27 février 2018

Syndicats reçus au Ministère de la Culture, en projet bien avancé : la mise à mal du Service Public



La Ministre n'a pas daigné pointer le bout de son nez, significatif non ?

Les représentants des quatre syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, SGJ-FO) étaient présents.

Réforme de l’audiovisuel public

Selon Lecerf (DirCab Adj...), les premières orientations seront rendues publiques fin mars – début avril dans le cadre du projet Cap 2022 de réforme de l’action publique (qui n’est rien d’autre que la volonté de dynamiter encore plus le service public républicain).
Le projet de loi devrait être déposé « avant la fin de l’année », a-t-il précisé.
Sans entrer dans le détail, il a indiqué que la question du financement relevait de la loi de Finances mais que la question de la redevance devra être traitée dans la réforme, dans un cadre incluant le numérique et en lien avec la réforme de la taxe d’habitation.
Toujours sur le financement, il a exclu le retour à la publicité après 20H00.
La question de la « gouvernance » sera également traitée dans le projet gouvernemental en conformité avec la directive européenne sur les services de médias.
Bien entendu, il y aura une « concertation », un « débat public mêlant les sociétés, les professionnels (dont les syndicats) et les associations représentant le public », a dit M. Lecerf.
Les syndicats avaient déploré auparavant le flou total dans lequel se trouvent aujourd’hui les sociétés du service public et les salariés. 
Ils ont dénoncé la baisse continue des effectifs et les mauvaises conditions de travail qui en résultent. 
Ils ont également dit leur opposition aux regroupements et aux fusions, voire aux disparitions de rédactions entières envisagées, mettant en avant les risques d’appauvrissement des contenus et des missions, mais aussi d’affaiblissement du maillage territorial qui en résulteraient.
Ils ont fait part de leurs inquiétudes quant à la constitution de GIE en régions. Concernant le financement de nouvelles TV par les régions (ex en Aquitaine) ils ont affirmé que « l’indépendance rédactionnelle était une ligne rouge qui ne devait pas être franchie ».

Déontologie
La réunion a également porté sur l’application de la loi Bloche et notamment l’obligation faite aux entreprises de négocier des chartes déontologiques d’entreprise.

Le SNJ-CGT à déploré la difficulté de négocier de telles chartes et donc « de faire valoir les droits des salariés », notamment en presse magazine. Il a également défendu la proposition d’une reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles (que soutiennent aussi le SNJ et la CFDT).

Le SNJ et la CFDT ont indiqué qu’ils « ne réclament pas l’institution d’un Conseil Déontologique mais que si cela doit se faire, ce doit être en accord avec les organisations syndicales et que cette instance n’ait pas pouvoir de sanction sur les journalistes ».

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