24 mai 2017

Sosthène : en Mai fait ce qu'il te plait !


Les ombres et les nuages s’accumulent là-haut sur l’Olympe !
Au huitième étage de la Grande Machine on se fait du souci…Forcément ! 
Au départ France Télévisions devait être une entreprise normale. 
Ce qui est impossible ! 
L’audiovisuel public ne peut pas tenir dans une seule bouteille avec une seule étiquette tant ses missions définies par le Cahier des Charges sont différentes, multiples et variées. 
Le législateur , abusé par des politiciens incompétents et intéressés a mis tout un secteur dans le même sac en 2008 et depuis dix ans, la quarantaine de sociétés qui ont y été agglomérées contre toute logique professionnelle vivotent, au bord de l’asphyxie administrative et procédurière. 
L’Express avait enquêté en 2013 sur cette impéritie monumentale :
« Plus gros bénéficiaires de ces fusions, le cabinet de conseil américain Bain & Company et le français Ineum Consulting, qui ont touché respectivement 11,3 millions et 3,06 millions entre 2009 et 2010, selon le document cité. Le cabinet Sécafi-Alpha aurait perçu 660 000 euros, le club d'experts Dialogues 77 000 et le cabinet Altedia 275 000, entre autres. 
Le chantier de l'ouverture du capital de la régie publicitaire, qui n'a finalement pas eu lieu, est chiffré à 1,1 million d'euros. 
La mise en place du nouveau système de paie a coûté 607 000 euros. 
Le recrutement de deux spécialistes en risques psychosociaux, Socotec et JLO Conseil, 536 000 euros. 
S'y ajoutent 15,7 millions d'euros de dépenses immobilières et 3,9 millions de frais de déplacements, ainsi qu'un plan d'incitation au départ à la retraite qui a concerné 700 personnes pour un total de 35,7 millions d'euros. ». 
Le coût total estimé de cette fusion à ce moment-là avait été estimé à cent millions d’euros mais avec ses conséquences sur la baisse de productivité, d’enthousiasme, de créativité, on pourrait tripler ce chiffre…
Alors quand on pense que le Président Macron a dans l’idée de remettre ça et de fusionner ce qui reste à fusionner : l’Ina, Radio France, l’Audiovisuel extérieur de la France, France Télévisions…on se demande quel inconscient lui souffle des idées pareilles et suicidaires  dans l’oreille. 
Les conséquences seraient incalculables et rien qu’en alignement des salaires, il faudrait au moins vingt ans de procédures pour arriver à mettre au point un grand sac où s’empilerait une vingtaine de milliers de professionnels de l’audiovisuel public ou apparenté. 
Mais l’idée est aussi poussée par des présidents actuels qui se verraient bien à la tête d’un immense désordre pour dissimuler leur incompétence…
D’ailleurs France Télévisions est un peu l’éprouvette de ce phénomène. 
En haut, une reine au pied d’oie qui dirige un royaume dans un état de confusion extraordinaire, assistée par une oligarchie triomphante qui en assure le dysfonctionnement. 
Je vous rappelle que c’est nous les grecs qui en avons inventé le mot. « Les oligarchies sont les sociétés dont le gouvernement est ouvert à tous les citoyens mais où, en fait, ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci. »
D’ailleurs regardez dans la Principauté de l’Information de France Télévisions : son gouverneur vient de perdre la tête ! 

Il a démissionné de ses fonctions. 
Dans toute entreprise, il serait déjà dehors à chercher du travail. 
Mais pas là, défaillant au regard de ses missions, il n’a strictement rien fait. 
On pourrait le charger de pêchés mais ce philosophe-là, s’il a eu parfois des initiatives louables, n’a aucune idée de ce qu’est l’information de terrain ou le reportage, aucune idée professionnelle tout court ! Il est donc parti. 
Mais comme il appartient à cette oligarchie qui s’échange les postes et se tient au chaud, il reste dans France Télévisions avec un salaire qui doit osciller entre dix et vingt mille euros et les avantages de la fonction. 
Ah mais la place de directeur est bonne dans l’oligarchie de France Télévisions…
Ils sont 263. Ils entretiennent cette pagaille et courbent l’échine devant les colères castratrices de la Reine Ernotte dont le défaut principal et suicidaire est de penser qu’elle a toujours raison surtout dans un domaine qu’elle ne maîtrise pas. 
Par exemple : comme si après l’affaire Bygmalion, les observateurs de France Télévisions n’étaient pas capables de reconnaître un saucissonnage illégal de marché public comme cela se passe actuellement dans l’histoire des marques à modifier inutilement et de l’habillage à refaire. 
Ce qui coûtera au total, des centaines de milliers d’euros d’argent public.

Il y a, par exemple, la Principauté de la Production. 

France Télévisions possède un secteur d’activité, reliquat d’un temps où les chaînes ne se réduisaient pas à être de simples diffuseurs. 
Qui fait de la production ? Des techniciens, réalisateurs, studios, car de productions scripts etc... 
Il y a de tout pour tourner et produire mais quoi ? 
La Reine décide de faire un feuilleton avec tous les moyens nationaux... 
Ho pas un grand feuilleton, mais un truc à la mexicaine ou à la brésilienne, un « soap » comme on dit en parlant de ces pauvres séries qui étaient financées par des marques de savon aux Etats-Unis…
Bon, cahin-caha, on met ce soap-là en route. 
C’est un produit de flux, destiné à être diffusé tous les jours. La machine qui le fabrique est d’une délicatesse et d’une grande qualité professionnelle. 
Et les producteurs privés se frottent les mains …
Car, ce que les conseillers bidons de la Reine Pédauque ne lui ont pas dit, c’est qu’une fois que l’armée de ses propres techniciens se sera épuisée à fabriquer un produit anémique, abondant et invendable, quand il faudra remplir la case des grandes productions de stock : les séries policières hebdomadaires, les grands docu-fictions de prestiges qui font par exemple la richesse d’une télé publique comme la BBC, il faudra se tourner vers les sociétés de productions privées qui attendent dans l’ombre de piocher dans les caisses d’argent public de France Télévisions…
Il aurait fallu avoir une grande professionnelle à la tête de France Télévisions pour dessiner des stratégies crédibles et adaptées au Temps. 
Malheureusement, ce n’est pas le cas. 
La Grande machine s’emballe, le royaume se délite. 
Les barons-directeurs rigolent et partent au soleil se dorer la pilule en faisant oui-oui au Numérique pour calmer la Reine… 
Tiens les outremers, en tant que grec et berger philosophe, j’aime bien parler des anciennes colonies… 
On reviendra sur le sujet parce que France Télévisions, pour ce qui concerne l’oligarchie, l’incompétence et la joie de vivre a un modèle ultramarin !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire