30 décembre 2018

Public Sénat : super Pub pour Apple !


Vous connaissez Apple ? 
Cette entreprise américaine qui paye un impôt dérisoire en France, là où justement elle fait des bénéfices colossaux ! (pour mémoire, il y a trois ans, 618 millions de chiffre d'affaire "reconnu" et seulement une dizaine de millions d''impôt).

Public Sénat, une chaîne de la TNT lui fait une publicité éhontée mais certainement non dépourvue d'intérêt.

Pendant toute la séquence de cette longue interview, toutes les 15 secondes est revenu un plan où l'on peut voir une OPV (Opératrice de Prise de Vue) filmer avec un Iphone facilement reconnaissable au logo à la pomme.

On peut espérer que la petite chaîne payée par le Sénat, autrement dit par le contribuable sera récompensée en nature (chaque téléphone coûte entre 700 et 1200 €).

29 décembre 2018

Étonnant que cet ostracisme parvenu aux oreilles de l'ADAP


Une jeune journaliste martiniquaise a du mal à trouver sa place au sein de la rédaction de Malakoff. 
Là même où se trouvent pourtant des journalistes irlandais ou américain, héritage de "feue" l'AITV. Des journalistes d'ailleurs sous-employés car leur accent prononcé rend difficile un passage à l'antenne.
Parmi les griefs faits à cette professionnelle qui est issue du CFPJ et qui a travaillé à RFI son absence de connaissances des bases de publication sur le Web. Or, il se trouve qu'elle publie quotidiennement des papiers et des vidéos de qualité sur un site qu'elle a monté elle-même. 
Au pire, il existe et France Télévisions en fait suffisamment l'apologie, une formation adéquate à FTV Université !
Outre cet ostracisme, il y a une espèce de relent de condescendance envers ceux, issus de l'Outremer, qui osent prétendre travailler à Paris - Malakoff pour leurs compatriotes éloignés.
Condescendance provenant, c'est souvent le comble, de confrères, encartés syndicaux, qui n'ont souvent mis les pieds outremer que dans le cadre de reportages...
On n'ose imaginer que la Direction de l'Information, dont tout le monde connait le professionnalisme exacerbé, soit sensible à ce qui pourrait s'assimiler à une forme de pression tendant à préserver une paix sociale guère menacée à Malakoff !

21 décembre 2018

Les interviews à l'eau de rose de Salamé sur Inter ...


Lu dans l'Obs :

Invité le 19 décembre dans la matinale de France-Inter, Bernard Tapie a parlé de tout. 
De son cancer, de son soutien aux "gilets jaunes", du cumul des mandats, d'Emmanuel Macron... 
Enfin, presque tout. 
Pas un mot, pas une question sur ses "affaires", et notamment les 404 millions d'euros qu'il doit à l'Etat français.
Salamé a été d'une discrétion de violette !
Amusant pour la donneuse de leçons à la profession.
La Société des journalistes (SDJ) de Radio France a interpellé la direction de France-Inter à ce sujet. 
Ne remettant pas en cause le choix d'inviter Bernard Tapie mais reprochant de l'avoir interviewé 11 minutes sans jamais aborder le sujet qui fâche. 
"C'est d'autant plus incompréhensible que la rédaction de France-Inter a suivi scrupuleusement les étapes de ce feuilleton judiciaire", souligne le message reproduit ci-dessous:



Accord prochain entre Molotov et France TV


C'est l'Express qui sort l'information : la start up Molotov, lancée voici deux ans serait en négociations sérieuses avec le groupe télévisé public.

Pas d’entrée dans le capital mais une sous traitance des services vidéo en ligne.

Un service qui devrait compléter l’offre numérique de France Télévisions qui, jusqu’à présent, mettait ses produits, notamment informatifs, en ligne grâce au géant américain FaceBook. Là, il s’agit du système de replay qui serait utilisé.


20 décembre 2018

Sosthène : après la nomination des têtes de gondoles ...


Le froid balaie d’un vent glacé l’Olympe. Zeus, lui-même, se met à l’abri et frémit 
chaque fois qu’on lui parle de gilet jaune. Ma chlamyde pourrait être jaune aussi. 
Quand j’étais jeune et hoplite, j’ai pris l’habitude de porter ce manteau-là et teint
en jaune, il montrerait parfaitement la colère qui bouillonne ! 
Colère contre l’idiotie et imbécillité et la médiocrité et si je prie Aristée de me 
consacrer à mes chèvres parfois, la main d’Aletheia me relève. 

La déesse de la Vérité et de l’Honnêteté n’est pas simple à servir…
Les technocrates, demi-dieux de l’Elysée et de Matignon, ont asservi la politique à leurs intérêts. 
Mais gérer la Cité est une science humaine et ce que ces technocrates imposent aux humains des lois et des taxes irréelles a une conséquence :  la révolte, la colère. 
Dans le royaume fou de France Télévisions, seule plaie purulente de l’Audiovisuel 
Public, les 10 000 sujets savent bien que la Reine des Amazones qui les gouverne est 
folle et qu’il s’agit de la pire des périodes connues par l’audiovisuel public depuis
sa création. 
Car là, avec la Reine Ernotte, ce royaume a à sa tête, contre toute logique, une 
technocrate qui veut se piquer de politique et qui, parce qu’elle gagne 
300 000 euros par an ne regarde plus la piétaille de France Télévisions…
Elle va juger, la « personne opérationnelle » qui a effacé le « Dégage » de la 
photo d’une banderole…
Est-ce un journaliste ? un responsable d’édition ? un infographiste ?
Comment le rédacteur-en-chef du JT de France 3 a-t-il laissé passer cette erreur ?
Parce qu’on ne contrôle pas chaque image et que la chaîne de 
fabrication fonctionne avec l’huile de la confiance réciproque mais c’est une 
belle occasion et une fatigue minimum pour que la Reine Folle coupe une ou 
deux têtes et économise autant de salaires. 
Alors, elle est en train de fourbir son sabre à étêter…
Sans conscience, sans compétence, sa majesté des Mouches poursuit son œuvre.
A l’heure où l’Europe entière veut reculer l’âge de départ à la retraite jusqu’à 
au moins 67 ans, à l’heure où tous les pouvoirs politiques glorifient le travail 
des aînés en priant que leurs cotisations sociales tombent le plus tard possible,
la Reine Folle annonce un plan de départs pour que 1000 à 2000 vieux partent
le plus vite possible pour embaucher de 400 à 1000 jeunes formés au Numérik. 
C’est clairement un acte discriminatoire! 
Non seulement aux yeux ouverts des salariés mais aussi au regard de la Loi. 
Vouloir et le dire haut et fort qu’on ne « veut pas faire une télévision avec des 
hommes blancs de plus de cinquante ans » est une discrimination de deux 
niveaux : l’âge et la couleur de la peau. 
Vouloir renvoyer dans leurs foyers les personnels les plus âgés d’une entreprise 
est littéralement une chasse aux vieux et un acte discriminatoire. 
Surtout si une partie n’est pas vraiment volontaire pour partir. 
La Cour Européenne des Droits de l’Homme accueillera avec gourmandise
le traitement de plaintes dans ce sens contre la Reine Folle, surtout dans le 
contexte d’une télévision de service public française où aucun journaliste 
d’une chaîne nationale n’est vieux,  noir ou métis, ou aucun réalisateur, producteur, directeur n’est  noir ou métis dans une non-représentation de la société française. 
Une telle situation procède de l’entêtement et du militantisme…
Mais la Reine Folle en rigole au donjon du Huitième étage. 
Elle vient de s’asseoir littéralement sur le Contrat d’Objectif et de Moyen qui sont 
les instructions de l’actionnaire principal à France Télévisions. 
Ce COM demande instamment que l’identité des chaînes soit préservée. 
Là, la Reine Folle vient d’instituer et d’installer à Issy-les-Moulineaux la Centrale 
d’achat des programmes des chaînes. 
Les têtes de gondoles, myriade de directrices et directeurs nommés cette 
semaine, achètent des programmes et les producteurs s’adressent à un guichet 
unique. 
Pas de négociation possible. Et des punitions envisageables…
Comment peut- on gérer des antennes différentes quand vous n’avez plus le 
pouvoir de choisir vos achats ou de diriger les productions extérieures ? 
Un guichet unique économise certainement de l’argent mais c’est aussi une 
dictature économique sur les programmes qu’il nivelle par le bas au détriment du 
service public rendu aux téléspectateurs. 
Étonnant que l’Etat laisse la chose se faire…
Et quand le marchand grec qui est à la tête de cette organisation explique dans 
les Echos : » On se doit donc de coller au plus près aux attentes du public 
et à leurs usages. Et, dans ce cadre, on ne peut se permettre de perdre les jeunes » .
il est dans une logique marchande de groupe privé de l’audiovisuel
C’est la logique de la marchandise adaptée au public mais dans le service public, 
qui a des obligations de formation, d’information et de guide vers la Culture et
le Présent, c’est une logique inverse qui prédomine : c’est le public qui vient vers
les chaînes pour découvrir et apprendre. 
C’est fastidieux et difficile mais c’est le service public. 
Takis Candilis a tort : aucune étude ne laisse prévoir que la diffusion sur internet 
sera exclusive et que les chaînes linéaires disparaîtront. 
Surtout dans un délai de cinq ans. C’est du doigt mouillé. 
Où seront la Reine Folle et son chambellan dans cinq ans ? 
Pourront ils répondre de leurs erreurs ?
A moins, que le très silencieux ministre de la Culture ne prépare en toute 
discrétion, le projet de loi sur l’Audiovisuel…
Il serait impensable que cette loi, annoncée depuis 2017 ne voit pas le jour en 
2019 et qu’elle ne mette pas en place un mode nouveau de nomination 
des présidents des sociétés de l’audiovisuel public. 
Cela sonnerait le glas pour la carrière présente de la Reine Folle. 
Il faudra des années pour réparer les dégâts d’un règne sans gloire…
L’une des perles de la couronne décatie est la communication. 
C’est l’instrument de pouvoir pense la Reine Folle mais en fait la Communication 
sans réalité est une escroquerie. 
Il y a donc à Paris, la mise en place de cette centrale d’achat pour les trois 
chaînes nationales qui survivront mais en région, il y a des énigmes comme NOA,
la pseudo-chaîne qui n'émet pas mais reste circonscrite au Web en 
Nouvelle-Aquitaine avec à l'origine une directrice complètement 
azimutée, misandre, et ultra-féministe comme la Reine, est un bon exemple. 
Les anciens de RFO se souviennent avec émotion du moment où cette directrice a 
fui la direction des outremers en s’accaparant sa voiture de fonction et 
ses ordinateurs.
Ah la tentative d’attentat dans l’Océan Indien organisée par et contre elle-même 
pour obtenir une mutation rapide… 
Les insultes qu’elles proférait quand elle était déléguée syndicale professionnelle à 
FR3 ! 
NOA est son opération, lancée en grandes pompes mais diffusée confidentiellement uniquement sur les boxes et sur internet, cet ovni audiovisuel ne sert qu’à 
extorquer 100 000 euros par mois au conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine… 
Les audiences doivent être intéressantes et bien sur ne sont pas diffusées et 
l’argent public englouti dans cette pseudo-interruption aurait pu servir à recréer 
une télévision au Pays Basque par exemple…
La trêve de Noël, l’absence de courrier, de réponse de la direction de 
France Télévisions, le silence lugubre sur le sort de Malakoff, les 
ambiances délétères des stations de France 3, le sort incertain des vieux…
Décidément, l’Hiver est bien gris sur le Royaume.

Le Figaro : le plan d'économies d'Ernotte


France 3 : des retombées dévastatrices sur l'ensemble de la Presse !


Il est impossible de mesurer le mal fait aux journalistes de France 3 et à la profession tout entière avec cette manipulation imbécile de photos d’agence.
Comment peut-on un instant imaginer que le photographe lui-même et tous ceux, nombreux, qui assistaient à cette manifestation, ne remarquent pas une retouche.
Une image diffusée à plus d’un million d’exemplaires, compte tenu de l’audience de Soir 3.
La Direction de l’Information s’est très mal défendue.
Il fallait bien sur reconnaître dans les deux cas un acte militant débile, débile certes mais militant et circonscrit à deux personnes.
Le vrai professionnel, dans au moins un des cas, c’est l’infographiste qui, devant sa palette s’est posée la vraie question : est-ce déontologique ou du moins a-t-on le droit de retoucher une image traitée éditorialement par un autre ? N’ayant pas la maîtrise de l’édition, il a obtempéré et c’est regrettable.
Ernotte peut verser des larmes de crocodile au dernier Comex, elle s’est empressée, courageusement, de refiler la patate chaude à la Direction de l’Information.
Quoiqu’il en soit le mal est fait et l’on peut en voir les répercussions quand une journaliste de France 3 est agressée, là aussi très courageusement, par derrière, avec une queue de billard, par un gilet jaune qui voyait certainement là une occasion de défendre sa libre expression.
Bien triste !

19 décembre 2018

Radio France : exit Jacques Vendroux, bienvenue à Vincent Rodriguez !


Jacques Vendroux part à la retraite en début
d'année prochaine.

Il sera remplacé à son poste de Directeur des Sports de Radio France par Vincent Rodriguez agé de 53 ans et patron jusqu'à la fin de l'année de France Bleue Héraut.
Diplômé de l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (1991), il a débuté sa carrière en 1991 au sein de la rédaction d'Europe 1 à Paris en tant que reporter. 


16 décembre 2018

Libération : finalement pas de censure au JT de France 3. Une "erreur" !


Le JT de France 3 a-t-il censuré une pancarte anti-Macron ?

Dans le JT diffusé samedi sur la chaîne publique, on voit apparaître une pancarte avec comme seule inscription «Macron». Sur la photo originale, prise par un photographe de l'AFP, on lit «Macron dégage».

Bonjour,
Vous faites allusion à une photo qui circule sur Twitter, que certains internautes ont comparé avec un reportage diffusé hier par le JT national de France 3.
Sur la photo présentée comme d’origine, prise place de l'opéra, à Paris, on voit bien un manifestant porter une pancarte «Macron dégage ». Or, le «dégage » semble avoir été effacé des images diffusées sur France 3.

Le «dégage » a bien été effacé

Un visionnage du JT de 19 heures de samedi permet de constater que la pancarte qui est apparue à l'écran sur France 3 comportait bien le seul mot «Macron».
Il n’y a aucun doute à avoir non plus quant à l’authenticité de la photo avec la pancarte «Macron dégage», qui est une image de l’AFP. Comme on le voit ci-dessous.
L'image a donc bien été modifiée. Contacté par CheckNews, France 3 le confirme, et nous a expliqué qu'il s'agissait d'une «erreur humaine». «Une enquête est en cours. Une personne opérationnelle est intervenue, la rédaction en chef n'a pas décelé la modification». 

France 3 plaide pour une «erreur humaine»

La chaîne a communiqué via Twitter en début d'après midi, affirmant à nouveau qu'il s'agissait d'une «erreur humaine» et qu'il n'y avait eu «aucune volonté de masquer» la pancarte .
France 3 a par ailleurs fait savoir à CheckNews que des excuses seraient présentées aux télespectateurs dans le 19/20 sur France 3 à 19h30.
Cordialement
Edit à 17h50 avec annonce de la présentation des excuses à 19h30 sur France 3

15 décembre 2018

Jen-Baptiste Boursier passe de RMC à France 3

        
Selon le "Parisien", Jean-Baptiste Boursier rejoindra France 3 dans un peu plus de deux semaines. 
Le journaliste présentera le dimanche après-midi une émission de deux heures qui sera un remake de "Midi en France", dont la diffusion en semaine est arrêtée. 
Il remplacera donc Vincent Ferniot, l'actuel présentateur de "Midi en France". 

Jean-Baptiste Boursier ne devrait pas se cantonner à cette seule émission, d'autres projets sont en cours.
Par ailleurs, les fidèles de RMC Sport le retrouveront jusqu'à la fin de la saison aux commandes des émissions encadrant les matchs de Ligue des champions.

Sosthène, le Plan De Départ : une trahison sociale !



Mais que veut donc la Reine Folle ? 
A France Télévisions, tout le monde a entendu le mot Transformation ! Il faut Transformer l’entreprise par le Numérique ! Et puis ? Ces seuls mots justifient le plan social de suppression d’emplois voulu par la Reine Dingotte ! Donc, nous avons un moyen : un plan social et un objectif : la Transformation par le Numérique !
Mais quelle est la réalité derrière ces mots jetés à tous les vents parisiens et utilisés par toute l’oligarchie de France Télévisions ! 
Nous avons des chaînes de télévisions généralistes et les équipes qui les fabriquent dans le domaine des programmes ou de l’Information. Ces chaînes sont diffusées surtout par la TNT, la Télévision Numérique Terrestre. Elles sont donc déjà numériques, comme les outils utilisés pour les fabriquer et les gérer : les caméras sont numériques, les bancs de montages sont numériques, la transmission interne des images est numérique. Tout est numérique. 
Alors que faut-il rajouter ou comprendre : l’idéal professionnel non-avoué, l’objectif de la Dame Ernotte et de son entourage serait de faire de la télévision pour les jeunes sur internet en filmant , enregistrant et montant des images et des commentaires à l’aide d’un téléphone portable I-Pad, d’Apple, société américaine qui ne paie pas ses impôts en France. 
Les stages de formation très grassement rémunérés, donnés par un mystérieux journaliste français qui n’appartient pas au service public et qui habite en Finlande(!) concernent l’ensemble du personnel de France Télévisions et se font sur i-Pad uniquement ! 
Tout cela parce que, au nom d‘études faites au doigt mouillé, la Reine Folle a décidé que les Jeunes français regarderaient la télé sur leur smartphone et qu’il faut que France Télévisions s’adresse d’abord aux jeunes. 
On se demande pourquoi : une part importante de la population française est composée de seniors, de pauvres, de gilets jaunes. Et onze millions d’entre eux regardent le JT du soir sur une bonne vieille télé classique… Mais rien à faire, la Transformation doit…transformer et s’adresser aux jeunes qui préfèrent le rap et le porno sur leur smartphone ! C'est répété tel un mantra. 
Mais qui est en est donc à l’origine ? 
Deux hypothèses : un technocrate dégénéré et déconnecté, issu de l’ENA, a fait un rapport pour l’Inspection des Finances et entre soi on y croit dur comme fer ou alors c’est le fruit de l’imagination de la Reine Folle et de son séide : le directeur de la Transformation.
En fait cette valse a trois temps : un temps social, dans lequel la Reine Folle de France Télévisions a fait irruption de manière fracassante. 

Elle veut instaurer un plan de départs qui sera "volontaire" dit l’actionnaire principal... 
"non-contraint" répond le DRH de FTV en jouant sur les mots et en songeant aux possibilités de licenciements sui generis instaurés par la Loi Macron. 
Si un salarié n’est pas d’accord pour partir, par exemple, la loi permet à l’employeur de le contraindre si l’accord sur un plan de " maintien de l’emploi " a été signé par des syndicats représentatifs et majoritaires. Il en faudrait au moins trois à France Télévisions. 
Dès que ce plan est signé, un DRH peut constituer des listes et désigner une personne en croisant son ancienneté et son salaire et dire : celle-là-dehors et si la personne refuse ce plan voulu par les organisations syndicales, par le personnel donc et bien, il y a licenciement pour faute simple ! C’est le licenciement sui generis au profit de l’entreprise ! Ce n’est pas un départ contraint, c’est un assassinat déguisé ! Une trahison sociale
Ce Temps Social dans lequel entre France Télévisions va être dur et agité. 
La direction de la Reine Folle pourra certainement contraindre les syndicats à lui donner ce qu’elle souhaite. " Nous embauchons quatre cents jeunes, donnez -nous trois cents noms de CDD à intégrer " peut dire la direction à un syndicat puissant et attentif qui a déjà expérimenté la méthode. 
Et de fait, elle aura un appui syndical puissant, rajouté à l’autre syndicat dont le secrétaire général rappelle en coulisse, les soirs de choucroute quand il est en Alsace qu’il est  "un ami proche du cousin de la Reine… "
Il n’y a vraiment aucun honneur chez ces gens-là… Seulement des arrangements car comment voulez-vous faire : la rédaction nationale de France Télévisions est pleine comme un œuf : 450 journalistes de France 2 se sont agglutinés à 350 journalistes de France 3 et à une pincée de 150 journalistes reporter d’images..
 Là où la norme de travail voudrait qu’il y a ait trois cents professionnels à tout casser. Les rédactions des stations régionales sont pleines aussi comme des œufs : les directions ont bâti le fantasme des Locales en embauchant à tour de bras et maintenant que leur destin est d’être fermées, on regroupe tout le monde dans des stations régionales sans repenser, avec des moyens, les étendues des grilles d’information et les missions de service public. 
Les fonctions support ont explosé, surtout au Siège. A tel point qu’on pourrait penser que France Télévisions est un organisme administratif comme la Sécurité Sociale et non plus un conglomérat de chaînes de télévisions. Il aurait fallu mettre en place une politique à long terme. Oui supprimer des postes mais pas n’importe où et n’importe comment pour économiser trois euros.
C’est le second Temps : le Temps professionnel ! On fait une réforme dans une entreprise en fonction d’un projet. Faire des économies n’est qu’une normalité et dans le pire des cas une obligation quotidienne mais ce n’est pas un objectif.
Quand on pose la question, la Reine démente répond tout de suite : il faut Transformer ! 
Mais Transformer En quoi dirait Lavoisier ! A-t-on transformé la rédaction de France 3 Picardie en leur donnant de nouveaux outils : smartphones, logiciels de montage, applis adaptées et en leur demandant de faire une antenne "laboratoire" régionale numérique, numérisée donc, talentueuse pendant un an ? 
Bien sûr, on aurait placé la Picardie sous les microscopes. La Somme, l’Aisne et l’Oise seraient devenues un champ d’expérimentation de l’audiovisuel public. On aurait sondé, examiné les audiences, recueilli les expériences et si les résultats d’un tel laboratoire avaient été positifs, on aurait alors donné le feu vert de la Numérisation, de la Transformation à toute l’entreprise. Mais là ! Rien ! 
Croyez vous que la Reine Folle sache où se trouve Amiens ? ce qu’est une station régionale ? La façon de faire un reportage ? Ce qu’est un projet professionnel ?
 Pas plus elle que son pitoyable directeur de la Transformation à 20 000 euros par mois, salaire inespéré pour quelqu’un qui s’est arrêté en fin de Sciences Po dirait les élites ! 
Yop, c’est son surnom ! se définit comme un haut fonctionnaire, cadre de l’audiovisuel public ! Fonctionnaire, il ne l’a jamais été et cadre de l’audiovisuel public il n’a aucune compétence pour l’être ! Mais on sent son haleine méphitique dans ce plan Social Pour l’Emploi le mal nommé.
Ce Tullius Detritus se prétend aussi militant politique…Et pourtant le Troisième Temps : le Temps Politique a échappé à la Reine Folle !
Annoncer un plan social de 1000 à 2000 postes sur moins de 9000 pendant que le Ministre de l’économie fustige la Trahison de Ford pour avoir supprimer 850 emplois, c’est moyen ! L’état accusant se retrouve accusé. 
Vouloir renégocier un accord collectif en disant qu’il est trop favorable aux salariés, ce n’est pas une phrase qu’on peut prononcer ces temps-ci du côté de l’Elysée ! 
Vouloir faire un plan pour complaire aux yeux d’un Premier Ministre de l’Olympe désemparé et tenter de rester dans la boucle, c’est une utopie. 
Ne pas se rappeler que le déficit à venir pour 2019 de France Télévisions est dû au caprice de la Reine de vouloir sa chaîne tout info inutile, c’est malsain ! et puis surtout quelle pantalonnade car ce plan n’est toujours pas financé. C’est l’état dit la Reine Folle mais l’Etat lui ne répond pas et chuchote : " on lui a dit " que le loyer de l’argent n’était pas cher ces temps-ci et qu’elle devrait emprunter ! 
On lui a précisé, entre deux portes, que si son truc à la noix fonctionnait " on verrait pour l’aider à rembourser ! "  Voilà tout l’engagement de la Puissance Publique, de l’état-actionnaire dans le Plan de Noël Ernotte 1 pour se débarrasser de mille salariés ! 
Pas une lettre de mission à produire devant les syndicats et les personnels ! 
Pas une promesse écrite d’engagement de l’Etat. 
Et la Reine des Amazones devenue Dame de pique qui affûte son coutelas pour couper les têtes. 
Pauvre France ... Télévisions!