16 juillet 2018

Déontologie à France Télé (suite) - dérapages à l'antenne !



Pour faire suite au deux papiers sur la déontologie à géométrie variable de France Télévisions publiés par l'ADAP la semaine dernière, voici la suite concernant les "dérapages" en plateau.

Les éléments sont fournis par le rapport très détaillé édité par Force Ouvrière Media.

Un journaliste de FTV, travaillant sur RTL, chez Ruquier, (et oui les collaborations extérieures multiples ne sont pas toujours sanctionnées, loin s'en faut) s'était moqué méchamment des handicapés mentaux à propos de la mort, quelques jours plus tôt, du fils d'Henri d'Orléans, Comte de Paris.
Pas un mot de la Direction de l'Info de FTV auquel appartient pourtant ce brave professionnel certainement très satisfait de son trait d'esprit. Le CSA a cependant été saisi.

Pour Madame Ernotte c'est certainement beaucoup moins grave qu'une blague graveleuse et sexiste d'un de ses animateurs sur France 2 et pour laquelle il a été licencié dans les 48 heures qui suivaient.


Voici les questions posées, lors de la réunion la semaine dernière sur la déontologie, par l'organisation syndicale à la Direction de l'Information représentée par Yannick Letranchant :

Comment expliquer cette différence de traitement, sanction pour les uns, absolution pour les autres ?


Existe-t-il à FTV une classification des plaisanteries selon des thématiques qui interdirait les blagues jugée sexistes mais permettrait celles raillant les handicapés mentaux, au moins lorsqu’ils ont le tort d’appartenir à l’aristocratie française ?


Est-il possible, le cas échéant de rendre public cette classification afin que tous les collaborateurs de FTV puisse en prendre connaissance ?

Réponses :

Selon la direction, y a la règle et de nombreuses exceptions. On regarde si cela ne va pas "fatiguer" le collaborateur. 
On regarde le caractère valorisant pour FTV chez les concurrents (expertise FTV par exemple). 
Les collaborations devraient se réduire. 
Offrir la force de travail à la concurrence n’est pas l’objectif et la notoriété n’est pas un critère.
La direction ajoute que les demandes sont traitées rapidement. Il n’y en a pas beaucoup. 90 % relèvent de l’enseignement. Les chroniques radios sont marginales.
La direction n’encourage pas les collaborations extérieures.

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