27 février 2018

Syndicats reçus au Ministère de la Culture, en projet bien avancé : la mise à mal du Service Public



La Ministre n'a pas daigné pointer le bout de son nez, significatif non ?

Les représentants des quatre syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, SGJ-FO) étaient présents.

Réforme de l’audiovisuel public

Selon Lecerf (DirCab Adj...), les premières orientations seront rendues publiques fin mars – début avril dans le cadre du projet Cap 2022 de réforme de l’action publique (qui n’est rien d’autre que la volonté de dynamiter encore plus le service public républicain).
Le projet de loi devrait être déposé « avant la fin de l’année », a-t-il précisé.
Sans entrer dans le détail, il a indiqué que la question du financement relevait de la loi de Finances mais que la question de la redevance devra être traitée dans la réforme, dans un cadre incluant le numérique et en lien avec la réforme de la taxe d’habitation.
Toujours sur le financement, il a exclu le retour à la publicité après 20H00.
La question de la « gouvernance » sera également traitée dans le projet gouvernemental en conformité avec la directive européenne sur les services de médias.
Bien entendu, il y aura une « concertation », un « débat public mêlant les sociétés, les professionnels (dont les syndicats) et les associations représentant le public », a dit M. Lecerf.
Les syndicats avaient déploré auparavant le flou total dans lequel se trouvent aujourd’hui les sociétés du service public et les salariés. 
Ils ont dénoncé la baisse continue des effectifs et les mauvaises conditions de travail qui en résultent. 
Ils ont également dit leur opposition aux regroupements et aux fusions, voire aux disparitions de rédactions entières envisagées, mettant en avant les risques d’appauvrissement des contenus et des missions, mais aussi d’affaiblissement du maillage territorial qui en résulteraient.
Ils ont fait part de leurs inquiétudes quant à la constitution de GIE en régions. Concernant le financement de nouvelles TV par les régions (ex en Aquitaine) ils ont affirmé que « l’indépendance rédactionnelle était une ligne rouge qui ne devait pas être franchie ».

Déontologie
La réunion a également porté sur l’application de la loi Bloche et notamment l’obligation faite aux entreprises de négocier des chartes déontologiques d’entreprise.

Le SNJ-CGT à déploré la difficulté de négocier de telles chartes et donc « de faire valoir les droits des salariés », notamment en presse magazine. Il a également défendu la proposition d’une reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles (que soutiennent aussi le SNJ et la CFDT).

Le SNJ et la CFDT ont indiqué qu’ils « ne réclament pas l’institution d’un Conseil Déontologique mais que si cela doit se faire, ce doit être en accord avec les organisations syndicales et que cette instance n’ait pas pouvoir de sanction sur les journalistes ».

26 février 2018

Sosthène : 100 jours et puis le Printemps


Ces temps-ci, le froid fait des ravages dans les montagnes. Je garde mes chèvres à l’abri dans la bergerie. 
Parce que j’ai des chèvres, je ne pratique pas l’agriculture…La vigne, ou l’olivier…
Elles brouteraient tout mais le travail de la Terre par l’élevage ou la plantation est l’idéal du citoyen grec. 

Le travail, la sueur, la vérité…Cela devrait inspirer la classe dominante de France Télévisions. 
La Reine revêche dans son château des bords de Seine vient de demander à ses hiérarques de procéder aux nominations prévues dans les trois mois. 
Ce qui laisse à penser  qu’elle ne compte pas être là après ce délai. Et procéder à des nominations hiérarchiques pour pourrir le système est un truc vieux comme le monde. 
Ainsi la catastrophe qui attend le successeur au trône le maculera de la tache indélébile de l’incompétence et la Reine pourra dire : voilà je ne suis plus là et c’est un désastre…

Déjà les directeurs ricanent. 
Celui de l’Information des outremers, Narcisse, célèbre pour son apparence, répète à l’envi qu’il est là pour deux ans. 
Et pourquoi pas l’éternité ? 
Ses succubes et autres thuriféraires voient déjà leur avenir pavé de gloire. 
L’un, manager N+1 à Malakoff, déjà connu pour des pratiques peu reluisantes en Terres de l'Est, proclame dans les couloirs déserts son enthousiasme puisqu’on lui a demandé d’aller faire le ménage dans la rédaction de RFO Guyane !

Mais quelle idée ces gens-là se font-ils des outremers…
Comme si la Guyane, la Martinique, ou la Nouvelle-Calédonie avaient besoin qu’on fasse le ménage dans leurs rédactions. 

D’autres clament leur attachement indéfectible à France Télévisions et à la Reine en envoyant des mots doux et confidentiels au Canard Enchaîné, à l’ADAP et autres espaces de libertés…

Les élus se tiennent aussi informés. 
Témoin cette sénatrice qui interpelle au nom du Peuple, pour savoir la raison de la suppression du mot France dans l’appellation des chaînes et dans leur logo ! 

Pas de réponse
Pas de réponse non plus à ce sénateur qui s’explique mal l’abondance phénoménale des DRH à France Télévisions ! 
Pas de réponse non plus à la Cour des comptes sur le constat incroyable des montants de salaires de hiérarques. 
Pas de réponse sur la médiocrité des programmes, des émissions de flux et de jeux, sur l’absence de sports, d’enthousiasme, sur l’apparition de cette entropie destructrice. 
Pas de réponse sur le licenciement impossible et incroyable d’un vieux journaliste de Normandie pour faire plaisir à un homme politique. 

Les stations régionales dérivent. 
De petits directeurs s’agitent avec comme objectif la suppression des ETP, Equivalent Temps Plein, en ligne de mire. 
Quelle ambition ! 
La Reine est nostalgique…
Parfois le soir, elle passe voir un amour ancillaire à un autre étage. Et ce serviteur, passant pour un philosophe, la réconforte en mentant. 

Ainsi passe le Temps au Royaume de la Reine Folle. Elle veut attendre encore trois mois. Les 10 000 habitants du royaume perdu de France Télévisions savent bien, depuis un temps impérial, que 100 jours se concluent toujours par une défaite. 

Et que la vie recommence, après le froid, Le Printemps !


25 février 2018

Polémique autour de la dépouille de Camille Alexandre, journaliste emblématique de RFO Martinique

Courrier reçu par l'ADAP.



Voici pourquoi Camille Alexandre ne sera pas incinéré.

Victor HAUTEVILLE

Camille Alexandre, dont la MARTINIQUE a dit tout le bien, avait très tôt exprimé ses dernières volontés. Il avait exprimé à sa famille trois volontés: Pas de veillée, un enterrement intimiste avec ses frères du temple maçonnique et ses proches, et l’incinération. Mais au grand jamais personne n’avait pensé que c’est dans un accident de la route que ce dernier tirerait sa révérence.

Va où tu veux, et meurs où tu dois. Camille est donc bien décédé à la suite d’un accident, alors qu’il sortait de reportage. On a tout dit et tout écrit à ce propos. On a surtout découvert que Camille était un héros national.

Sauf que la semaine dernière, alors que la famille attendait la fin du carnaval pour appliquer les dernières volontés de Camille, le procureur ne donna pas son accord pour la remise du corps à la famille. La raison était simple, il s’agissait de faire l’autopsie du corps. 

La version des journalistes de RFO était que Camille avait succombé à un AVC après l’accident. C’est ce qu’ils ont tous répété en boucle, faisant le reste de la presse répéter la même chose. 

Nous nous étions, nous, interrogés sur les conditions de travail, dont cet employé faisait l’objet. Nous n’étions pas les seuls. 

L’autopsie se sera réalisée, et le procureur a demandé que la dépouille ne soit pas incinérée, là aussi pour très certainement la suite de l’enquête. 

Mais cette annonce jette un trouble. Elle va faire enfler la rumeur selon laquelle, la lecture de la juridiction administrative et judiciaire serait différente de la lecture journalistique de l’événement. 

RFO ne dit rien . Les journalistes, collègues de Camille, ne peuvent pas ne pas savoir ce que nous vous disons actuellement. C’est impossible. Et, pourtant, ils ne disent rien à la population dont ils sont censés assurer l’information alors qu’ils ont tous les médias pour le dire. Radio , télévision, Internet. Ils sont un média global et mondial. 

Prudence, précaution, attentisme, dos ronds, mutisme, nous attendons et nous les observons. 
Dans la maison « personne ne lève, ni pat ni modan ». Comme des mantous tout le monde se cache au fond du trou ! Dans la vase. 

CAMILLE sera enterré cette semaine au Francois. Courage à sa famille ! 

Ce dossier sera un dossier compliqué, les enjeux sont importants, les responsabilités aussi. Nous n’avons pas l’intention de nous taire. 

Ajoutons cette information :

Accident de Camille Alexandre : l'autopsie ne précise pas la cause de sa mort

L'autopsie pratiquée mardi sur la dépouille de Camille Alexandre, ne précise pas la cause de la mort du célèbre journaliste. Des examens complémentaires sont nécessaires, mais en attendant le corps a été remis à la famille indique le procureur de la République.
 "Des prélèvements ont été effectués pour des examens complémentaires", précise Renaud Gaudeul, le procureur de la République de Fort-de-France. Ces examens devraient se poursuivre en France, dans un laboratoire spécialisé. 

23 février 2018

Logos FTV : indignation d'une sénatrice


Amusant ! ce courrier reçu à l'ADAP (Gallet / Salamé)




FRANCE INTER hier matin.
D'un côté Mathieu GALLET, futur ex-Pdg de Radio France, n'exprimant aucun regret devant son délit et désirant faire figure de victime alors qu'il a puisé dans la caisse de l'argent public et de l'autre, compatissante , lui tendant un micro complice: Lea Salamé, également délinquante depuis 2017: conduite sans permis et sans assurance. 

Elle qui donne des leçons de citoyenneté et de morale appartient à cette classe médiatoc qui se croit au-dessus des lois. 
Ce matin-là sur France Inter, l'air est devenu irrespirable !

Le Parisien - 17 février 2016
Cette fois, ce n'est pas elle qui a posé les questions. Selon nos informations, la journaliste Léa Salamé a été interpellée lundi, en milieu d'après-midi, alors qu'elle circulait à bord de sa voiture dans le 7e arrondissement de Paris. Les policiers, qui effectuaient un contrôle de routine, ont constaté que son permis de conduire avait été invalidé faute de points, et que son véhicule n'était pas assuré. 

La chroniqueuse de l'émission « On n'est pas couché » a été emmenée par les fonctionnaires dans un local de police pour être entendue sous le régime de l'audition libre. En guise de peine, elle devra s'acquitter du paiement d'une amende dans les semaines à venir via une ordonnance pénale.

22 février 2018

Sosthène : le Décompte du Temps




Faudrait pas confondre Chronos et Aion…


Chez nous les grecs, Chronos c’est un intervalle temporel, une mesure du temps. 
Aion, c’est une durée de vie, une génération, voire une éternité… 
Et là, dans la forteresse de France Télévisions, la Reine Folle confond les deux. 
Sa présence à la tête du royaume ne sera pas une éternité mais bien un intervalle de temps, assez court. 
Déjà, Jupiter, Zeus chez nous, a fait le ménage…

Le Président de la République a mis ses équipes sur le coup et elles ne loupent personne : deux entreprises de l’audiovisuel public se retrouvent sans roi, étêtées et le chronomètre mesure le temps qu’il reste à la Reine de France Télévisions. 
Cela peut durer quelques semaines comme quelques mois, mais la loi arrivera : elle réunira dans un grand panier toutes les sociétés de l’Audiovisuel Public : une holding gouvernée par l’actionnaire principal : le Peuple et un président, assumant la tâche politique du nettoyage et de la réforme. 
Le » Hérakles », nettoyeur des écuries d’Augias. 
Une holding est une société qui a pour vocation de regrouper des associés ou des actionnaires…
En l’occurrence, là pas de problème : c’est l’Etat qui veut regrouper les diverses sociétés de l’audiovisuel public, sans les fondre. 
D’une part cela coûterait trop cher car il faudrait aligner les statuts et les corporations sur le mieux-disant…
France Télévisions a déjà fait cette erreur et cela a coûté de l’énergie, des sommes énormes, et la mise en place de directeurs aussi omnipotents qu’incompétents…
Il faudrait même rajouter des sociétés à cette holding : RFO pour les outremer, au moins quatre sociétés régionales en France métropolitaine pour s’occuper des stations régionales de la 3…

la Ministre de la Culture s’époumone à affirmer qu’elle ne veut pas d’une BBC à la française. 
Elle a raison mais regrouper les sociétés dans une holding permettrait de simplifier le système. 
Un conseil d’administration de cette holding choisit un président. Et puis voilà ! 

Si on laisse en l’état la myriade de sociétés de l’audiovisuel public, il faudrait réinventer un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Ce qui prendrait du temps. 
La Holding est la réponse appropriée…
De plus elle permet à des sociétés de se développer et de vivre avec l’appui des autres partenaires. 
Un point important à l’heure où pour porter une réforme, il faudra faire le distingo entre Paris et les régions…

La problématique de travail et de composition des chaînes nationales n’est absolument pas la même que celle des régions métropolitaines ou ultramarines. 
Il faut donc séparer les équipes et les marques. 
Tout cela n’échappe certainement pas aux conseillers de Jupiter qui scrutent les idées et les pistes de réforme et consultent les professionnels à tour de bras. 
Il est vrai que mettre en place cette entité, une nouvelle superstructure, une timonerie est une vraie bonne idée. 
Cela permettra à Herakles d’être un capitaine pour diriger la galère : de voir loin, d’apercevoir les orages et les écueils et de pouvoir accomplir ses douze travaux. 
Par exemple quand Herakles vole la ceinture d’or et provoque la mort de Hyppolite, la Reine des Amazones, celle qui fait tuer tous les hommes après s’en être servi…
Mais je m’égare…
Le futur président de cette holding va diriger politiquement les sociétés, laissant à ses vice-présidents, ou directeurs généraux, le soin d’appliquer une véritable politique de service public audiovisuel, conforme à la directive européenne…
En clair : l’audiovisuel public fera ce que le privé ne fait pas ! 
La culture, la formation, l’information, les sciences, la musique, le théâtre, la proximité, la qualité, le talent.
Tout ce que la Reine Folle et Froide a laissé de côté. 

Mais le chantier est immense pour réorganiser l’audiovisuel public et s’il faut parler de big bang, il ne faut pas oublier que l’explosion créatrice ne doit pas blesser les 17 000 salariés qui composent toutes les sociétés de l’audiovisuel public. 
Il ne faut pas laisser le champ libre à ces directeurs des ressources humaines, en nombre excessif, qui veulent mettre la main sur les outils de production pour formater les personnels sans souci de réalité ou de connaissance des produits audiovisuels.

L’avenir est humain et professionnel. 
Il faut organiser des grandes télévisions régionales pour organiser la production et l‘Information mais aussi laisser des infrastructures produire et réaliser des journaux de proximité dont le rayon reste à définir. 
Il faut raisonner, dans les outremers, en termes de télévisions océaniques et de directions inter-régionales pour avoir une réelle puissance en matière de production et d’information. Il faut amener aux citoyens des informations scientifiques, culturelles, économiques…
Il faut aider passionnément la lutte contre le chômage en régions de métropole comme en outremers avec les outils de la télé et de la radio. 
Il faut créer du lien social et de l’info citoyenne. 
Il faut s’appuyer sur les associations, les administrations, les bonnes volontés pour créer des télévisions qui apportent du bien-être, du savoir, de la formation…
Oui je sais tout cela est ringard, n’est- ce pas ?
De faire remarquer qu’un journaliste reporter d’images doit mettre un pied sous sa camera pour avoir une image plus stable, qu’un micro dans le champ n’est pas une information, qu’une phrase d’accroche doit se faire sans verbe, qu’il faut travailler la chute, qu’une émission doit être construite ou qu’un magazine est une petite production cinéma où il doit y avoir de la lumière et du son…
C’est ringard de vouloir de la qualité à l’écran, sur l’antenne radio mais ce sont en réalité des façons, des codes, pour être cru ou crédible vis-à-vis des publics. 
Le numérique n’est pas une bonne approche. 
Diffuser de l’image et du son, de l’information sur Facebook, c’est se lier à une société marchande. 
C’est aussi réduire son public aux utilisateurs de cette société qui ne sont pas les 67 millions de français ! 
Faire de la télévision ou de la radio pour les jeunes ? 
C’est mépriser une grande partie des français, ceux qui paient effectivement leur redevance.

Le Numérique, la belle affaire ! 
90 pour 100 des start-ups disparaissent en quelques mois et les survivantes ont du mal à gagner de l’argent réellement, en dehors du fric qu’ils ramassent par appel et non ! Le numérique n’a pas de modèle économique viable. Parce que ce n’est qu’un ensemble de techniques de diffusion. Rien de plus et quand le contenu est nul, peut importe la nature du média, il n’y aura aucun lecteur ou spectateur ou utilisateur. 
N’est- ce pas messieurs du Canard Enchaîné ? 


Alors, revenons à la Qualité, à l’Imagination, à l’Ecriture et le reste suivra. 
De vrais producteurs, de vrais réalisateurs, de vrais journalistes, de vraies imaginations, cela peut faire un service public audiovisuel et non des administratifs, des directeurs de ressources humaines dans tous les coins et des directeurs calfeutrés. 
A ce propos, il y en a deux qui doivent se murer dans leurs bureaux sur les bords normands de la Seine : le directeur régional et son âme damnée de DRH qui viennent de virer en Normandie, un grand reporter de terrain, estimable et estimé, parce qu’il avait osé exprimer sa colère et son dégoût devant l’absence de professionnalisme de son manager N+1 comme se nomme maintenant ce qui s’apparente de loin à des rédacteurs en chef à France Télévisions. 

Finalement le début de la réforme et du big bang qui frapperont l’audiovisuel public, se manifesteront peut- être quand une révolution, par le haut, aura décapité cette hiérarchie somnolente et obsolète, quand on aura viré le premier DRH sans le remplacer !

21 février 2018

Remplacement de M-C Saragosse à la tête de France Medias Monde


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a publié ce jour une résolution relative aux conditions de nomination à la présidence de France Médias Monde. Cette résolution fait suite à la lettre du Président de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique en date du 12 février 2018 et communiquée au Conseil le 13 février 2018, indiquant que la nomination de Madame Marie-Christine Saragosse à la présidence de France Médias Monde est nulle de plein droit.
Calendrier
Les candidatures seront reçues au siège du Conseil, à compter du 22 février 2018 et jusqu’au 23 mars 2018, par courrier ou dépôt. Le Conseil procèdera à l’ouverture des enveloppes le 28 mars 2018 et établira au plus tard le 11 avril 2018 la liste des candidats auditionnés. Les auditions auront lieu au cours de la semaine du 16 au 20 avril 2018 et le Conseil nommera la Présidente ou le Président de France Médias Monde au plus tard le 21 avril 2018.
Modalités
La déclaration de candidature pourra comprendre, outre le projet stratégique, tous documents attestant de la compétence et de l’expérience de la candidate ou du candidat. Les auditions consisteront en une heure maximum de présentation par la candidate ou le candidat et une heure d’échanges avec le Collège du CSA. Le Conseil se prononcera à la majorité des membres qui le composent, et à bulletins secrets, sur le choix de la personne retenue pour la Présidence.
Règles de publicité 
La liste des candidatures recevables sera publiée ainsi que les projets stratégiques relatifs à ces candidatures. La liste des candidats retenus pour l’audition sera également rendue publique. La première partie de l’audition consacrée à la présentation sera accessible en vidéo sur le site du Conseil et la seconde aura lieu à huis clos compte tenu de la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2000. Enfin, le Conseil motivera sa décision à l’issue de la procédure.

Licenciement abusif (suite)...en cause le PS


19 février 2018

France 3 : encore un licenciement abusif


Après le licenciement de Thierry Blancot ( pour défaillance managériale !!! ), la RH de France 3 s'en prend à un autre journaliste.
Cette fois-ci, c'est le Président de la Société des Journalistes de France 3 qui ne bénéficie pas du statut de personnel protégé puisqu'il ne s'agit pas d'un syndicat.
Étonnant que cette pratique, s'agit-il de faire peur ? Si c'est le but c'est raté, exceptionnellement TOUS les syndicats sont unis pour faire reculer la Direction.
La direction de FTV a eu la peau de Jean-Marc Pitte, ou comment la violence d’entreprise s’exerce pour l’exemple… 

C’est un bon journaliste, un professionnel reconnu par ses pairs, en l’occurrence celles et ceux qui l’avaient notamment élu président de la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3. 
C’était à l’époque de son travail au service étranger. Après 20 ans dans une rédaction parisienne, Jean-Marc avait choisi de retourner en Normandie, à France 3 Rouen, sa région d’origine. 
S’il a changé de registre éditorial, d’environnement professionnel, de conditions de travail, il n’a en rien abdiqué ses exigences quant à la qualité de l’information, au respect de la déontologie et des bonnes pratiques professionnelles. Jean-Marc s’est fondu dans le rythme de son BRI, avec un sens du collectif qui lui a permis de sortir des infos, et aussi d’accepter, comme ses collègues, des sujets pas toujours dignes d’intérêt pour alimenter les éditions : il n’a pas la grosse tête ! 
Jean-Marc a dû prendre des risques dans son passé de journaliste en terrain de guerre… peut-être en a-t-il gardé trop de réflexes qui incommodent certains partenaires de travail : La direction s’en est servi pour le licencier !! 
Jean-Marc est un adepte du débat éditorial, même virulent, et du dialogue franc qui peut passer pour maladroit ! 
C’est juste un journaliste honnête qui dit quand ça ne va pas. Parfois un peu trop haut. Et ça dérange ! 
La direction s’en est servi pour le licencier ! 
Les reproches faits à Jean-Marc – une entorse supposée au code de la route puisque sans contravention et une controverse avec son rédacteur en chef - ont alimenté une commission de discipline ubuesque tant le dossier est vide de fautes avérées ; un grand moment de honte pour l’info du réseau France 3 et la direction de France-télévisions ! 
La direction a pris plus de gants avec ces encadrants qui balancent des téléphones à la tête d’autres collègues, qui demandent de tourner des images en conduisant, qui ébruitent publiquement les infos personnelles échangées lors des entretiens annuels ou détenues ès qualité, qui maltraitent des salarié-e-s handicapé-e-s, qui fument dans les locaux etc.… 
Quand les ressources (in)-humaines s’emparent de la gestion des rédactions, tous les moyens sont bons pour intimider les réfractaires à la médiocrité ! 
Jean-Marc Pitte n’avait jamais eu de sanction disciplinaire auparavant. 
Son licenciement est la honte du service public. 
Il déshonore celles et ceux qui l’ont suggéré, décidé et accepté. 
Du fait de l’absence de motifs sérieux et de l’arbitraire de la décision, les organisations syndicales signataires - CFDT, CGT, FO, SNJ - demandent l’annulation de la sanction de licenciement infligée à Jean-Marc Pitte. 
Sans un geste de la part de la direction, elles déposeront un préavis de grève national pour dénoncer ces méthodes de management des rédactions indignes d’un service public qui prétend donner la priorité à une information de qualité. 

 Paris, le 19 février 2018 

17 février 2018

Il y a urgence à séparer l'Audiovisuel Public ultramarin de France Télévisions

Si l'on en croit les informations qui fuitent du CSA et de l'Elysée, on s'achemine vers une présidence commune de France Media Monde, Radio France et France Télévisions, l'INA étant oublié.
Une espèce d' ORTF sous la forme d'une holding qui regrouperait donc 16 000 professionnels.
Une entité que beaucoup appelle de leurs vœux.

Quelle sera la place de l'Outremer dans cette société ? 

On ne le sait que trop bien : réduite à la portion congrue elle se contentera des rogatons de budget que l'on condescendra à lui attribuer.

C. CONCONNE
Nul doute que les défenseurs de ces petits territoires français notamment les élus comme
V. LUREL
Victorien Lurel ou Catherine Conconne feront entendre leur voix.
M. DUBOIS
S'y joindra surement Max Dubois Mr outremer à l'Elysée) qui, de retour d'une tournée dans l'Océan Indien, a lui aussi son idée sur la question et ce n'est pas le moins influent...
.

16 février 2018

Courrier de Force Ouvrière aux parlementaires de la Commission Culture


Lettre ouverte des salariés permanents et intermittents de la Filière production de France Télévisions
« Quand furent construites les cathédrales, l’air du temps était blanc, blanc comme la pierre des constructeurs… » Le Corbusier
Mesdames et Messieurs les Députés de la Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation,
Nous nous autorisons à vous contacter suite au visionnage du débat « Ça vous regarde – Audiovisuel public : le président va-t-il changer de chaîne ? » diffusé le 5 février sur LCP.
Nous avons particulièrement apprécié la réflexion de Madame la Députée Céline Calvez concernant l’audiovisuel public comme vecteur de culture, nous ressentons tout comme elle la nécessité de lui redonner encore plus de force et plus d’ambition, et nous nous retrouvons dans les interventions de Rachid Arhab notamment sur les « marges bénéficiaires démentielles de certains producteurs.».
Nous nous imposons tous des missions, et la nôtre est de vous alerter sur le futur de l’outil « filière production » de France Télévisions.
En effet, notre direction met en place une réforme sans précédent des Moyens Internes de Fabrication du groupe France Télévisions.
Aujourd’hui la filière production c’est moins de 400 personnes, toutes fortement motivées, expérimentées et toujours attentives aux évolutions technologiques.
Nous sommes présents depuis plus de 30 ans sur les plus grands évènements régionaux, nationaux et internationaux (à l’image de notre intervention pour les 10 ans de la chaîne de pleine exercice corse Via Stella) .Nous sommes également présents avec des moyens légers dans les territoires pour la création de magazines régionaux et de documentaires.
Nous avons su trouver des solutions technologiques, viables économiquement, observées et copiées par la plupart des grandes TV internationales.
La filière production c’est aussi un fonctionnement unique au sein de cette entreprise, capable de mutualiser ces ressources humaines et matérielles.
La filière production représente 6 équipes de vidéo mobile, des équipes fiction reparties sur 4 sites, 8 équipes de post production et la possibilité induite, de par notre structure, de proposer aussi des équipes légères.
Ces moyens sont répartis sur l’ensemble des régions et étaient initialement au service de ces régions.
La direction de France Télévisions a amorcé un nouveau projet de réorganisation, qui concerne la fabrication de fictions et de documentaires, les captations d’opéras, de pièces de théâtre, de festivals, et la couverture de nombreux évènements sportifs …
Cette restructuration, qui a été présentée comme motivée par des raisons économiques, se traduira par une centralisation d’une grosse partie des moyens de production à Paris :
  • Sédentarisation des cars de vidéo mobile et des équipes de tournage,
  • délocalisation du personnel technique et administratif,
  • suppression des responsables de site et de leurs adjoints,
  • planification totale de l’activité à Paris.
Outre les problèmes humains liés à cette soudaine centralisation des moyens, ce projet propose une planification annuelle rigide des outils qui n’est pas adaptée, selon notre expérience, à répondre aux besoins de réactivité inhérents à notre domaine.
Il est aussi proposé la mise en place d’un système de contraintes punitives visant à « infantiliser » les responsables d’unité de programmes et d’instaurer un système de mise à la disposition des moyens qui virtualise la relation client/fournisseur existant entre la filière et ses unités.
De surcroît l’intégration du personnel dans un immense pool regroupant plus de 1000 personnes diminuera la cohésion des équipes et leur implication pour le futur.
Nous notons aussi l’absence de dimension commerciale de ce projet même si cet aspect n’est pas la préoccupation fondatrice d’une mission de service public.
Ces constatations nous semblent ne pas être en cohésion avec l’agilité que réclame l’air du temps.
Nous sommes sensibles aux conséquences de ce projet sur :
  • L’activité créative en région à l’horizon 2020.
  • L’impact sur l’économie locale dans les territoires.
  • Le risque d’une perte de transmission de compétences.
  • Le nivellement par le bas de l’activité.
  • La remise en cause de la mission de service public en région.
Ces objectifs ne peuvent être partagés par la grande majorité des acteurs de l’entreprise, et c’est pour cela que le personnel de la Filière Production de France Télévisions, toutes régions confondues, s’est mobilisé le 6 et le 7 février pour dénoncer ce projet centralisateur.
Tout comme vous, nous sommes persuadés qu’une réflexion doit être menée sur l’avenir et les missions du service audiovisuel public français, cependant, l’ambition culturelle française est-elle inéluctablement liée à une dépossession des moyens régionaux ?
Est-il pertinent pour la direction d’engager à ce jour une refonte totale du secteur alors même qu’un groupe de travail et qu’une mission parlementaire est en cours ?
Nous serions honorés de pouvoir échanger avec vous sur ce projet, et vous faire découvrir (ou redécouvrir) les moyens actuellement disponibles en région.
Nous sommes fiers de notre travail, et les multiples réformes de cet outil lui ont permis de se rapprocher considérablement des structures privées et nous permet d’affirmer que dans cette entreprise la filière n’est pas à l’image de la SFP.
Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les Députés, en l’expression de notre plus haute considération.

15 février 2018

TV 5 SNJ : Audiovisuel public : que plus une tête ne dépasse !





Le SNJ prend note avec étonnement de la fin inopinée du mandat de Marie-Christine Saragosse, PDG de France Médias Monde (FMM), suite à un imbroglio administratif surréaliste.

RFI, France 24 et MCD se retrouvent dans une situation inédite : il n’y a plus de pilote dans l’avion.

Le SNJ s’interroge sur le calendrier de cette fin de mandat abrupte, alors que l’ensemble de l’audiovisuel public est amené à subir, très bientôt, de profondes transformations par la seule volonté du Président de la République.

Radio France fait aussi figure de canard sans tête, tandis que la PDG de France Télévisions apparait clairement fragilisée.

Il n’appartient pas aux syndicats de se prononcer sur l’avenir des dirigeants de l’audiovisuel public, théoriquement nommés par le Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Cependant, le SNJ met en garde les tutelles :

- la politique de la terre brûlée ne peut tenir lieu de réforme,

- l’avenir de l’audiovisuel public ne peut se décider dans le secret des cabinets ministériels, avec des dirigeants aux ordres : cela s’appelle l’ORTF, et nous avons déjà donné.

Le SNJ, premier syndicat de la profession, demande au gouvernement de suspendre les négociations en cours sur l'audiovisuel public, dans l'attente de la nomination de dirigeants légitimes pour les entreprises concernées.
 

14 février 2018

France 3 : la Météo passe au privé


Tout le réseau régional de France 3 devrait être concerné par l'externalisation de la fabrication de la météo.
Ce n'est pas nouveau, certaines stations de France Télévisions y avaient eu recours notamment pour en faire couvrir les frais par parrainage ( la Météo vous est offerte par...).
Là il s'agit des stations dans leur globalité pour lesquelles un appel d'offre a été passé sur le plan national.
Celui-ci prévoit : " l’accord-cadre inclut la prestation d’externalisation de la fabrication de la météo, avec la fabrication de PAD. Le présent accord-cadre ne fait pas l’objet d’un allotissement (…) De plus, les marchés subséquents pourront être constitués d’une variété de services en fonction des différentes régions, ces services pouvant être la fourniture de données météo ou de la fourniture de PAD. "
Question posée par Force Ouvrière : quid des personnes qui, jusqu'à présent, travaillaient à l'élaboration de la météo ?

13 février 2018

Sosthène : La Charge de la Phalange (et départs aux Sports de FTV)


                         
Je me souviens quand j’étais hoplite dans ma jeunesse. On nous affublait d’un large bouclier rond de 90 cm que l’on

devait porter à gauche. 
Notre bouclier protégeait notre voisin. 
Cela illustrait le principe de solidarité de la démocratie athénienne y compris dans la bataille…
De la solidarité parmi les hoplites de France Télévisions ou de l’audiovisuel public, il doit en rester un peu. Je pense aux âmes grises, aux techniciens de régie, aux sondiers, aux opérateurs de prise de vue, au journalistes reporters, et même aux petits administratifs, aux monteurs, enfin à tous ceux qui font la télé de tous les jours, qui échangent au moment du repas dans les cantines du Siège, de Malakoff, des stations régionales ou de l’outremer, tous ces petites mains qui composent l’essentiel des 10 000 salariés de l’immense légion de France Télévisions. 
Ils regardent, effarés, passer des notes de frais, des ordres sans queue ni tête, des absurdités. Ils voient ceux qui devraient diriger démissionner ou se placer dans des placards.

Au Service des Sports, c’est l’hallali, et la déconfiture, le directeur de production, personnage essentiel, expérimenté, irremplaçable, est parti se poser sur d’autres branches devant tant d’impérities et d’amateurisme de la part de la direction. 
Le négociateur en chef, représentant de France Télévisions à l’UER, passionné de sport, négociateur habile et expérimenté depuis quinze ans, est littéralement tombé de haut, de son cheval, et s’est enfui sans se retourner. Pendant que le directeur du service des sport tourne mal, joue au sultan, poussah oriental, reluquant le derrière des mousmées sans jamais travailler. 
Le tout dans l’indifférence totale de la reine Ernotte qui affiche un mépris sidéral pour le sport et sa religion.
La direction des sports ne joue plus. Les équipes se fourvoient et le temps passe qui approche des jeux olympiques et des inévitables négociations…

Dans France Télévisions, la Reine muette et froide se dissimule derrière des chiffres d’audience qui la satisfont et une santé financière équilibrée. 
Seulement ce sont des audiences d’émissions de flux nulles et mal venues dans un service public audiovisuel. 
Et le budget serait en équilibre après que la Reine ait hurlé des semaines et intrigué pour ne pas se soumettre à l’économie de 50 millions d’euros voulu par l’actionnaire principal… 
La Pythie voit toujours, dans la fumée de la grotte de Delphes, un avenir sombre pour la Reine folle et France Télévisions. 
Les assemblées parlementaires devraient définir dans l’année le dessein de l’audiovisuel public. 
La Justice, comme à Radio France, pourrait détrôner la Reine Ernotte, PDG la plus détestée des français selon un sondage Capital/Advent de septembre 2017.
Tout cela avance au pas lent de la charge de la phalange. 
Il fallait avancer doucement nous les fantassins lourds pour économiser notre énergie at accélérer au dernier moment pour charger l’ennemi et le percer avec notre lance immense… 
Peut- être que cette charge est une allégorie Jupitérienne et que le dénouement et la fin de la Reine folle et sa destitution sont plus proches qu’on peut le penser. 
Mais le temps présent est lent et triste. 
D’autant plus triste que l’on voir se dérouler des choses ineptes. 
Dans BFM business le directeur commercial de la nouvelle entité de France Télévisions chargée de mettre en place le Netflix à la Française voulue par Ernotte avoue qu’aucun contact n’a été pris avec d’autres entités et qu’elle privilégie un seul diffuseur. 
On pourrait penser qu’il s’agit de son ancien employeur, Orange. 
Ah ! Orange qui rentrerait dans France Télévisions. 
Le candide directeur avoue que France Télévisions pratique le chantage : les producteurs auront intérêt à donner leur catalogue à diffuser s’ils veulent continuer à travailler pour le service public, dit-il.
France Télévisions Flix qui a déjà coûté une quinzaine de millions d’euros au service public n’a entamé en fait aucune discussion, ni avec TF1, ni avec M6 qui dit être en attente, ni avec Orange !
On sait déjà le prix que le téléspectateur qui paie sa redevance devra payer à France Télévisions Flix pour voir sur son écran d’ordinateur des fictions françaises déjà financées par l’argent public :6,99 euros par mois…selon un rapport sénatorial…Pourquoi pas 7 euros ? ou dix euros ? Pourquoi 99 centimes comme dans un hypermarché ?
Mystère et boule de gomme ! En dehors du principe de payer deux fois la même chose, avec l’abonnement et la redevance, tout cela est- il bien moral ? BFM business précise :
" France Télévisions reversera 20% des revenus aux producteurs, et prendra à sa charge la numérisation des programmes.  L'offre devrait être rentable mi-2020, et dégager 18% de marge d'exploitation en 2022, selon Jean-Pierre Leleux. "Nous visons 10% du marché, soit 600 à 700.00 abonnés 4 à 5 ans après le lancement ".

Mazette, ce n’est plus la fumée de la Pythie, c’est carrément de la boule de cristal !
10 pour cent d’un marché alimenté par les milliards de dollars que consacre Netflix à la création, par les milliards de dollars d’Amazone et par l’offre Disney qui se profile à l’horizon 2019 ! 
FTV-Flix fait très fort ! Mieux que les américains et avec des rogatons budgétaires ! 
Mais qui représentent quand même cette quinzaine de millions d’euros d’argent public qui a permis de mettre en place la structure… 
Tant d’argent dépensé, ils disent investi, les hiérarques ! Pour divertir 700 000 spectateurs payants sur 67 millions de français. 
Dites c’est bien un service public raisonnable France Télévisions ?
Que font donc les dieux de l’Olympe pour régler la question, dans le royaume Perdu de la Reine folle, les fantassins sont fatigués !