02 avril 2017

Sosthène : quid de France Télévisions après le discours lénifiant de Delphine au Conseil d'Administration ?


En Grèce, on aime bien les dauphins…

Ils sont facétieux, moqueurs, intelligents et flottent entre deux eaux. 
Un peu comme Delphine, la Cheffe de la Grande Machine de France Télévisions. 
Elle, qui a des airs d’institutrice sage avec son cartable de prof, calme et rangée, ne dissimule guère le caractère bien ancré de ceux dont les veines charrient des gouttes de sang basque ou corse… 
Mais le caractère trempé n’est pas tout s’il n’est pas mâtiné d’une intelligence logique et adaptative et pour nourrir une intelligence, il faut un regard sur la réalité.

On pourrait se convaincre que France Télévisions va bien, financièrement et le dire tout haut pour persuader les élus, les scrutateurs de tout bord que l’on mène sa barque avec finesse et componction et puis il y a un moment où même les chiffres de disent pas la vérité…

Alors peut être que dans la colonne des poireaux de France Télévisions, on a réussi à les équilibrer avec les carottes et les choux fleurs mais dans la réalité, cela ne veut rien dire. 
D’abord les coûts de grille n’ont pas diminué tant que cela et on a acheté de la daube.La preuve ? 
Ce sont les audiences perpétuellement en baisse… 
On va continuer parait- il à faire des économies…
Là, il est vrai que les économies ont touché tous les services de France Télévisions mais cela a rompu l’équilibre délicat et industriel de la machine à faire de la Télévision : 
- il n'y a plus d’argent pour les reportages de France 2. 
il n'y a plus plus d’argent pour sortir les moyens de captation pour les journaux de France 3… 
il n'y a plus plus de renforts, de CDD, de pigistes, de jeunes à embaucher...

En l’espace d’un an ou deux, Delphine a réussi à faire vieillir les rédactions d’un siècle. 
Où on voit des vaillants reporters de 68 ans repartir sur le terrain pour réaliser des sujets que devraient faire des gamins de vingt ans enthousiastes et fébriles. 
En devenant une unique machine administrative à la merci de quelques chercheurs de coûts, France télévisions s’est débarrassée de l’enthousiasme et   de la créativité ! 

Là où régnaient les journalistes, les réalisateurs, les producteurs, les écrivains, les ingénieurs, les techniciens, on ne voit que circulaires administratives, protocoles insondables, économies de bouts de ficelle.

Economies ? 
Alors que les voitures de fonctions directoriales roulent toujours, qu’on privatise à prix d’or le Service des Sports et que les gestionnaires RH et gourous de la communication idiote plastronnent dans des réunions interminables…
France Télévisions est bien devenue, non pas une série de chaînes de télé mais une machine absurde qui sert à gérer l’administration de ces chaînes. 

Aucune souplesse, aucune vision, aucun respect des publics français et on frémit quand Dame Delphine annonce que la priorité future est la réorganisation de l’entreprise…

Mais que va-t-elle nous inventer ? 

On verra bien, car si la dame patronnesse a une montre pour mesurer le temps qui lui reste, nous, les bergers grecs, avons le Temps …

Le temps pour voir et constater. 
On attendra les résultats de la chimérique SVOD comme on constate le naufrage de France info !

Et non, 72 millions de clics sur une souris ne veulent pas dire que 70 millions de français regardent France info…

Fatigants, ces arguments capillotractés du discours présidentiel !!!
Ces temps-ci, en plus, tous les dirigeants, pour faire plaisir à la Présidente, ne parlent que du Numérique. 
Ce qui est risible et tragique. 
Comme si l’avenir de la télé se passait sur les réseaux sociaux, autre appellation, en fait, de l’activité de sociétés américaines de communication comme Facebook. 
Mais les études récentes le laissent supposer : la télévision de masse a toujours sa place dans la société française. 
Elle demeure un point de rencontre social et familial, ce que ne peut réaliser l’écoute ou la vue d’images et de textes sur un smartphone. 
Mais à FTV, on ne jure que par les clics et par la mise au point en grand secret d’un réseau de communication, type facebook. 
Des missi dominici sont envoyés dans tout l’Empire pour former et persuader. Les publics pouffent de rire dès qu’ils ont le dos tourné : les normes sont floues, le matériel pas acheté et l’objectif incompréhensible… 

On a le temps …ils ont la montre !

Bref, je pleure sur ma montagne grecque dans l’odeur du thym et du serpolet en priant que le Dieu suprême et patron de l’Audiovisuel Public, le Zeus qui sortira des urnes pourvoit un jour, le poste de Président de France Télévisions par une personne qui connaisse l’univers compliqué de la Télévision et en particulier celui de l’audiovisuel public et surtout sache combien la tâche est immense.

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