30 décembre 2017

Thierry Lhermitte sur Radio France

Vu chez Morandini

L'acteur Thierry Lhermitte avait débuté sa carerière de chroniqueur médical sur Europe 1 dans le Grand Direct des Médias de Jean-Marc Morandini où il intervenait une fois par mois entre 11h et midi pour parler de sa passion pour la recherche médical.
A partir du mois de janvier, c'est sur France Inter qu'il va présenter sa chronique, selon le Parisien, en intervenant là encore une fois par mois dans l'émission "Grand bien vous fasse" de 10h à midi. Sa première chronique sera consacré à la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

27 décembre 2017

Sosthène :des mangues et des bananes !


Pourvu qu’Hermes se pare des vêtements et des atours de sa psychopompe pour accompagner la Reine des Amazones vers une autre demeure que celle de son château des bords de Seine ! 

J’aime bien Hermes.
C’est le patron des orateurs, des animateurs, des journalistes.
Il est l’inventeur de l'alphabet, de la musique, de l'astronomie, des poids et des mesures. 
Il est aussi le dieu des commerçants, de la gymnastique…et des voleurs…
Nous les grecs nous plaçons sa statue à tous les carrefours… 

Il y en a qui devraient célébrer Hermes. 
J’entendais un orateur assez mauvais, qui défendait le fait que le Pôle Outremers devait rester dans France Télévisions, de façon pleine et entière. 
Cela pour des raisons obscures de petite épicerie, de bons de vacances, de prime de rentrée scolaire ou autres calembredaines sociales ou de confort. 
Pas une fois, l’énergumène ne défendit avec hauteur et dignité son point de vue. 
Evidemment ! 
la télévision et la radio, comme l’internet obéissent à des lois et des réalités totalement différentes dans les outremers. 
On ne fait pas la même télévision à Mata-Utu, sur l’île de Wallis, que sur les bords de Seine à France 2. 
On ne fait pas la même radio à Mamoudzou, Mayotte, qu’à Fréquence Bleue Mayenne. 
Les critères de fabrication sont totalement différents entre les océans. Du fait des indexations, les salaires sont différents. Les organisations culturelles, sociales, professionnelles sont différentes dans les neuf stations de radio et de télévision qui sont les Premières. 
Ce réseau de neuf organisations a un point commun indispensable : une dixième station, située à Malakoff. 
C’est une station-service, elle regroupe, les services supports : Paye, Administratif, Direction des RH, qui concernent les neuf stations. 
Les achats de programmes pour les stations sont coordonnés et affûtes à Malakoff par des personnes qui ont une expertise réelle des publics ultramarins.
Cette station a été agglomérée au Siège de France Télévisions, alors que ni ses salariés, ni ses missions, n’ont quelque chose de commun avec France Télévisions.

Elle met en action une rédaction télé qui, avant d’être dévoyée pour meubler France Ô, était une rédaction de correspondants pour les stations des outremers. 

Les journalistes, à travers les reportages tournés et diffusés dans les stations fabriquaient du lien social et républicain et donnaient des infos concrètes aux habitants des outremers français : comment devenir pilote de ligne en France ? Comment être un étudiant ? Comment devenir agriculteur en France ? Comment s’installer dans la Sarthe ? Comment devenir militaire ou pompier, etc.

Il faut également suivre la politique et le travail des élus au sein du Sénat ou de l’assemblée, pour rendre compte auprès des populations d’électeurs éloignées de milliers de kilomètres. 
Sans oublier les questions spécifiques, concernant la science ou le changement climatique.
Ce travail est fait en radio et en télévision par des journalistes qui théoriquement connaissent bien les outremers. 
En fait actuellement, c’est loin d’être le cas. Il y a même des cadres qui n’y ont jamais mis les pieds. 
Ces cas d’incompétence grippent souvent le système. 

Bref la télé des outremers n’a rien à voir avec France 3 ou France 2. 
Il faut donc une organisation différente. 
Ce réseau que tout le monde dans les outremers continue à appeler RFO aurait- il dû être soudé et aggloméré à France Télévisions ? 
Bien évidemment non ! 
Il s’agit vraiment d’un autre monde ! 
Il semblerait, quand même que des hiérarques l’aient compris , puisqu’à l’intérieur de France Télévisions, ce réseau va bénéficier d’une organisation autonome et différente. 

Mais il faudrait en fait aller plus loin et rendre son indépendance à RFO. 

Si le Législateur, dans les prochains mois, imagine une nouvelle organisation de l’Audiovisuel Public avec une Holding regroupant les différentes sociétés, il serait bénéfique et logique de créer deux autres sociétés immédiatement : France Régions Télévisions qui regrouperaient les stations régionales de la 3 et RFO qui regrouperait l’outremer. 
Ces deux sociétés avec un conseil d’administration réellement compétent et représentant les assemblées régionales, les populations concernées et les professionnels seraient intégrées à la Holding et ce système refléterait une réalité professionnelle. 
De plus les réformes inhérentes à ces deux réseaux pourraient être mises en place en totale autonomie, en totale réflexion. 
Ces deux réseaux se sont éloignés depuis longtemps de la Planète-mère des bords de Seine.

D’ailleurs, cela est évident :la motion de défiance signée contre la Dame Ernotte ne l’a été que par la rédaction parisienne, sans se préoccuper ni des régions ni des outremers. 
Le résultat aurait été le même. 
L’incompétence de la Reine de Pique est universellement appréciée mais cela démontre clairement que le système France Télévisions ne prend en compte que les chaînes nationales…

Réforme, Législateurs, que ne voit on pas ces élus, députés ou sénateurs ou même ministres se pousser du col pour avancer de façon péremptoire une opinion sur l’audiovisuel public. 
Ce député qui citait en exemple à étendre le mariage de l’oie et du lapin que constitue France Info en télévision. Pour rappel, cette chaîne toutinfo est un échec d’audience et de contenus. 
Et on entend des voix réclamer plus de moyens pour cette Bérezina ambulante ! 
Et ces autres voix qui demandent d’accompagner « la révolution numérique » d’urgence en faisant des réformes…mais des réformes de quoi ? 

France Télévisions produit et fait diffuser de l’information sous forme de reportages télévisés agglomérés dans des Journaux. 
France Télévisions produit quelques rares émissions et bien souvent les achète à des sociétés de production. 

Que faut il réformer dans ce système ? 
Ah oui ! assènent d’autres intelligences, il faut réunir la Radio et la Télévision ! 
Comment fait-on cela ? 
Nous sommes dans un pays où des élus n’ont pas été capables de supprimer le bicamérisme, alors que les deux assemblées font grosso-modo le même travail et là les mêmes exigent, du haut de leur tribune de fondre la radio de service public et la télé de service public dans le même moule. 
Une ineptie professionnelle : les deux médias ont des organisations, des chartes, des conventions totalement différentes. 
Un journaliste de radio et un journaliste de télévision n’ont pas les mêmes moyens, les mêmes infos, les mêmes facilités et surtout ils n’ont pas le même fonctionnement. 
Un journaliste de télévision, entendons un reporter de terrain fonctionne en dualité avec un journaliste reporter d’images et les deux personnes font un travail de recueil de l’info, de choix de tournage, d’écriture, de lumière, de prise de son pour illustrer au final une information avec des images et du son. 
Ce travail n’a strictement rien à voir avec celui, ardu, d’un journaliste radio qui doit expliquer par sa plume et sa voix une situation. 
L’interview ne venant qu’en support de cette démarche. 
Au quotidien, les deux métiers sont différents, les organisations, les moyens techniques et la rapidité sont différentes et il faudrait réunir les deux organisations ? 

Mais ce sont des gens, des élus, qui n’y connaissent rien qui imaginent ces économies, ces systèmes. 
Se faisant, ils décrédibilisent leurs métiers et leurs démarches et surtout rendent inopérantes les pistes de réforme.

Cela fait bien longtemps qu’avant d’envisager une réforme, pour faire un vrai rapport, on n’a vu un député ou un sénateur accompagner des équipes de reportages, une réunion de rédaction, une réunion de gestion des antennes dans une station régionale ou une station d’outremer. 

Comme pour le dernier rapport de l’Assemblée nationale, les deux rapporteuses se contentent de déjeuner en ville avec présidents et présidentes ou de se réunir entre gens de bonne compagnie… 
Allons donc un budget de trois milliards huit vaut bien un vrai rapport ! 
En attendant, on cherche toujours à additionner choux et carottes, mangues et bananes pour réformer le système. 

Pour en revenir à RFO, il faudrait paraphraser Churchill : « Si les Outremers ont le choix, entre être attachés au poteau vermoulu de France Télévisions et de gagner le Grand Large…il faut gagner le Grand Large ! «  

22 décembre 2017

France Télévisions : la gabegie !


Il serait intéressant de faire le point sur le nombre d'équipes envoyées par France Télévisions en Catalogne.

D'après certains pointages internes, il ressort que le service public ( qui souhaite une restructuration sur la base de fusion de certains de ses services ) ait envoyé plusieurs équipes de France 3 régions, de France 3 national , de France 2 auxquelles il convient d'ajouter les équipes externalisées fournies par les maisons de production pour l'élaboration de magazines !

Un modèle de gestion !

21 décembre 2017

Le CSA épingle France Télévisions pour la séquence Angot/Rousseau


MÉDIAS - France Télévisions a reçu un avertissement par le CSA après la séquence controversée entre Christine Angot et Sandrine Rousseau sur les violences faites aux femmes.
Le samedi 30 septembre dernier, invitée dans l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", Sandrine Rousseau était venue présenter un livre dans lequel elle revient sur l'affaire Denis Beaupin, ancien député écologiste contre lequel elle a porté plainte pour agression sexuelle (des faits non poursuivis car prescrits). La chroniqueuse Christine Angot, elle-même victime d'inceste, s'était emportée contre Sandrine Rousseau, quittant le plateau, séquence supprimée au montage.
Sur les agressions sexuelles dans les partis politiques, Sandrine Rousseau explique tout d'abord que chez EELV, "on a mis en place une cellule de lutte contre le harcèlement, contre les violences; il y a des référents. Les personnes (victimes de harcèlement) peuvent appeler des personnes qui ont été formées pour accueillir la parole".
"Formées pour accueillir la parole, mais qu'est-ce que j'entends?, l'interrompt alors, interloquée, Christine Angot. Arrêtez de dire des choses comme ça! (...) Non mais moi attendez, je retourne dans ma loge. Là c'est pas possible. Moi je ne peux pas entendre des trucs pareils", comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l'article.
De nombreux téléspectateurs ont saisi le CSA
Un peu plus tard, Yann Moix s'interroge lors de sa critique: "Doit-on tenir sur ce genre de propos (une agression sexuelle), plutôt des discours ou plutôt livrer une parole? (...) Les hommes politiques sont dans un autre univers, dans un autre cosmos qui est celui du discours."
Une affirmation qui a fait une nouvelle fois réagir Sandrine Rousseau, très émue et en larmes: "Je ne peux pas entendre que j'ai un discours là-dessus, je ne peux pas l'entendre, je suis désolée. Vous n'imaginez pas la violence de ce que vous dites là"
De nombreux téléspectateurs avaient saisi le CSA, tout comme la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.

20 décembre 2017

Sosthène : le Kairos du grand Nettoyage

                             

Il fait un froid de gueux sur ma montagne et les trous dans ma toge laissent passer des courants d’air même quand je m’enveloppe dans mon tribanon. 

C’est bien aussi d’être presque pauvre. 
Je peux exercer mon devoir de citoyen grec et travailler pour me nourrir et me chauffer. 
C’est sans doute pour cela que les gaspillages d’argent public me mettent hors de moi. 

Je sais quelle est la valeur de la redevance payée par Chantal agricultrice en retraite en Auvergne. 
Mes chèvres me tiennent chaud et elles ont l’air plus raisonnable que la Reine des Amazones. 
L’autre jour, dans un couloir du 8ème étage, elle souriait, la Reine en faisant des confidences à voix haute à ses copines.

Elle se réjouissait de l’état de faiblesse des pouvoirs publics qui ne la contraignent pas à partir. 
Bref, elle avait l’impression d’avoir remporté une victoire sur son ennemi. 
Son analyse est qu’elle restera bien après la fin de son mandat puisque l’Etat finira par s’apercevoir de son talent et de sa puissance ! 
En l’occurrence, son ennemi est le président de la République. 

La Reine Folle plastronne devant un président élu par ses concitoyens et en plus envoie ses syndicats-liges pour expliquer que la motion de défiance de ses propres salariés sur sa politique n’est pas légitime…Dites…C’est peu un danois tout cela…
N’y aurait- il pas quelque chose de pourri au Royaume de Ernotte ?

Cette dame a tout pris à l’envers dans le monde pitoyable de la télévision. 
Venant de la téléphonie, elle a confondu la fabrication de programmes avec l’évolution technologique des modes de diffusions. 
Elle a entremêlé le tout avec une énergie de forcenée.

Passons sur ses foucades égalitaristes qui lui tiennent lieu de réflexion. 
La Reine de pique a voulu étêter pour se renforcer. 
Elle est devenue, sans s’en apercevoir, le premier spectacle de l’audiovisuel public. 
Sa vision incompétente, son manque d’analyse, ses choix viciés et vicieux ont placé France Télévisions sur le chemin bordant un précipice. 
L’actionnaire principal, l’Etat, attend juste de donner un petit coup d’épaule pour que les 10 000 salariés tombent dans le gouffre des réformes sans avenir.

Le tout confirmé par cette fameuse séance à l’Assemblée Nationale du 19 décembre où une députée fraîchement élue, lobbyiste des sociétés de productions, puisqu’elle-même productrice, oscarisée surtout par le travail et le talent des autres, déclame sur l’avenir de l’audiovisuel public dans un sabir hallucinant.

Réponse sur le même registre d’une Ministre de la Culture incompréhensible qui parle de reconquête des jeunes en accompagnant la révolution numérique ! 
Quelqu’un sait- il de quoi elle parle ? 
Elle ne parait pas comprendre ce qu’elle lit. 
Mais que veut dire tout cela concrètement ? 
On réforme France Télévisions au doigt mouillé ? 
il faut faire de la télé pour les djeunes sur tablettes ? mais lesquelles ? ceux modèle 9-3 ou les ados de Limoges et de Clermont-Ferrand. Parce que ce n’est pas la même chose… 

Puis concrètement encore une fois on fait quoi ? 
Des émissions tournées avec des téléphones, diffusées sur l’écran d’une société américaine, capté sur smartphone ? Puis savez-vous que les jeunes d’aujourd’hui sont les plus vieux de demain !

En réalité quand on analyse : la Ministre de la Culture n’y connait rien de rien et a une approche de libraire…
La députée lobbyiste et rapporteur sur l’audiovisuel public a un seul objectif : éclater France Télévisions sous prétexte de numérique , accompagner une pseudo-réforme qui videra l’édifice de sa substance de façon à permettre aux sociétés de production de la place de Paris de vendre des programmes , des émissions pour les chaînes nationales, pour les stations régionales et bientôt pour le Net…
Sous l’œil goguenard de sa copine de travail, Dame Ernotte qui, n’y entendant rien, trouvera plus facile de travailler avec des prestataires extérieurs plutôt que de diriger ses propres salariés. 

Parce que pour diriger, il faut savoir de quoi on parle et connaître les métiers de l’audiovisuel. 
Ce qui n’est pas le cas. 
Alors la dame de pique, comme la Ministre, comme la rapporteuse-productrice, font la même analyse : puisqu’on n’y connait rien autant créer de nouveaux métiers…» 
Il faut accompagner la Révolution Numérique ! » dit la Ministre ! 
Moi, depuis qu’un Chef de l’Etat Français a rajouté « Nationale » à Révolution j’ai du mal avec les mots d’ordre qui sèment le chaos.

Pas une de ces égéries auto-proclamées ne remet en question la loi Tasca, la Société Unique qui a fait tant de mal. 
Mais   on convoque, le 22 décembre, les « dirigeants de l’audiovisuel public » à venir exprimer leurs projets. 

Demander à un PDG de la Radio Publique, innocent jusqu’à ce qu’il soit condamné pour favoritisme, quel est son projet pour Radio France, c’est se moquer des électeurs et des citoyens. 

Demander à la pauvre Reine de France Télévisions quel est son projet alors qu’elle ploie sous le fardeau de son incompétence et de son absence de vision, c’est se moquer des électeurs et des salariés de France Télévisions. 

Qui a parlé de la première des réformes à effectuer : celle du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ? 

Comment peut on envisager une réforme globale de l’audiovisuel public sans toucher à ce bric-à-brac magouilleur et administratif qui a infligé les deux PDG du Siècle à FTV et Radio France…

La Reine Folle se lance dans le SVOD, tout obnubilée par son projet de Netflix à la française. 
Bon, Disney vient de mettre 66 milliards de dollars pour racheter la Fox et contrer Netflix. 
Ca vous donne une idée des enjeux ! 
la dame Ernotte , elle a claqué tout un budget pour embaucher vingt personnes pour faire…comme Netflix !

Les sociétés de productions américaines mettent 6 millions d’euros par épisode  pour Game of Thrones,  les anglais, 10 millions par épisode pour le remarquable « The Crown », les français…1 millions d’euros pour Un Village Français, par épisode… 
On ne joue pas dans la même cour. 
L’audiovisuel est un marché. 
Un secteur industriel réel, pas une amusette pour Reine énervée en Goguette. 
Ramener l’audiovisuel public dans son champ de compétence, sur son territoire de l’Apprentissage, de la Formation, de la Culture, de l’Information réelle est une priorité. 

Zeus a laissé éclater une colère…Jupiter sait bien qu’elle est mauvaise conseillère. 
A-t-il déjà appelé Herakles pour nettoyer ces écuries ? 
Le Temps est compté. Jupiter sait aussi attraper Kairos par sa touffe de cheveux..

Macron : Ernotte " la sourde du Service Public " !!!



17 décembre 2017

Sosthène : Kebab et Blanquette!


Décidément, vue de mes montagnes grecques, la situation ne s’améliore pas dans le royaume des bords de Seine. 

France Télévisions revient à l’état primordial du Chaos et si la Reine Ernotte se tait, elle n’abdique pas pour autant. 

Il y a une jacquerie dans la baronnie des journalistes parisiens et très certainement autant de mauvaise humeur et de colère vis à vis de la Reine dans le reste du Royaume. 

Les stations coloniales de l’outremer sont vouées au silence et à l’économie sous le règne débonnaire d’un chef kanak déconnecté qui arrive à faire des discours de soixante-quatorze minutes pour ne rien dire devant ses salariés…

A France 3, personne ne parle, donc les gens des régions ne savent toujours pas à quelle sauce, ils vont être dévorés. 
Silence étrange d’ailleurs puisque les économies prévues, de budgets et de structures devraient frapper, comme la peste noire, les étendues rurales et provinciales. 
Ah si un projet traîne, de hiérarque en ministre : réunir France 3 et Radio France, en l’occurrence France Bleu….
Décidément quand un quidam énonce une ineptie, elle parcoure un sacré chemin…

Répétons-le : France Bleu fait de la radio départementale avec de petits effectifs et de petits budgets. 
L’action de ces radios a un écho dans ses publics surtout le matin, dans les matinales qui sont parsemées d’éditions d’information destinées aux habitants de zones restreintes. 

L’information régionale travaillée par France 3 est diffusée dans le journal du Soir. 
Celui qui arrive après la journée de travail des téléspectateurs. 
Il y a bien un journal à la mi-journée mais qui est peu regardé. 

Donc, ce que veulent les ministres et autres grands spécialistes, c’est marier la carpe et le lapin pour faire des économies de bocaux ? 
Additionner des carottes et des choux ne fait toujours pas une bonne addition. 
Et marier de la radio locale qui a un coût de fonctionnement peu élevé par rapport à la télé, et des télévisions régionales n’est pas une bonne piste de réflexion…
Mais tout le monde a le droit à l’erreur. 

Regardez Zeus ! Enfin Jupiter ! 
le Président de la République qui veut axer la réforme de l’audiovisuel sur le changement de pratique de visionnage. 
Simplifions : les jeunes sont sur tablettes et les vieux sur la télé ! 

Effectivement, ce n’est ni à Chambord, ni à l’Elysée qu’un courtisan peu amène peut morigéner le président pour lui dire d’arrêter de dire n’importe quoi. 

France Télévisions est une industrie du contenu pas du contenant. 
On fabrique le vin, pas la bouteille ! 
Comment dire encore pour lui faire comprendre : les djeunes mangent facilement dans les fastfoods. 

Faut il promouvoir le Kebab et le hamburger sous prétexte que la blanquette, le bœuf bourguignon ou la choucroute et le couscous sont pour les vieux et donc peu dignes d’exister. ? 

La réflexion présidentielle en est à ce niveau ! 
Sauf que la blanquette se mange en famille et le kebab dégoulinant, seul dans son coin de bureau. 

La Télévision de service public est faite pour être regardée sur un grand écran, en famille, en groupe. Parce qu’il y a de la qualité, de la densité, de bons ingrédients, de belles images, un son parfait et un contenu travaillé, pesé, équilibré. 
Dans un coin de la cuisine on peut toujours faire des programmes pour la diffusion sur portables.

Bon ce concept est entendu, reconnu alors pourquoi répéter ces inepties énervantes ? 

Pour des raisons financières : le Président est en train de convaincre que la pratique de regarder le service public sur un smartphone ou une tablette devient populaire pour justifier de la création d’une nouvelle redevance universelle qui frapperait tous les citoyens et non plus les seuls propriétaires de téléviseurs. 

Cela permettrait de gonfler le budget de l’audiovisuel public sans fioritures. 
Qui donc demanderait une enquête sociologique sur les pratiques réelles et contemporaines du visionnage de la télé avant d’écrire une nouvelle loi de financement ? Personne ...

Et surtout pas des politiques.

Bon…C’est mal parti au Royaume de France Télévisions. 
Une grande réflexion aura lieu à partir du mois de janvier. 
Le parlement sera sollicité… 
Pourvu que les députés et sénateurs ne refassent pas le coup de la Commission Copé. 
Celle qui décida de tout et de n’importe quoi. 
De faire une société Unique et d’alimenter Bygmalion...

Avec une députée LREM, lobbyste des sociétés de productions audiovisuelles, rapporteuse de l’audiovisuel public : cela semble mal parti. 

A voir du côté des sénateurs, l’expérience est souvent la mère de la raison… 

En attendant entre la Reine des amazones déconfites, et le bellâtre de Radio France, la comédie vire à la tragédie. 
L’une, vilipendée par ses sujets, critiquée et dégommée par son actionnaire principal pour sa gouvernance erratique, est sur le fil du rasoir et l’autre plastronne en affirmant qu’il ne démissionnera pas, 

comme n’importe quelle caissière délinquante pris la main dans la caisse de l’épicerie, alors qu’il sera certainement condamné pour favoritisme, ayant usé d’argent public pour aider ses amis et lui-même…

Mais qui sont ces gens que pourrait attendre Charon pour faire traverser le Styx, Fleuve de Haine, vers les enfers ?

Ils seront certainement emportés par Phlegyas pour franchir le Phleghethon, fleuve de flammes… Pourtant,ils ne méritent sans doute que de descendre le Lethe, rivière de l’Oubli…Toutes ces voies menant au même marécage du Centre du Monde.