16 juillet 2018

France Télévisions : un univers à la Potemkine


Mes nouvelles chèvres n’apprécient pas l’herbe rare de mes sommets olympiens 
austères.
J’en ai deux jeunes qui ignorent tout du métier de chèvres laitières.
Je les ai appelées Sybille et Delphine et la troisième, la plus vieille, Françoise. 
Elle ne fait pas de lait et sait à peine où elle est. A se demander si elle est une chèvre ?

Bref mon troupeau a du mal à accepter l’autorité d’un bouc et d’un berger mais on 
arrivera à faire du fromage.
C’est l’été, je digresse à fond quand je ne procrastine pas.

J’ai entendu les clameurs qui venaient du Stade pour la victoire des footballeurs 
français et j’ai vu avec stupéfaction un message photographique emplumé qui 
montrait la Reine Folle de France Télévisions avec son connétable de marchand grec 
dans les tribunes du Stade de Moscou.
Ils étaient partis assister à la Finale !

Bon Que Zeus y aille : normal !
Même si dans le même temps la Présidente des 
Croates y est allée sur ses jours de congés, en 
payant son billet avec ses deniers.
On peut croire que la Reine Delphine et Takis, 
son marchand, sont allés à Moscou en 
payant de leur poche : leurs places au stade, 
leurs suites luxueuses, leurs billets d’avion ?
C’est France Télévisions qui aurait payé tout 
cela ?
C’est-à-dire la Redevance, celle que paie la 
mère Michu, l’agricultrice du Cantal qui a vu les 
matchs de la coupe du Monde sur TF1 … 
la chaîne privée.
Les seuls matchs diffusés sur des antennes 
publiques l’ont été sur les antennes des 
Premières dans l’Outremer, pour des raisons 
exceptionnelles dues à l’éloignement.
En tout cas si la caisse de France Télévisions a 
servi à financer ces plaisirs de la Reine, ce serait plus que révoltant : un délit !
 Alors, cette pratique, qui consiste à user de l’argent public pour se faire quelques 
gâteries non justifiées par la marche de l’entreprise, et bien, ça porte un nom : abus de
 biens sociaux…
 «  En France, l'abus de biens sociaux ou ABS est un délit qui consiste, pour un dirigeant
 de société commerciale, à utiliser en connaissance de cause les biens, le crédit, les 
pouvoirs ou les voix de la société à des fins personnelles, directes ou indirectes*. 
Je ne serai pas un sycophante pour dénoncer gratuitement et à mon profit la 
concussion.
Mais il y a quand même là un problème de transparence, une façon insupportable 
d’être entre soi. « J’étais au match en même temps que Macron » semble dire la 
Reine Folle ! Alors que tout le monde sait qu’elle déteste le sport. C’est si vulgaire…

Pendant cette ivresse des sommets du football, France Ô commence sa lente agonie. 
Il est extraordinaire que ce soit un Kanak qui préside à la disparition des outremers sur 
les antennes publiques nationales.
Devenir un harki de l’audiovisuel public ultramarin après avoir été un des 
quatre-cents cadres, ces jeunes mélanésiens sélectionnés pour grimper dans les 
hiérarchies… C’est savoureux !
Donc France Ô devient une enseigne. 
Et par là-même, la direction estime qu’elle est sauvée !
Revenons à l’affaire : France Ô qui réunit à peine 19 000 spectateurs par jour est un 
échec patent de l’audiovisuel public. 
Mais paradoxalement pas un échec de ses personnels qui sont vraiment à la hauteur 
technique de l’enjeu.
Non l’échec vient des directions diverses : antennes, contenus, programmes, musiques
et bien sûr Information ! Une série de nullités a occupé ces postes : une vraie galerie 
des erreurs !
Bilan : en dépensant 25 millions pour la grille chaque années et autant pour payer les 
salariés et le fonctionnement, on n’arrive à…rien !
Et ce n’est pas une petite somme : allez donc demander à un chef d’entreprise ou un 
directeur d’hôpital ce qu’il peut faire avec 50 millions !
Du côté de l’Elysée on se prononce pour la fermeture et pour redéployer la visibilité 
des outremers sur des antennes nationales.
Un message qui arrange le Grand Commerçant de France Télévisions, lequel est en
train d’installer sa Centrale d’achat. Dans son usine, il ne produit rien ou pas 
grand-chose. Il brasse de l’argent. Il commande à des sociétés de production amies

voire complices, avec tout le poids de l’ensemble de l’audiovisuel public.

La Gondole « documentaires » pourra négocier des documentaires anglés et ciblés 
pour l’ensemble des vitrines, c’est à dire des chaînes.
Les chaînes ne seront plus que des façades de l’audiovisuel public.
Le marchand grec est en train de monter, pour la Reine Delphine, des façades à la 
Potemkine. Ces façades, ces vitrines auront l’allure du service public mais ne seront là
que pour diffuser les produits mis en rayon.
L’Information se prépare à faire de même avec la mise en service de la News Factory en

 Novlang qui fabriquera des produits d’information avec ses Mille journalistes ! 
Une ferme géante ! Bon là aussi, ce sera de la daube, mais pas grave … On s ‘arrangera !

Et là, on a les outremers ! France Ô.

Et bien notre Mamamouchi Kanak va devenir le Chef de Rayon de l’épicerie exotique, 
fruits tropicaux et épices, de la Centrale d’achat de France Télévisions.
Mission :  faire préparer une soirée ( sans doute par une société de production amie,
(avec marges arrières) Doudou et Compagnie Créole une fois par mois sur France 2 …
On met un panneau France Ô sur le rayon Fruits Tropicaux et hop ! France Ô est sauvée.

Pour le reste, plan de départs volontaires, mutations, arrangements, oublis, il reste 
deux ou trois ans pour s’arranger et puis cela ne fera pas de bruit.
2019 : on va reparler du projet de réforme de l’audiovisuel par la Loi.
Il y a autant d’experts que d’élus. Il y a ceux qui veulent mettre en place un projet 
révolutionnaire : une chaîne nationale qui montrerait les programmes des Régions, 
des Territoires et qui serait la vitrine des stations régionales de télévisions de 
métropole et d’outremer. On pourrait y mettre aussi les radios des France Bleu !
Ah oui ! Il faut savoir que cela a existé depuis le 6 janvier 1975 et cela s’appelait France 
Régions 3.
Ben voilà ! la boucle est bouclée.
En tout cas, si la Reine de Pique poursuit son règne insensé sur France Télévisions, 
cela s’arrêtera obligatoirement en 2020. 
Peu de chance d’être renommée par un dispositif qui sera certainement différent et 
évitera les « petits arrangements entre amis » (le Monde) du Conseil Supérieur de 
l’Audiovisuel et qui avaient présidé à sa nomination.
Représenter une candidature serait une faute d’intelligence…mais parfois les chèvres…
Et là, finis les 400 000 euros par an, la voiture de fonction, les palaces, les voyages 
plaisirs à Moscou avec son beau grec ! Finie l’incompétence ? Alors là, rien n’est sûr !
Avec toutes ces bagarres entre dieux, demi-dieux, serviteurs, corrompus, 
communicants et parlementaires à la vie dissolue, on pourrait mettre un Roi Débile
 sur le trône de France Télévisions que cela ne changerait rien :
 l’Inspection des Finances, elle, continuera à gouverner… Incognito !
* L'infraction d'abus de biens sociaux est décrite1 dans le code de commerce français, dans les articles L241-3 [archive] (4e point) et L242-6 [archive] (3e point), elle incrimine l'infraction, dans le cadre des SARL et des SA, de « faire, de mauvaise foi, des biens ou du crédit de la société, un usage qu'ils savent contraire à l'intérêt de celle-ci, à des fins personnellesLa peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende, éventuellement assortie d'une interdiction temporaire pour le dirigeant condamné d’exercer des fonctions professionnelles ou sociales au sein de la société à titre de mesure de sûreté..»

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