30 octobre 2017

France 2 et les publi-reportages ...

Ce soir, c'était sur le Maroc.

Il parait que la destination est redevenue en vogue chez les français si l'on en croit la petite Lapix.

Ça nous vaut donc un superbe dépliant publicitaire sur cette destination.
Formidable ! qui présente le JT de la 2

Et c'est surement le plus grand des hasards si, après le Journal, la météo est parrainée par l'Office du Tourisme Marocain.

Du temps, au combien lointain de l'ORTF, il y avait eu une commission d'enquête sur ce que l'on appelait alors la "publicité clandestine".
On peut supposer que le voyage et l'hébergement de l'équipe n'ont pas du coûter une fortune. Les frais de mission dans ce cas ont-ils été réduits à 30% comme l'exige le règlement ?

Officiel : France Info 0,3 % d'audience


Pour la première fois France Info fait partie du panel des chaines sondées pour connaitre leur audience.

Un an après son lancement, ce n'est pas brillant, c'est le moins que l'on puisse dire : 0,3 % seulement ( en gros 60 000 téléspectateurs ) !

A noter cependant que le groupe France Télévisions est en tète du classement devant le groupe TF1 : 28,7 contre 27,6 %.


Sosthène : le Telekon


Quand je vois Athènes grouiller de monde, je me dis que les
hétaïres auront bien du travail à satisfaire les appétits masculins. 
Après tout sont-elles moins méprisables que les amazones, comme la Reine de France Télévisions ou ses affidées, qui se propulsent, par calcul et ambition forcenée, à des postes de direction alors qu’elles ne possèdent pas la moindre once de compétence pour assumer leurs fonctions. 
Comme leurs sœurs, les amazones audiovisuelles tentent d’extirper d’ultimes drachmes de la poche des hommes qui passent.

Solon le législateur voulut réglementer la prostitution dans la
Ville. 
Il inventa donc une taxe à l’acte qu’on a nommé le « Pornikon ». Là, les énarques et autre Ministre de la Culture et dirigeante de France Télévisions veulent inventer le «Télékon ». 
Constatant que le visionnage de la télévision est modifié, légèrement en réalité ( pour mémoire, rappelons qu'en 2017, la grand messe du 20h réunit encore près de 11 millions de téléspectateurs entre la Une et la 2 ! ), par l’utilisation des téléphones à écran, des tablettes ou des ordinateurs, les égéries en furie veulent faire payer la redevance à tout le monde ! 
Quand on veut mettre un impôt en place et présurer le citoyen, on trouve toujours de mauvaises raisons. 
Si effectivement, une part active (notamment les plus jeunes )  de la population visionne quelques séries sur des sites américains ou trouve sur Facebook,
site privé américain, l’occasion de regarder en vignettes quelques informations, le spectacle de qualité, pédagogique, l’analyse en profondeur de l’actualité, la compréhension d’un spectacle diffusé : cinéma, théâtre, concert, se fait plus facilement, confortablement installé dans un fauteuil face à une télévision grand écran. Avec en plus le geste social : demander ou échanger son avis avec l’entourage après avoir digéré le spectacle vu en commun.
C’est pour cela qu’existe la redevance audiovisuelle. Pour aider au fonctionnement équilibré et sain d’un service citoyen qui informe, forme et distrait dans de bonnes conditions de réception. 
Là, nous avons des dirigeants indignes qui veulent plus d’argent pour financer leur empire personnel sans abdiquer la moindre parcelle de pouvoir ou de territoire. 
Ils conservent des chaînes stériles qui regroupent avec peine quelques milliers de téléspectateurs mais qui font si bien à Paris, dans les salons…

A présent, tout le monde se mêle de dire ce qui est bon pour France Télévisions. 
Un petit ministre de l’Economie, dont ni la mission, ni l’expertise, ne le prédestinent à donner un avis, pense qu’il

serait bon de regrouper le réseau France Bleu et le Réseau France 3. 
Et tout le monde lui emboîte le pas. 
La Ministre de la Culture, les dirigeants de Radio France et de France Télévisions qui n’ont que faire de ce qui se passe dans des provinces forcément lointaines, remplies de ploucs et de pauvres, tout le monde veut faire ce pas en avant du regroupement pour des raisons économiques alors qu’en fait c’est un pas en arrière. 
Un retour vers FR3 qui regroupait alors radios et télévisions régionales et cela ne marchait pas bien du tout ! 
Les petites rédactions radio était noyées, méprisées dans des ensembles régionaux audiovisuels qui privilégiaient la télévision.
Eet puis forcément ce n’est pas le même travail !
La radio de pays se fait à l’échelle d’un département ou de deux au maximum. 
Les journalistes et les animateurs font de la radio de proximité. Il faut des vitrines ouvertes sur la rue, des portes qui laissent entrer les gens. 
C'est la raison pour laquelle, la première préoccupation des dirigeants des radios publiques lors de la séparation, a été de chercher à s'implanter dans les centres villes laissant la télé et ses énormes moyens à la périphérie.
La radio est souple, libre, accessible. 
Tout l’inverse de la télé régionale dont les installations sont sensibles, protégées, isolées. 
La télévision régionale va sur le terrain à l’occasion de directs ou d’émission de flux. 
Ce sont des moments choisis. 
Les équipes de reportage partent en chasse faire leur métier et ramènent les images et les sons dans une enceinte fermée pour qu’elles soient assemblées, montées, mixées. Ce n’est pas une expression immédiate de la réalité. 

En ce sens, Radio et Télévisions régionales sont complémentaires mais elles ne peuvent plus cohabiter. 

Créer une nouvelle société qui ne serait plus ni Radio France ni France Télévisions, avec France Bleu et France 3 ? 
Soit ! mais là on est dans le domaine du luxe.
Pour créer cette société, il va falloir d’abord faire voter une loi qui vire de France Télévisions et de Radio France, tout ce qui n’est pas parisien et en profiter pour recréer dans les outremers RFO ! 
Puis il va falloir aligner les grilles salariales et les conventions collectives sur le mieux- disant, se partager les immeubles et les territoires... 
Bref, un truc impossible. 
Quant aux économies d’échelles administratives : cela fait rigoler. 

Radio France et France Télévisions, depuis 1974, ont cheminé différemment, les règles administratives, les organisations, les salaires, les conventions sont différentes, complexes et un seul service administratif ne suffira jamais.

Bref, ce rapprochement, cette fusion envisagée est une ineptie et les ministres de l’économie devraient rester dans leurs domaines de compétence, il y a suffisamment à faire ! 
Cela suffit bien d’avoir une Présidente de France Télévisions qui n’y connait rien…

Je passe sur l’usine à gaz que monte l’inénarrable Michel
Field dans son recoin d‘ombre avec l’argent de France Télévisions…
puisque c’est à la mode, il travaillerait sur un projet de » plate-forme numérique » qui regrouperait les machins culturels de France Télévisions et de Radio France. 
Bon ! Si ce site a plus de 200 utilisateurs par mois, il faudra dire chapeau ! 
Mais tout cela aura coûté combien ? 
Payé par ceux qui veulent une augmentation de la redevance ?

Avoir des dirigeants incompétents, c’est aussi rageant que d’avoir un gouvernement incapable et inopérant. 
La coupe déborde quand on arrive aux opérations pourries et aux coups vicelards. 

Il y a un homme sur la place de Paris qui connait par cœur et dans ses moindres détails France Télévisions. 
Il y a travaillé puis a dirigé un cabinet de conseil universellement connu et compétent. 
Ce cabinet, qui employait des personnalités et des experts reconnus, a travaillé pour France Télévisions jusque dans les moindres recoins de l’Outremer, des Régions, de France 2, de la formation professionnelle. 
Les prestations effectuées ont été saluées par les personnels comme par les dirigeants. 
Elles étaient sérieuses, complexes et efficaces et ont apporté un plus aux entreprises de l’audiovisuel public. 
Le président de ce cabinet a formulé une candidature pour devenir Président de France Télévisions. 
Le dossier était cohérent, motivé, appuyé sur des expertises, à la différence d’autres dossiers comme celui de la chefferie actuelle, composé de copiés-collés.

Le CSA, motivé par d’autres paramètres que la probité, a nommé Delphine Ernotte présidente de France Télévisions au grand soulagement d’Orange où elle exerçait ses talents.

Le Dirigeant du Cabinet s’effaça, tout en gardant un devoir d’expert et de critique. 
Devant la conduite désastreuse de France Télévisions et le naufrage qui s’annonçait, le Dirigeant est sorti, en avril, de sa retraite pour faire part de ses critiques justifiées de façon épistolaire.

 Las ! En réponse, la Dame de Pique de France Télévisions a ordonné à son Père Joseph et Directeur de Cabinet de monter une opération de décrédibilisation digne d’une cour de maternelle. 
Le douteux personnage a additionné les sommes versées au Cabinet Conseil pendant une dizaine d’années, et a proclamé qu’elles étaient douteuses voire illégales au regard de procédures de passation de marché ( c'est en effet, lui, un expert en la matière) et qu’en plus il n’y avait pas de factures…
Faisant croire qu’une seconde affaire Bygmalion était en gestation, il a transmis les pièces et ce qu'il croyait être l’absence de pièces à la Cour des Comptes. Ce alors que lui-même comparaissait devant les tribunaux ! Ecran de fumée...

Mais attention au retour du Roi et du bâton : le Dirigeant et Expert est à nouveau sorti de retraite et a revêtu son armure étincelante. 
Lui, a toutes les archives que France Télévision a perdues (
pour mémoire, rappelons que Renaud Van Ruymbeke n'avait pas récupéré la totalité des archives de Bygmalion, elles aussi perdues...) et le fait de remettre en cause son honnêteté et son professionnalisme par des dirigeants « indignes » a-t-il précisé, l’a blessé et tout porte à croire qu’il va se défendre. Et la meilleure défense…


Incompétence, corruption morale, bricolage, infantilisme, la liste est longue des mots qui caractérisent les chemins empruntés par une certaine classe de l’audiovisuel public.

Pour près de dix mille salariés ahuris, c’est l’incompréhension et la tétanie ! 

Croyez-le : à France télévisions, rien ne bouge, tout est figé, pétrifié, y compris les neurones. 
Comme si, Stheno ou Euryale les divines Gorgones, avaient jeté, au-delà du Styx, un regard étonné sur le petit monde enchanté de l’audiovisuel public.



26 octobre 2017

De nouveau sur le tapis la Fusion France Bleu France3

Cela revient régulièrement cette idée de fusion de France 3 et de France Bleu.
Rappelons quand même qu'à l'origine, la Radio et la Télé cohabitaient.
C'était avant 1974 autrement le paléolithique pour l'audiovisuel : le film et les magnéto à bande...

De fait, c'est François Hollande qui, lors d'une intervention à la Maison de la Radio, pour le cinquantième anniversaire de celle-ci, avait lancé l'idée d'un rapprochement entre France Télévisions et Radio France.

Delphine Ernotte avait sauté sur l'occasion, dès sa nomination en prenant le sens du vent et en présentant son projet de France Info qui, à défaut d'une fusion, fait travailler ensemble les deux énormes sociétés.

France 3, à la louche, c'est pratiquement la moitié de France Télévisions, plus de 4000 personnes , France Bleu, c'est 1800 professionnels.


Sur le papier bien entendu rien de plus facile. Mettre en musique est une autre paire de manches !
Il faudra en effet revoir une des deux conventions collectives. Celle de France 3 étant beaucoup plus favorable que celle de Radio France. Les rémunérations ne sont pas les mêmes à travail égal.

Par ailleurs, de l'expérience de ce qui se fait déjà Outremer,
la Télé a tendance à phagocyter l'ensemble des moyens, rédactions plus étoffées et moyens techniques à l'avenant.

De l'avis des spécialistes, ce n'est pas demain la veille que cette fusion verra le jour...

Sputnik au secours du Service Public

C'est le site de Gyane 1ère qui vend la mèche avec la photo de l'arrivée du Président de la République à Cayenne.

Personne de la station n'était là avec les Iphone ou Samsung qui devaient être la révélation des nouveaux reportages ?



24 octobre 2017

Où l'on reparle de Pujadas...

Il se raconte dans les salons parisiens que la Pdg de France Télévisions n'auraient plus de mots assez durs à propos de son ex-présentateur vedette David Pujadas.
Il faut dire que celui-ci s'en est particulièrement bien sorti et fait progresser l'audience du créneau qui lui est imparti sur LCI, dans un secteur où la concurrence est rude.

L'éviction de Pujadas serait en fait "éthique" : il aurait communiqué à l'avance ses questions au candidat Macron.

C'est vraiment prendre le journaliste pour une buse et méconnaître la façon donc fonctionne ce type d'interview. Macron est suffisamment intelligent pour prévoir les questions qui vont lui être posées. 
Il a par ailleurs autour de lui des professionnels rompus à ce genre de tache. 

Quant à Pujadas, ce n'est pas le genre de la maison. 
Il y a un groupe de travail, souvent les copains, qui sont chacun d'entre eux spécialistes en, économie, politique étrangère, société, etc, et qui suggèrent des angles pour interroger le candidat.
Encore une attaque mesquine si toutefois elle est confirmée.

Réponse, sur Sud Radio, de Pascal Josèphe aux attaques d'Ernotte

Pascal Josèphe : "Il y a à France TV des responsables indignes de leur fonction"

Candidat malheureux à la présidence de France Télévisions, Pascal Josèphe avait sèchement critiqué, dans une lettre au CSA, la présidence de Delphine Ernotte. Un audit auprès du groupe de télévision publique laisse apparaître, selon les informations du Journal du Dimanche, des rapports qui lui auraient été commandés et dont personne ne retrouve la trace. Une contre-attaque "de caniveau", répond-il dans l'émission Le 10h-12h, présentée par Valérie Expert.
L'information publiée dans le JDD serait, selon lui, un simple règlement de comptes. Invité de l'émission Le 10h-12h, présentée par Valérie Expert, Pascal Josèphe a répondu, par l'offensive, aux informations compromettantes le concernant, provenant d'un audit interne à France Télévisions et transmis à la Cour des comptes, qui a fuité dans l'hebdomadaire dominical.
Candidat malheureux à la présidence de France Télévisions, Pascal Josèphe est mis en cause dans un document révélé par le JDD. Dans cet audit, il apparaît que sa société de conseil, Imca, a effectué des missions auprès du groupe audiovisuel public entre 2008 et 2014. des missions dont on ne retrouverait aucun document aujourd'hui dans les locaux de France TV, selon cet audit.
"Il y a, au sein des dirigeants de France TV, quelques responsables indignes de leurs fonctions, qui sont payés par la redevance, qui font beaucoup de mal à la télévision publique et qui essaient de jouer l’avenir de France TV dans le caniveau. Je les laisse dans leur caniveau", a sèchement répondu Pascal Josèphe, avant de réfuter tout soupçon : "J’ai répondu dans une interview du JDD sur le fait que pendant 17 ans, j’ai accompagné 4 présidents de France TV et leurs équipes. Des traces, il y en a des dizaines et des dizaines de kilos que je me ferais un plaisir de livrer à la direction de France TV dans les jours qui viennent. À mon avis, ils n’ont pas cherché."
Sur le fond, il se montre tout aussi critique sur la présidence de Delphine Ernotte : "Je fais le même constat et je tire la sonnette d’alarme. France TV, depuis trop longtemps, s’est écarté de ses missions fondamentales et n’inspire plus confiance, ni auprès du public, ni auprès des politiques qui ont la responsabilité de décider du financement. Ce n’est pas un hasard si les coupes budgétaires qui touchent France TV apparaissent comme une sanction, parce qu’il y a une obligation de réforme en profondeur. Ce groupe a été mal construit, trop vite construit, il s’agit de refonder France TV comme les sénateurs l’ont dit la semaine dernière, redéfinir ses missions de long terme et faire en sorte que la télévision publique existe encore dans 15 ans."

23 octobre 2017

Avant les tribunaux : les piteux efforts de la Présidence de FTV pour détourner l'attention !

A quelques jours de leur passage en Justice, la Présidente de France Télévisions et son (encore) Directeur de Cabinet
ont allumé un pitoyable contre-feu !

Un article paru dans le JDD fait état d'une note remise à la Cour des Comptes par la Direction Juridique de FTV concernant le travail effectué par l'IMCA. 
La Direction Juridique n'a jamais agi à sa propre initiative ! Cela vient donc bien de la Cheffe !

En fait, l'ingénieur Ernotte n'a toujours pas supporté le courrier adressé par Pascal Josephe
au CSA en début d'année où l'ex candidat à la présidence de France Télévisions dressait un bilan calamiteux de son action .

L'ancien patron de l'IMCA
(International Média Consultants Associés), retoqué à la présidence pour des raisons essentiellement politiques  était, par ses qualités de fin connaisseur de l'audiovisuel, en tête de liste pour se voir attribuer la fonction. 
En gros, pour tous les professionnels de l'audiovisuel, il ne joue pas dans la même catégorie que la Reine des Abeilles parvenue au poste qu'elle occupe par le fait du Prince.
Josèphe, lui, a occupé des fonctions de premier plan dans le public et le privé dans le domaine de l'audiovisuel . Une expérience étayée par plusieurs ouvrages de référence *.
Pour Ernotte, à part une pièce de théâtre....

Il est surprenant donc, encore une fois à trois semaines de l'échéance judiciaire, de voir surgir un dossier qui, en réalité, pour Evelyne Ernotte est une façon de se tirer une balle dans le pied !

En effet, les contrats signés par FTV et l'IMCA ont, eux, une réalité tangible. Ce sont des prestations qui ont réellement été effectuées et c'est bien France Télévisions qui les a demandées.
Une action très souvent de formation professionnelle dont tout le monde connait le prix, notamment outremer (il vaut mieux envoyer un formateur en Polynésie que faire venir dix stagiaires en Métropole).
Non, ce n'est pas un nouveau Bygmalion et
visiblement le journaliste du JDD s'est fait enfumer.

Une tentative de déstabilisation pour essayer de faire taire Josèphe.

Une manière aussi d'essayer de détourner l'attention d'autres pratiques....


La Société immédiate
  • Un amour de télévision : elle n'est plus ce qu'elle était, elle ne sera pas ce que vous croyez avec Hervé Bourges
  • L'Information: communiquer avec les citoyens dans la commune 





22 octobre 2017

Angot remplacée par Claire Chazal !

C. Angot
...Au moins le temps de la promotion de l'écrivain Christine Angot aux Etats-Unis...
Cela tombe bien cependant après l'altercation de celle-ci avec Sandrine
S. Rousseau
Rousseau sur le plateau de "On N'est Pas Couché", l'émission de montages de Laurent Ruquier il y a quelques semaines.
" Aucun rapport " selon France 2, c'est temporaire ! 
C. Chazal
Claire Chazal, par ailleurs présentatrice de l'émission culturelle de la 5 " Entrée Libre ", n'interviendrait donc que comme remplaçante d'un soir ? ... difficile à croire.

20 octobre 2017

Sosthène: l'Heure de la Sieste


Je le sais depuis longtemps sur ma montagne..
Il faut croire que l’air frais des hauteurs rend plus sage parfois. 

Au Huitième étage de France Télévisions, la Reine Folle en son donjon a convoqué ses barons…
Autrement dit, le Comité Exécutif pour adopter un nouveau plan de financement qui tienne compte des 50 millions d’économies voulus par le Gouvernement. 
Mais il faut rajouter à ces 50 millions d’euros, la soixantaine de millions que coûte la désastreuse chaîne France InfoTV. 
Donc il faut trouver au moins 110 millions d’euros d’économies. 
Les dirlos du huitième étage, qui font tous une tête d’enterrement à longueur de journée sont devenus gris autour de la table. 
Bon, on va sacrifier la Bürki et son émission légère, une quarantaine de millions seront économisés en tout sur le dos de France 2 et France 3 national et le reste…

La Reine des amazones castratrices a donc avalé son chapeau, sa couronne et sa potion amère…

La cigüe, pas encore. 
Elle va obéir aux ordres d’un état qui est son premier et unique actionnaire. 
Mais que penser de tout cela ? 

Dans le même temps, on vient de s’apercevoir que les prévisions des recettes des filiales de France Télévisions ont été largement surévaluées dans l’élaboration du Contrat d’objectif et de Moyens par Delphine Ernotte. 

Une faute énorme de gestion. Non seulement, FTV doit faire des économies mais ne gagnera pas d’argent non plus…

Dites, c’est qui les rigolos qui dirigent cette boutique ? Quand je vous dis que mes chèvres feraient mieux.

Au Sénat, le rapporteur de l’audiovisuel public, Roger Karouchi pense comme moi : le périmètre de France Télévisions est trop étendu. 
« Des chaînes n’ont pas encore trouvé leur public… » 

Que c’est bien dit ! : France Ô, France 4, France Info !
Au moins 110 millions d’euros cumulés de coût de fonctionnement pour quelques téléspectateurs égarés…
L’argent public ne vaut pas cher chez les hiérarques de France Télévisions. 
C’est drôle que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ne dise plus rien. 
Il est vrai que c’est son président qui avait intrigué à fond pour nommer Delphine Ernotte à ce poste. 
Bon, il lui reste cinq mois à faire…
Il rejoindra les ombres de l’audiovisuel.

Et puis bonne nouvelle le projet de « Télévision de Plein Exercice de Nouvelle Aquitaine » abandonné par France 3 ! 
L’auteur du projet était la directrice régionale. 
Une habituée des chroniques : cette ancienne déléguée syndicale plus que virulente a fait une carrière éclair et injustifiée outremer. C’est là qu’elle a découvert l’arnaque de la télé de plein exercice. 
En clair au lieu de greffer des programmes locaux sur un fil conducteur support envoyé depuis Paris. La télé locale empile elle-même les émissions. 
Et comme c’est un mec tout seul dans un bureau qui se casse la tête pour procéder à l’empilage on appelle cela de plein exercice.
Attention ! De « plein exercice », ce n’est pas faire une télévision indépendante à l’échelle d’une région qui s’appuierait sur l’expertise technique de France 3. Car, dès lors, l’argent public venant de la Région, ce serait au payeur de nommer le directeur, les cadres principaux et de diriger la ligne éditoriale. Non ! La directrice voulait juste que les collectivités locales paient pour un machin qu’elle allait diriger et qui échapperait un peu à la tutelle de Paris et beaucoup à celle de Bordeaux. Le beurre de chèvre et l’argent du beurre…Vous suivez ?

Tout cela est remis aux Calendes grecques et les contribuables néo-aquitains ne seront pas tondus.

Bon ! Ça c’est fait ! 
La Reine en son donjon prend l’air pour calmer sa rage. 
Les cadres sup’ de France Télévisions vont passer un mauvais week-end et la Région Nouvelle-Aquitaine va économiser quelques millions d’Euros.
Le Meltem me caresse le dos et l’air sent bon le serpolet et le thym sur ma montagne blanche…
C’est l’heure de la sieste et de  la procrastination !

19 octobre 2017

Coupes budgétaires Audiovisuel Public : les bémols du Sénat

Paris - Les coupes budgétaires que prévoit le gouvernement dans l'audiovisuel public doivent être envisagées dans un projet de réforme global, ont estimé mercredi deux membres de la commission culture du Sénat, au lendemain d'une journée de grève de salariés de France Télévisions.

"Les annonces gouvernementales nous paraissent quelque peu floues", a souligné devant la presse la sénatrice (UC) Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission Culture, Education et Communication. "Nous souhaitons que l'audiovisuel public ne soit pas vu uniquement par le prisme budgétaire". 
Avec le sénateur Jean-Pierre Leleux (LR), elle a écrit à la ministre de la Culture le 5 octobre pour décrire les différents volets de cette réforme souhaitée "dès le premier semestre 2018": une réforme de la redevance audiovisuelle, une modification de la gouvernance des groupes publics de l'audiovisuel et la création d'une nouvelle entité rassemblant tous les médias publics. 
Les sénateurs appuient dans cette lettre l'effort d'économie demandée à l'audiovisuel public, soulignant qu'il n'est "pas illégitime que le secteur de l'audiovisuel public contribue à l'effort national de maîtrise des dépenses publiques". 
"On ne progresse pas quand on n'est pas sous contrainte", a lancé le sénateur des Alpes-Maritimes. Il incite notamment France Télévisions à réfléchir au coût de certains programmes comme les compétitions sportives. 
Le projet de loi de finances 2018 prévoit une baisse du budget de l'audiovisuel public, avec notamment une réduction d'environ 50 millions d'euros pour France Télévisions par rapport au contrat d'objectifs et de moyens (COM) signé avec l'ancien gouvernement. 
La commission culture du Sénat doit auditionner la ministre Françoise Nyssen et la direction de France Télévisions dans les prochains jours.  

Sosthène: la Reine Folle en son donjon....


L’air du large frappe mes montagnes blanches. 

Eole a fort à faire pour dissiper les brumes malodorantes qui flétrissent l’atmosphère au-dessus de France Télévisions. 
Ces pestilences viennent de la décomposition des bons sentiments, de la bienveillance, de la bonne humeur, de l’optimisme qui auraient dû régner au 8ème étage de France Télévisions. 

Dans les bureaux de la Reine Pédauque, il n’y a que désordres, haines, jalousies recuites, incompétences, manipulations, folies ternes et tristes, ambitions aveugles. 
Chaque mur mure la reine et l’éloigne de son royaume de dix mille sujets, pardon ETP !

Pendant deux ans, elle bâtit une stratégie de pouvoir sur les chiffres, comme à Orange, en oubliant l’impalpable et inévitable cascade de talents qu’il faut pour faire avancer la télé publique. 

Elle met en place un système terrorisant, administratif et comptable avec un seul objectif : faire des économies. 
Economies de bout de ficelles, de bout de chandelles, de vies, de talents et enfin ! Elle arrive à atteindre son nirvana : l’équilibre financier. 

Un équilibre invisible, impalpable, irréel, illisible et pour tout dire mensonger. Car en réduisant les moyens d’actions, de tournages, de création, elle tarit la source qui fait vivre France Télévisions : la créativité ! 

Médiocre dans l’appréhension des missions de service public de la télé, elle approuve une « infotainement » qui fait des enquêtes ridicules sur le gommage des rides de l’épouse du Président de la République ! 
On en est là ?

Elle autorise des émissions « d’enquêtes » à fouiller les poubelles sociales des hyper-marchés ou de la téléphonie en diffusant des images recréées, en oubliant tout le reste : la pauvreté des enfants, le développement de l’Afrique, l’Europe, l’agriculture, les océans, les causes des guerres, de l’immigration. 

Les champs d’investigation sont si larges et si peu parisiens ! 
Ils n’existent pas dans le sommaire des magazines de la Télé publique ! 
Et pour cause : quelle est l’ouverture de ces rédactions pléthoriques composées des mêmes clones journalistiques : 20-35 ans, blancs, issus de la bourgeoisie, formés à Science-po ou à l’ESJ. 

Regardons donc les images de ces rédactions nationales : pas de noirs, pas d’antillais, pas de chinois, peu d’arabes, pas de polynésiens, pas de kanaks, pas de wallisiens ou futuniens, pas de de couleurs, pas d’idées, pas d’images, pas d’intelligence…
Une composition terrible, semblable, que l’on retrouve dans les autres métiers de France Télévisions. 
Une fermeture évidente aux horizons humains, aux autres idées. Une architecture approuvée par une hiérarchie pléthorique bâtie sur les mêmes critères sociaux et ethniques.

France 3, un tiers de France Télévisions, ne répond plus. 

Chaque directeur régional tente une stratégie à lui, enfermé dans des frontières administratives, sans moyen, sans compas, sans carte. 
La réalisation de l’ambition d’être directeur devrait se faire, dans la création, l’information de proximité, la gestion de spécificités culturelles, leur reconnaissance et leur diffusion. 

France 3 est devenu inutile en région. 

Plus de vrais patrons, pas de stratégie cohérente. 

 La Télé des pauvres et des ploucs n’intéresse pas la Reine en son château parisien. 

Même à 50 minutes de Paris. 
Tiens ! France 3 Picardie a 50 ans. 
Bon anniversaire, la station du Pigeonnier. 
Celle qui, créée il y 5 décennies, est venue occuper un terrain au milieu du quartier le plus pourri, le plus craignos d’Amiens. 
Pour rappeler chaque jour aux journalistes de la télé régionale, pour qui ils bossaient ! 

France 3 Picardie a été cette école du reportage au bout du champ de betteraves, des bistrots de la Somme au petit matin, des dimanches de chasseurs à la hutte, des producteurs de Thiérache, des quartiers oubliés de Beauvais ou de Soissons. 
La télé régionale était le reflet de la vie. 
C’était bien d’y bosser. 
D’être fier de ses journées de travail et des courses cyclistes de Thierry Adam le dimanche !

Dans les Outremers, la Reine n’applique pas les règles qu’elle invente.

Elle nomme directrice régionale en Martinique, une pauvre dame sans expérience, qui venait juste de finir quelques semaines au poste de directrice Radio de Nouvelle-Calédonie, sans avoir travaillé en radio de sa vie ! 

« Oui TOUS les postes de direction seront publiés et tous les personnels pourront être candidat ». 
Tout le monde l’entend claironner la Reine Noire, la Dame de Pique…
Poudre aux yeux, mensonge permanent. 
Est-ce une façon d’être exemplaire devant dix mille salariés ? 
La pauvre dame de Martinique devra gérer le déménagement d’une station dans des locaux neufs et des programmes avec un nouveau directeur des Programmes dont la station ne veut pas…
Pauvre Dame. Les syndicats martiniquais rient jaune !

Oubliés les outremers…

On va créer une station régionale à…Malakoff, banlieue
parisienne ! 
Qui a eu cette idée stupide ? 
Personne ne le sait exactement. 
Faire une station régionale composée de personnels qui travaillent pour les stations ultramarines à Paris n’a qu’un seul objectif. 
Il s’agit de faire des économies d’échelle et de salaires. 
Les cadres seront des cadres régionaux et non plus nationaux. Les carrières seront écourtées. 

Pourquoi ne pas le faire au Siège de FTV ?

Transformer le Siège en station régionale ! 

Dites : vous en connaissez beaucoup des imbécilités pareilles dans le domaine de la gestion ? 
Il vaudrait mieux nommer mes chèvres à des postes de direction….

Vous me direz avec les dernières péripéties politico-syndicalo-médiatiques, la Reine Ernotte se retrouve enfermée dans son triste donjon, seule…

Crime de lèse-majesté, l’Etat, donc le président de la République, lui demande d’économiser 50 millions d’euros. 

C’est comme si on les arrachait de sa cassette personnelle…
Alors que franchement 50 millions d’euros sur près de 3 milliards, ce n’est pas vraiment un sacrifice. 
Mais la Reine est furieuse et veut faire payer au président, Jupiter lui-même, cette audace. 

Elle fait donc monter la mayonnaise par l'intermédiaire des syndicats-liges,qui insultent avec déraison le gouvernement, puis elle transforme le conseil d’administration en bastion de résistance à la volonté étatique et enfin, intrigue avec des complicités pour que des trahisons se fassent jour dans le parti du Président. 

La Loi de Finances, à la demande d’un député LREM envisage de faire baisser à 27 millions le montant des économies exigées. 

Mais Jupiter est furieux. Le Président de la République et chef de l’Etat actionnaire de FTV, se jette dans les bras médiatiques et privés de TF1 pour donner la Première Interview de sa vie de Président ! 

T. Thullier
Sous le regard d’un directeur de l’Info, viré de France Télévisions, et d’un présentateur journaliste, lui aussi viré par la reine Ernotte ! 
D. Pujadas
Quelle gabegie ! 
Le camouflet du Président à la Reine n’est pas resté sans suite. 
Le regard élyséen a suivi avec attention d'autres députés LREM monter au front pour imposer à nouveau, dans la Loi de Finances les économies programmées originellement. 
La ministre de la Culture aurait exigé elle-même que France Télévision fasse bien 50 millions d’euros d’économies. 
Bon ! il suffit ! 
De ces manœuvres de corridors, de ces ambiances délétères. 
Il faudrait bien que la Reine abdique pour que le peuple de France Télévisions retrouve quelques joies de travailler. 
Il faudrait aussi que Dyonisos s’installe sur les berges de la Seine. 
Le Dieu de la vigne, du vin et de ses excès mais aussi de la folie, de la démesure, du Théâtre et de la Tragédie serait à l’aise à France Télévisions.