22 août 2018

Sosthène : Les Guerres des Rats


Les guerres sont la manifestation de la Haine !  
Et des guerres, il y en a eu entre Sparte et Athènes. 
Les deux cités se sont affrontées sans cesse. Pour qu’elles arrêtent leurs chamailleries incessantes et sanglantes, il faudra de plus grandes guerres encore, contre les Perses par exemple.  

Dans le Royaume de France Télévisions, deux tribus s’affrontent, se haïssent, dans l’ombre des   coulisses de l’audiovisuel public. 
Ils sont mille journalistes à avoir été réunis dans la même usines à informations de la rédaction nationale de France Télévisions, issus de France 2 et de France 3. 
Deux rédactions qui n’ont pas la même histoire, ni le même mode de recrutement. 
France 3 a vu grossir sa rédaction nationale comme un cancer. 
Diffuser des journaux nationaux sur la 3 ne faisait pas partie du cahier des charges. Mais certains journalistes comme Henri Sannier et Maggie Gilbert ont voulu mettre en valeur les informations régionales, les partager avec tous les français. Ils ont créé le 19-20… Un succès où on pouvait voir les provinces devenir les régions. Les journalistes qui travaillaient au national étaient sélectionnés dans les régions, obligatoirement. Pas de recrutement direct. 
Puis de copinage en promotion canapé, la règle s’est érodée puis a disparu et une rédaction nationale s’est greffée en dehors du cahier des charges. 
Cette rédaction a grossi démesurément, traitant par le mépris les petits journalistes des stations régionales…
Vint, enfin, la réunification au sein d’une même société. Les salaires de France 3 furent alignés sur ceux de France 2 et un idiot de bureaucrate a mit au point un plan pour réunir les deux rédactions de France 2 et de France 3. 

L’Histoire de la rédaction de France 2 est différente. Cette foule de journalistes, plus de 450, s’est toujours prise pour l’élite du métier, écrasant d’un mépris incommensurable les autres rédactions. 
Il ne fallait surtout pas se mélanger. 
Au point de créer son propre réseau d’équipes régionales pour ne pas dépendre des stations de la 3. 
Réseau toujours existant. Malgré les décisions d’amalgamer les deux rédactions, l’élite des Rouges de la 2 méprise ouvertement la foule des Bleus de la 3. 
Et ils sont mille à s’insulter, se bagarrer, alors qu’ils sont tous titulaires de la même carte de presse, payés par la même entreprise, souvent issus de la même école de journalisme. 
Mais les journaux de la 2 ne veulent pas des sujets faits par les journalistes de la 3…
Quant aux journalistes des stations des Premières - la Télévision de l'Outremer, ils n’existent pas. Sans doute trop noirs ou trop bronzés. 
D’ailleurs à la Deux ou à la Trois, pas ou très peu de journalistes noirs ou marrons…
Question de mépris affiché : une journaliste de la 2 vint il n’y a pas longtemps en reportage au Antilles avec son équipe à propos du Chloredeconne. 
Elle se servit des excellents reportages faits par Martinique Première et Guadeloupe Première, sans les mentionner, sans passer dans les rédactions des deux stations et repartit vers Paris assurer sa gloire en diffusant ses sujets inspirés dans les journaux nationaux de la 2. 
Cette journaliste blonde aux dents très longues est une ancienne de RFO… et de l’AITV - disparue corps et bien il y 4 ans, comme quoi le mépris s’apprend.  
Récemment des journalistes Rouges ont traités des Bleus ouvertement de « Nazes » et de « mauvais »…
Les délégués syndicaux se sont emparés de l’affaire et ont interpellés le directeur de l’Information, un ancien Rouge, …Pas de réaction.. 
La lettre ouverte est donc partie sur le bureau de Ernotte. 
Mais la Reine Folle n’y comprend rien. 
La Guérilla continue, ridicule. Des tensions, des insultes, dans une structure complètement inadaptée où des managers dépassés ne savent plus que faire.  Le portrait est glaçant mais réel.    L’état du Royaume est désespéré.  

Les rats commencent à fuir.  

Ainsi le Directeur de l’Information des Outremers organise son exfiltration. Ces derniers jours ont été tendus pour lui. 
Le sémillant directeur a rencontré la petite Ministre des Outremers. 
Cela fait quelques temps qu’il est en négociation secrète, parmi d’autres, pour devenir le Conseiller Presse de la Ministre ! 
Après tout, n’est- ce-pas elle qui lui a remis, contre toute attente, la médaille du Mérite devant un aréopage de compatriotes réunionnais. 
Quel symbole ! Un directeur de l’Information des outremers, journaliste de service public, soi-disant indépendant, qui devient valet de pied d’une ministre de la République. 
Dans le cercle de ses amis, il se gonfle déjà d’importance politique, s’imaginant faire plier les élus des outremers à sa volonté comme n’importe quel chambellan, lui qui deviendra le Gardien de la Ministre. 
Mais la britto-saint-pierraise serait- elle suffisamment dénué de sens politique pour faire rentrer ce loup pelé dans la bergerie gouvernementale ? 
Quelle honte quand même, un journaliste de service public fuyant son propre échec : ne pas avoir su gérer les rédactions des outremers,  ne pas avoir su mettre au point une grille info intéressante pour France Ô, ne pas avoir su gérer la rédaction de France Ô, trop occupé à repasser ses chemises veut devenir un pion politique macronien de circonstance… 
Puis revenir comme directeur régional dans deux ans à la Réunion, repris par un audiovisuel public aux dirigeants amnésiques ? C’est le plan. 
En oubliant la catastrophe sociale et professionnelle de France Ô ou des dirigeants sans ambition, sans rêve, ont croisé des journalistes sans talent pour fabriquer une chaîne nationale sans téléspectateurs ?
Vivement la fin de l’été…Que les dieux reviennent dans le Monde réel !

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