02 mai 2018

Licenciement à FranceTélévision : blog Klash

Licenciement France-télévision : Jean-Marc Pitte de plus en plus soutenu

Avouez : Se faire canarder (avec un silencieux si possible) par des notables de la métropole rouennaise pour un journaliste de guerre, il y a de quoi pousser haut le paradoxe ! Voilà presque 30 ans que Jean-Marc Pitte sillonne, par choix, les différentes strates de France-Télévision. A 53 ans, il accumule  plusieurs "faits d'armes" journalistiques qui font de lui un homme riche en rencontres improbables et un passionné d'une  profession qui lui a permis de couvrir des scènes de guerre à travers le monde. Ainsi, il sera notamment sur les terrains  d'Afghanistan, d'Israël, du Liban, de la Bosnie. C'est en 2014 que Jean-Marc Pitte est muté à sa demande à France 3 Normandie pour se fixer de nouveau dans le berceau géographique de son enfance. 
Très rapidement, il se heurte à une pratique locale qui consiste à se plaindre d'un journaliste à l'instar des notables seino-marins en interpellant systématiquement la direction de France 3 Normandie dès qu'un sujet ne plait pas. Du Président de l'université de Mont Saint Aignan au préfet de l'époque (2015), en passant par des figures politiques, rien ne lui sera épargné. " Je fais mon métier comme je l'ai appris " aime-t-il dire. Et d'ajouter : " Si un citoyen lamda me demande de ne pas passer une interview ou de ne pas le citer dans un article, je m'exécute sans hésitation. Si un personnage public me le demande, je peux refuser car mon code déontologique me pousse sans aucun remord à porter les faits publiquement" . Autrement dit : On doit assumer d'être un  personnage public !
Sanchez, le psychopathe politique ? 
Si il y a bien une personnalité avec laquelle Jean-Marc Pitte s'est pris à partie, 
c'est lui ! Le Président de la métropole n'est pas connu ni reconnu pour son ouverture d'esprit. Le prof de philo qui, d'une main ferme, dirige sa maison métropole depuis quelques années, est réputé pour son manque de démocratie interne. Et lorsque le mégalo-président se trouve face à un journaliste intégre, libre, ne cherchant qu'à réaliser son job, ça ne peut qu'expolser en vol. Coups de fils à la direction pour se plaindre du " mauvais garçon" qui ne fait pas là où lui dit de faire. Pov Frédo ! Lui qui a l'habitude de se faire obéir au doigt et à l'oeil, pensait peut-être que les journalistes ressemblaient tous à ceux qui forment le comité de rédaction de Rouen Mag ou du journal de la Métropole..." Machin-truc" ? .... PERDU ! 
Sanchez se plaint une, deux, trois fois et plus..... "C'est du harcellement " insiste Jean-Marc Pitte. La direction de France 3 Normandie n'a pas l'air de s'en plaindre. Au contraire puisqu'en même temps, les relations se dégradent entre Mister Pitte et le rédacteur en chef de france 3 Normandie qui ne supporterait pas les conseils plutôt professionnels et avisés donnés par notre reporter de guerre qui dispose d'une excellente réputation nationalement et internationalement. Et si on rajoute à tout ce mic / mac la volonté incessante de Macron  de dégraisser le service public en éliminant évinçant les salariés qui coûtent le plus, on peut dire que Jean-Marc Pitte devait s'attendre à une action sans ambages ! 
Et voila qu'en février 2018, pour une histoire abracadabrante, le journaliste se retrouve licencié pour faute lourde. La cause du licenciement sera reclassée en faute simple car la chaine devait se douter de la réaction du journaliste. Et même si ce reclassement lui permettra de recevoir une indemnité de départ, on n'achete pas le silence d'une telle personnalité. 
Jean-Marc Pitte a décidé de ne pas se laisser faire et accuse Frédéric Sanchez d'avoir tout fait pour obtenir sa tête. On n'est plus au temps où les rédac /chef soutenaient leurs journalistes ( d'ailleurs, a-t-il existé ce temps ? ). L'affaire prend une importance médiatique après le passage d'un article dans le Canard Enchaîné, le Monde et la mobilisation de l'ensemble des syndicats qui lancent un appel à la grève pour le 4 Avril 2018. 
Voilà une situation qui promet d'autres rebondissement. Elle soulève aussi l'épineux problème de notre démocratie régionale. Qu'ils soient de droite ou de gauche, les élus en charge de fonction où les notables aimeraient avoir face à eux des journalistes " bienveillants" qui seraient des porte-parole de leurs politiques. Mais là, ce ne serait pas du journalisme. La voie de son mâitre! On en connait des blogs ou des journaux locaux qui jouent ou ont joués ce jeu. C'est effectivement l' A.D.N de certains. Ce n'est pas celui de Jean-Marc Pitte qui, comme il dit, n'a rien contre les notables, mais qui constate qu' iceux l'empêchent de réaliser son job. Et lorsque ces notables ont l'oreille bienveillante du rédac / chef de France 3 Normandie, alors  que faut-il faire ?  Le faire savoir, bien évidemment et demander réparation en cas de réelle injustice et faute; ce que semble penser Jean-Pitte le concernant. Sanchez a-t-il commis l'erreur de se mettre les journalistes à dos dans cette histoire ?
 Frédéric Quillet 

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