10 août 2018

Analyse par Puremedias de France Info

Assez amusant de voir que le patron de l'info estime le coût de sa chaîne à 16 millions d'euros ! Entre les coûts de grille, les collaborateurs les services techniques ont peut multiplier la facture par 4 minimum. Tout ça pour 31 000 téléspectateurs  quotidiens. Pitoyable ! Ce n'est pas grave, c'est le contribuable qui règle la facture !


Pour cette toute première saison de mesure, franceinfo affiche une part d'audience moyenne de 0,3% sur l'ensemble du public de quatre ans et plus, selon Médiamétrie. 
À titre de comparaison, LCI, qui est diffusée en gratuit depuis avril 2016, affiche une part d'audience moyenne de 0,6%. 
La chaîne d'information du service public affiche une moyenne globale de 31.000 téléspectateurs, derrière CNews (49.000), LCI (52.000) et BFMTV (211.000). franceinfo représente donc environ 63% de l'audience de CNews, près de 60% de l'audience de LCI et moins de 15% de celle de BFMTV. 
Pour rappel, bien qu'isolée sur le canal 27, franceinfo a l'avantage non négligeable de voir son antenne ne pas être entrecoupée par des publicités. 
Contrairement à LCI cette saison, franceinfo bénéficie par ailleurs de la promotion en sa faveur faite sur les autres chaînes du service public (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô).

"On savait que ce serait plus lent et difficile en TNT"

Si l'audience de la chaîne publique reste discrète, Germain Dagognet, Directeur délégué à l'Information en charge de franceinfo pour encore quelques semaines, se montre confiant. "L'avion est en train de décoller. Nous avons 17 journées à 0,5% de PDA sur la saison. On savait que ce serait plus lent et difficile en TNT. Il faut installer des repères dans un univers concurrentiel... Peu de chaînes info étaient à ce niveau d'audience au bout de deux ans", assure-t-il, vantant la "progression globale" de l'antenne, principalement portée par la matinale de Samuel Etienne et de Karine Baste-Régis, pic d'audience de la chaîne, et par la progression, tout au long de la saison, de certaines tranches comme le 11h/13h de Djamel Mazi ou encore le 22h/minuit de Julien Benedetto et Clémence de la Baume.

De septembre à juin, la tranche matinale de Samuel Etienne et Karine Baste-Régis a ainsi affiché une part d'audience moyenne de 1,6%, avec un pic à 1,8% en juin, se classant en quatrième position auprès de l'ensemble du public et en troisième place, devant LCI, auprès du public de moins de cinquante ans. "Quand on voit ces chiffres, on se rend compte que franceinfo est vraiment entrée dans la course", poursuit Germain Dagognet. "Les habitudes sont en train de se créer. J'ai récemment fait un constat très simple. Je vois de plus en plus de télé allumées sur franceinfo dans les cafés. C'est un bon signal",observe le patron de franceinfo.

La force du média global

Vingt-deux mois après le lancement de franceinfo, Germain Dagognet estime que le pari du média global fait par Delphine Ernotte est "pleinement réussi". "La marque est très installée, les audiences radio sont bonnes, le site caracole en tête des plateformes d'actualité et la télévision progresse", souligne-t-il. 
Si franceinfo a encore un bassin de fidèles très restreint en télévision, la marque est de loin la plus puissante des quatre chaînes info sur le numérique. "Nous sommes dans un écosystème vertueux, le web alimente la radio, qui alimente la télé, qui alimente elle-même le web, et ainsi de suite. Ça n'a pas de sens de considérer le canal 27 sans les autres segments qui forment la marque globale", note Germain Dagognet.

Concernant l'éditorial, Germain Dagognet estime qu'un "gros travail d'enrichissement de l'antenne" a été fait cette année. Il estime par ailleurs que la chaîne a "appris de ses erreurs" et s'est "considérablement améliorée sur le breaking". (Novlang, pour être dans le coup et coller un peu plus aux anglo-saxons : l'info de dernière minute)
"Nous avons été la première chaîne info en duplex de Trèbes. Grâce à France 24, nous avons aussi été la seule chaîne en direct la nuit de la mort de Johnny Hallyday", se félicite-t-il, soucieux d'effacer les ratés de la première saison. Si la chaîne info publique fait la course au breaking avec BFMTV, Germain Dagognet jure que la ligne éditoriale de la chaîne s'inscrit dans "dans la plus pure tradition du service public".

Un "refus du sensationnalisme" revendiqué

"franceinfo couvre un spectre d'actualité beaucoup plus large que ses concurrentes. On ne se résume pas aux faits divers et à la politique. On refuse l'hystérisation, qui est contraire à notre ADN", argue Germain Dagognet pour qui "être en direct toute la journée" pour parler de l'affaire Nordahl Lelandais "n'a pas de sens".
 "La promesse de franceinfo, c'est de ne pas se focaliser sur un fait d'actualité unique, sous prétexte que celui-ci fait de l'audience. Ce refus du sensationnalisme, c'est ce qui fait que nous sommes un vrai produit différenciant dans l'offre", poursuit-il.
Interrogé sur le coût de franceinfo, Germain Dagognet assure qu'il s'agit de "la moins chère des quatre chaînes info". D'après lui, les quinze heures de programmes quotidiens produits et réalisés par France Télévisions coûtent 16 millions d'euros par an au groupe audiovisuel public. "Ce n'est pas de l'argent en plus qui vient alourdir la facture du contribuable, ce sont des moyens que la direction de France Télévisions est allée chercher ailleurs dans le groupe", assure-t-il. Interrogé sur le manque de moyens humains qui a été évoqué dans plusieurs articles de presse cette saison, Germain Dagognet reconnaît qu'il y a eu "des périodes de flux tendu dans certains métiers" mais assure que la situation est "en cours de normalisation".

Bientôt des images filmées dans les rappels des titres

Si la chaîne sera dirigée par Alexandre Kara à partir de cet été, Germain Dagognet annonce quelques nouveautés à venir. Dès cet été, l'habillage antenne sera "renforcé" tandis que le plateau du JT connaîtra des évolutions. À la rentrée, le "hub", l'écran interactif, accueillera "de nouvelles fonctionnalités". Enfin, dès le 27 août, le rappel des titres tourné en direct à Radio France et diffusé toutes les dix minutes dans les tranches creuses, sera désormais agrémenté de reportages filmés.

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