dissuader les journalistes d’enquêter et de publier.

A l’unisson, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a estimé qu’« il se passe quelque chose de très malsain dans ce pays. 
Nous y voyons la volonté d’intimider les journalistes et leurs sources, et c’est totalement scandaleux ». 
Le SNJ-CGT dénonce un « nouveau coup de canif insupportable contre le journalisme et la liberté d’informer ». La CFDT-Journalistes évoque « une procédure dont le but inavoué est de faire taire les journalistes dans l’exercice de leur mission d’informer.


25 juillet 2019

Le BritBox anglais aura-t-il plus de chance que le Salto français ?



Bijoux (ex directeur de l'Info de France Ô) se voit ministre ...

L'information du Parisien ne tombe pas du ciel !
Celui qui n'a rien fait pour France Ô mais tout pour sa carrière politique s'envisage un avenir radieux dans son nouveau secteur d'activité !
Il a surement raison, Jupiter adore ce genre de personnage : obséquieux et invertébré.



Salto en péril . L'ADAP avait annoncé que ce n'était pas viable !

Sans vouloir jouer les Cassandre, l'ADAP le martelait depuis l'annonce faite par la Pdg de France Télévisions : le projet même était mort dans l'oeuf. La raison principale étant le manque flagrant de moyens face aux rivaux étrangers dont le moindre n'est pas Netflix.


22 juillet 2019

Rapport parlementaire sur la production audiovisuelle Outremer ou comment enfoncer les portes ouvertes !

ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUINZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 4 juillet 2019.
RAPPORT D’INFORMATION
FAIT
AU NOM DE LA DÉLÉGATION AUX OUTRE-MER
sur la production audiovisuelle

dans les Outre-Mer
La production audiovisuelle en outre-mer est "en plein essor" et représente un fort potentiel économique pour ces territoires, souligne un rapport parlementaire qui appelle à mieux accompagner la filière et réclame une plus grande diffusion de la création ultra-marine.
Face à la disparition programmée de la chaîne France Ô sur la TNT, un "grave coup porté à la filière ultramarine", le rapport de la députée UDI de Polynésie Maina Sage et du député LREM de Saint-Pierre-et-Miquelon Stéphane Claireaux, préconise de mettre en place au sein de France Télévisions une obligation de diffusion d'au moins 3% d'oeuvres issues de la production ultramarine "entre 6H00 et 22h30". "France Ô permettait de mettre le pied à l'étrier d'un grand nombre de producteurs et réalisateurs ultramarins", note le rapport adopté par la délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale, et dont l'AFP a eu copie. 
Une préconisation qui tombe sous le sens et qui est à peu de chose près, ce que disait, il y a une dizaine d'années, le Président Sarkozy avec le succès que l'on sait. 
En effet, mieux qu'une chaîne guetto, l'idéal c'est que nos départements et territoires d'outremer soient présents sur l'ensemble des chaînes par le biais de créneaux spécifiques et clairement établis, comme c'était le cas sur France 3 avec Mascareignes par exemple.
Les chaînes métropolitaines ont toujours eu et ont toujours des difficultés à programmer des émissions "exogènes" tout comme à utiliser des présentateurs issus des départements ultramarins.
Le rapport propose également de fixer des "obligations d'investissement dans la production audiovisuelle d’œuvres tournées en outre-mer, à hauteur de 3% du montant global investi".
Parmi la quarantaine de recommandations, il est proposé d'organiser chaque année un grand rendez-vous dans l'Hexagone réunissant les professionnels ultramarins et les acteurs privés et publics nationaux et européens. 
Le vrai problème, c'est le micro marché que cela représente par rapport au surcoût des tournages comme le rapport le reconnait.
Mieux accompagner les ultramarins pour obtenir des aides nationales, renforcer les bureaux d'accueil de tournage dans chaque outre-mer, inciter à l'emploi local grâce à des avantages fiscaux sur les charges sociales, développer des filières audiovisuelles dans les universités d'outre-mer font aussi partie des pistes proposées.
Là aussi, c'est pétri de bons sentiments, toutes les boîtes de prod ont des difficultés, quant au service public, les prévisions sont au débauchage et surtout à la limitation des recrutements. Il suffit de voir le nombre de contrats précaires et le nombre de professionnels pigistes ou intérimaires dits "historiques" qui attendent depuis des années.
La filière audiovisuelle en outre-mer emploie actuellement un millier de personnes et compte "113 sociétés de production". 
Le potentiel de retombées économiques est important: la série "Cut" tournée à La Réunion sur 6 ans a ainsi rapporté près de 8 millions d'euros en dépenses locales. Cela contribue aussi à l'emploi local, note le rapport, citant la série "Guyane" qui a permis d'embaucher une centaine de techniciens et quarante comédiens guyanais sur la saison 1. Sans compter les retombées indirectes comme la promotion du territoire et le tourisme. En Guadeloupe, par exemple, des croisiéristes anglo-saxons font escale pour visiter le commissariat de la série "Meurtre au paradis".
Si les outre-mer ont des atouts (paysages d'exception, multiculturalisme, conditions sécuritaires et sanitaires comparables à celles de l'UE), leurs principaux freins restent "la distance et l'isolement", note le rapport. Les centres de décision restent majoritairement hexagonaux, et les contraintes logistiques (transport de matériel, taxes locales, etc.), entraînent un surcoût estimé entre 20% à 30 en moyenne.

17 juillet 2019

Nominations des nouveaux patrons de l'Info à FTV



Suite au départ d’Hervé Brusini, Yannick Letranchant nomme Eric Scherer, directeur de l’Innovation et de la Prospective de l’information. Il sera directement rattaché à Yannick Letranchant. Eric Scherer conserve sa fonction de directeur de l’Innovation et de la Prospective auprès d’Encarna Marquez, directrice du Numérique.

Suite au départ de Laurence Bobillier qui rejoint les Programmes, Elsa Pallot rejoint l’équipe de directeurs adjoints auprès de Christophe Tortora, directeur de la Rédaction Nationale.

Elle est remplacée au 20h par Thibaud de Barbeyrac, en tant qu’adjoint d’Agnès Molinier.

Virginie Fichet est nommée rédactrice en chef des éditions du week-end France 2.

Thomas Horeau rejoint l’équipe de rédaction en chef du week-end en tant que numéro 2. Ces nominations prendront effet au 26 août 2019.

Karine Baste-Régis et Julien Benedetto sont les nouveaux présentateurs des éditions de Télématin du lundi au vendredi, à partir du 26 août 2019.

Martin Gouesse en devient le rédacteur en chef à partir du 1er octobre 2019, suite au départ de l’entreprise d’Emmanuel Vannier.

En accord avec Yannick Letranchant, auprès duquel elle reste hiérarchiquement rattachée, Sophie Guillin est nommée directrice de l’information régionale de France 3 par Laurence Mayerfeld à compter du 1er septembre 2019. Elle conserve par ailleurs ses fonctions de directrice adjointe en charge d’info vidéo 3.

16 juillet 2019

SNPCA-CGC : Public Sénat mal parti pour la rentrée

Public Sénat : un Conseil d’administration sous haute tension.

Le Conseil d’Administration de Public Sénat censé avaliser la fin de saison de la chaîne fait l’objet de toutes les attentions de la part d’Emmanuel Kessler son très contesté pédégé ainsi que de sa Secrétaire générale Muriel Signouret fonctionnaire détachée du ministère de la Défense vivement critiquée en interne pour sa conduite de la transition numérique dont elle a la charge.

PANIQUE à RASPAIL ! 

La panique gagne dans les cossus bureaux de la chaine installée boulevard Raspail.  Les actions au quotidien du tandem de direction sont concentrées sur un seul objectif : celui de maintenir les apparences. Plusieurs contrats contestables sur leur portée juridique sont établis en toute urgence via les cabinets d’avocats histoire de donner le change afin d’affronter le conseil d’administration du 18 Juillet et d’éviter que les membres du Sénat qui y siègent ne posent des questions embarrassantes concernant la fin de saison catastrophique de leur chaîne.

Ambiance délétère, menaces de procès aux Prud’hommes, évictions arbitraires et départs de piliers de la chaine, coïncident avec la disparition en septembre de la matinale « territoire d’infos » le programme phare de Public Sénat. « J’aimerai bien connaître le montant de ce que la chaine a réglé ces derniers mois aux cabinets d’avocats pour tous ces contrats » s’interrogent certains connaisseurs du dossier qui veulent garder l’anonymat tellement l’ambiance s’est dégradée au sein de la chaine.
La nomination d’Oriane Mancini, une journaliste de la chaine réputée très proche du directeur de la rédaction Albert Ripamonti pour succéder à Cyril Viguier au commandes de la matinale à la rentrée, n’est pas pour arranger les choses.

Comme d’habitude tout se passe pendant l’été… « La SDJ de la chaine est déjà en vacance, dommage! »persifle ce journaliste chevronné qui n’avait jamais vu ça.


RUPTURE AVEC LA PQR et LES TÉLÉS LOCALES

Les sénateurs sont bien évidemment informés de cette ambiance électrique pour ne pas dire explosive et, de leur côté, les pontes de la PQR réunis récemment, évoquent déjà une action commune contre la chaine, s’interrogeant sur les informations qui courent de rémunérations exclusives et discrètes pour certains éditorialistes du FIGARO présents sur le plateau ! Un traitement qui s’il est avéré ne passe pas,  qui la PQR envoyait à ses frais ses propres éditorialistes, levés au aurore pour occuper des heures entières l’antenne de la  matinale de la chaine du sénat...Gratuitement !

Les conséquences de cette rupture avec la PQR sont lourdes pour la chaine et ont été décrites dans un article de  VSD le mois dernier:  A la rentrée, privée des ressources allouées par les grands titres et par l’envoi de reportages fournis gratuitement par près de 40 télévisions locales, la chaîne se retrouve dépourvue d’images venant des 4 coins de l’hexagone.


Le réseau de télés locales « VIA » qui mettait à disposition exclusive et gratuite de la matinale les reportages a déjà supprimé depuis le 10 Juillet dernier tous les codes d’accès à sa plateforme qui permettait a Public Sénat d’y accéder. Un coût énorme impossible à compenser pour la chaine.

De fait, Public Sénat se retrouve maintenant à devoir gérer une concurrence de poids la saison prochaine. 
Non seulement, toutes ces chaînes locales ne rediffuseront plus sa matinale mais elles ont décidé avec la PQR de créer leur émission propre, baptisée « La Grande Matinale des Territoires » qui sera diffusée sur leurs propres antennes sur la TNT en locale en concurrence de celle de Public Sénat.

12 juillet 2019

Disséquons le "Pacte pour la visibilité de l'Outremer"


France Télévisions a signé jeudi avec les ministres de la Culture et de l'Outre-mer un "Pacte pour la visibilité des Outre-mer", avec des engagements chiffrés sur la diffusion de programmes ultramarins sur ses chaînes alors que France Ô doit disparaître à l'été 2020.
La Pdg parle de "vrai tournant dans l'histoire de France Télévisions et des Outre-mers, un tournant vers plus de visibilité, plus d'exposition et un rôle citoyen renforcé", c'est oublier ce qui avait été fait par ses prédécesseurs, notamment lors de la suppression de la société RFO.
A l'époque, on parlait d'un "adossement à France Télévisions" lors de l'intégration de l'audiovisuel public ultramarin à celui de Métropole.
Ce qui est dit c'est pratiquement, mot pour mot, ce qui était le credo de l'époque : visibilité, actualité, tous les éléments constitutifs de l'Outremer mis en exergue sur l'ensemble des chaînes du groupe.
Acceptons-en l'augure ! Malheureusement là aussi, les faits ont parlé au fil du temps et les paroles douces à entendre devront se concrétiser.
Et là, dans les grilles de programmes, il faudra bien trouver la bonne case. 
Celle qui ne servira pas de variable d'ajustement aux quotas de programmes français ou de bouche-trou le matin quand personne ne se trouve devant le petit écran.
Le pacte comprend 25 engagements ceux-ci seront contrôlés par 11 indicateurs vérifiés chaque année et chaque trimestre par un comité de suivi.
Dans les JT nationaux, le nombre de sujets ultramarins est également amené à progresser.
Quand on parle de sujets ultramarins, de quoi parle-t-on ?
De reportages et de magasines réalisés par les professionnels sur place ou de ceux tournés par les "fédéraux" venus de Paris et considérant leurs confrères comme des "fixeurs" ?
"Un rendez-vous régulier d'information" sera lancé sur France 3 et un magazine quotidien généraliste consacré à l'Outre-mer sera programmé sur une chaîne nationale. 
Documentaires et fictions avec notamment la poursuite de la production d'un feuilleton ultramarin sont également pris en compte. 
Dans ce pacte, il y a également une excellente nouvelle, c'est le passage des Premières, les chaînes régionales donc, en Haute Définition. Une décision attendue depuis longtemps.
Quant au nouveau portail internet dédié aux Outremers qui devrait voir le jour au premier trimestre 2020, l'ADAP a suffisamment dit ce qu'elle en pensait : il y a outremer une vraie fracture numérique due au coût des connexions hors de prix.
Enfin une note politique sénatoriale : "l'annonce de l'arrêt France Ô a été un choc. Nous avions considéré dans notre rapport que cette décision était une erreur, que la fin de cette chaîne pouvait avoir des conséquences systémiques, le gouvernement n'a pas voulu l'entendre", indique Jocelyne Guidez (Union centriste - Essonne), co-rapporteuse des travaux de la délégation sur ce sujet.
"Les ultramarins sont aujourd'hui inquiets de la disparition de France ô, ce pacte c'est le premier geste de confiance qui est posé, il doit être suivi d'actes forts", a déclaré pour sa part la ministre des Outre-Mer Annick Girardin, ce qui ne mange pas de pain.

11 juillet 2019

Sosthène : le nouveau monde veut revenir à l'ORTF !

Le retour à une organisation unique c'est, au-delà des prochaines suppressions de postes, une prise de contrôle de l'exécutif sur l'audiovisuel public. 
En pleine loi fake news, l'exécutif cherche de plus en plus à contrôler l'expression des français. 
Aurait-il peur de leur avis ? 

Il y a quelques jours se tenait à la Maison de la Radio une réunion particulièrement intéressante, à plus d'un titre.
Autour de Sybil Veil, en majesté, les représentants de son groupe bien sur mais aussi ceux de France Télévisions.
L'ordre du jour dans ce cas précis importe peu.
Amusant en revanche à observer, l'arrogance de la Présidente de Radio France qui, pour rappel, est une condisciple de l'ENA (promotion Léopold Sédar Senghor (2004)  de notre Président de la République.
La jeune femme s'est conduite comme si, d'ores et déjà, elle était adoubée par les plus hautes instances de l'Etat à la tête de l'énorme bidule qui va rassembler l'ensemble du Service Audiovisuel public.
Or, pour l'instant, il ne s'agit que d'un projet suffisamment avancé cependant pour que l'Etat, en l’occurrence le Ministère de la Culture ait envoyé des coups de sonde auprès des futur(e)s impétrant(e)s.
N'en déplaise à Sybil, c'est la patronne de France Media Monde ( France 24, RFI, et Monte Carlo Doualiya(MCD) qui a été la première contactée. 
De l'expérience, une vraie professionnelle, pour une fois les
politiques tapaient dans le mille. Pas de pot ! Marie-Christine Saragosse (Pdg de FMM depuis depuis 2012) a décliné sagement la proposition.
Pourquoi sagement ?
Tout simplement parce que, comme d'habitude, on ne tient pas compte de l'expérience.
En effet, on compare souvent le souhait gouvernemental de centraliser au sein d'un même organisme l'ensemble de l'audiovisuel public à l'ORTF.

Prenons les chiffres du nombre de salariés en juillet 2019 :

9700 pour France Télévisions
4600 pour Radio France
  950 pour l'INA
1750 pour France Media Monde 

Autrement dit 17 000 professionnels !

Maintenant, un petit retour en arrière. 

Qu'était l'ORTF au moment de son éclatement ?

Un organisme comprenant 16 000 professionnels au sein de
7 unités  : 
1ere, 2e et 3e chaine, Radio France, Télédiffusion de France , Société Française de Production et l'Institut National de l'Audiovisuel.
En éclatant en 8 sociétés, l'ORTF se séparera de 15% de ses effectifs (2500 personnes).

Qu'est ce qui a présidé à la réforme drastique de l'Office ?


La difficulté pour le pouvoir gaulliste d'avoir une totale main-mise sur l'information, des grèves à répétition depuis 1968, des scandales liés à la publicité clandestine qui feront l'objet d'un énorme rapport de l'Assemblée et surtout ce que pressent M-C Saragosse : la gestion impossible d'un colossal, si ce n'est "mammouth" comme l'Education Nationale mais énorme système possédant ses propres codes et ses baronnies.

Il faudra en effet, entre autre, uniformiser les conventions collectives, en particulier celle des journalistes ( la grille de salaire à Radio France n'a rien à voir avec celle de FTV ). Bref, une quadrature du cercle.
Delphine Ernotte semble pour l'instant hors course malgré les gages répétés donnés au Pouvoir.
L'évanescent Ministre de la Culture a-t-il le pouvoir et la volonté de mener à bout une réforme qui, bien au-delà des structures, pour être menée à bien, devra tailler dans le vif, à quelques mois des échéances électorales ce serait donner un signal, fort et négatif, à tous ceux qui se réclament peu ou prou de l'Etat. Pas sur que Jupiter lui laisse la bride sur le cou !