19 avril 2017

Sosthène : FTV une vision de boutiquier !



Calimero !

Je croyais que les Dieux de l’Olympe me donnaient le bonjour en grec ! 
Mais non c’était une parole échappée de la bouche de Zeus en lisant le dossier du journal économique les Echos consacré à Delphine Ernotte ! 

Ben alors mémère : on découvre la Vie et le monde horrible des dirigeants de l’audiovisuel public ?  

« Être patron de France Télévisions, c'est accepter de passer son temps à se faire engueuler. On prend des coups tous les jours et on n'a que très rarement des compliments... Ça développe l'humilité », dit-elle d'un ton philosophe. 

Je comprends mieux l’exclamation divine : Calimero, c’est le poussin italien avec sa coquille sur le chef qui se demande toujours ce qui va lui tomber sur la
tête. 
L’analogie est plaisante avec Delphine : un peu la même silhouette et porter sur la tête son berceau Orange en permanence, c’est tout à fait, elle.                                                                                       
C’est quand même extraordinaire de vouloir se faire nommer à la tête de la Grande Machine sans connaître le profil du poste, la raison d’exister de France Télévisions, et les techniques de production… 
Oubliés les Desgraupes, Han, Hervé Bourges, Michèle Cotta… 

Le poste de Président de l’audiovisuel public s’est fortement dégradé depuis trois mandats pour aboutir à la situation insane que l’on connaît actuellement.

Il vaut mieux rire quand on voit les incroyables aventures d’un Field, directeur de l’Information ! 
Comme le disait un grand journaliste de France 2 : on fait comme d’habitude : on baisse la tête, on courbe l’échine en attendant la prochaine équipe… Triste sort !
C’est vrai que la gestion Delphinienne de France Télévisions n’est pas le fruit d’une grande vision révolutionnaire. 
Ce sont des actes de boutiquier. 
Par exemple, je gère les ETP à la baisse pour économiser et proclamer un bilan nickel. 
Les ETP forment un peuple étrange et anonyme : les Equivalent Temps Plein. Les âmes grises de France Télévisions. Il y en a dix mille. 
Pour équilibrer le paquebot, on en supprime parfois. On en licencie ou on les pousse au départ comme avec ce contrat générationnel, inspiré de la gestion « Ernotienne » de Orange. 
Les ETP : moins il y en a, plus le budget revient à l’équilibre. 
Pour payer des directeurs comme le cacochyme Xavier Couture dont le salaire équivaut à plusieurs ETP de base !
Ces économies permettent de mettre au point des organigrammes poétiques ou il existe des « directeurs de la coordination de l’excellence et de la programmation numérique »

Pour affirmer un semblant d’autorité, il est très important de nommer des directeurs. 
Souvent sans condition : Le Huitième étage décide de changer la directrice de France Ô, la chaîne vitrine des outremers, qui fait à peu près 0 pour cent d’audience ! 
Rassurez-vous, ce n’est pas un assassinat : une directrice est appelée à d’autres fonctions tout aussi prestigieuses et une autre la remplace. 
Oui, il faut une femme et si possible originaire des outremers et socialiste ou apparentée. 
On nomme des symboles, des images, pas des réalités ! 
Après tout, la télé, c’est du spectacle ! 
Autant commencer en interne. Le problème, c’est que la nouvelle directrice va dilapider 30 millions d’euros de grille de rentrée auprès de sociétés de production qui vont lui faire une cour passionnée dans les alcôves ouatées des restaurants proches de France Télévisions et qu’au bout d’un an, l’aiguille de la médiamétrie n’aura pas bougé.

France Ô aura coûté un bras de trente millions d’euros (ce que les hiérarques de France tv appellent une grille pas chère !) pour les programmes, a quoi se rajoutent les salaires et l’entretien d’une rédaction de cinquante journalistes dont les journaux ne sont absolument pas regardés et une palanquée de secrétaires, techniciens, ingénieurs, réalisateurs, pour une audience de queue de cerise ! 
Oui mais voilà : France Ô à Paris c’est la vitrine des outremers voulue et demandée par un syndicat et des hommes politiques d’outremer croyant que cette présence signifie quelque chose. 
En réalité la vitrine est cassée depuis belle lurette et personne ne veut acheter les produits exposés. 
De toute façon, on s’en fout : ils sont payés avec de l’argent public. La Redevance...Cette manne qui tombe du ciel sur les erreurs de France Télévisions. 

Delphine Ernotte aurait pu d’un trait de plume corriger et annihiler cette tromperie coûteuse. On ne demandera pas, conditionnellement, à la nouvelle directrice de faire en sorte d’aller au-delà du 1 pour cent sans inonder les écrans de télénovelas brésiliennes ! 
Si tu ne fais pas un pour cent avec trente millions d’euros, t’es virée !
Un acte révolutionnaire demande du courage et de ne pas être inféodée aux pouvoirs de la politique…
Ce qui, manifestement, n’est pas le cas. 
Et puis le coup de la Manne fonctionne toujours : Delphine, c’est son but veut changer le nom des chaînes, « réajuster les marques » ! 
N’importe quoi ! Ma grande tante, dans le Cantal dit toujours » Antenne 2 » et le mot France, depuis plus de mille ans, a quand même quelque chose d’indémodable ? non ? 
Mais la fantaisie « ernotienne » devrait coûter plus que quelques centaines de milliers d’euros si les marques »se réajustent ». 
Pas grave ,semble-t-il, on a supprimé des ETP, des âmes grises, pour réinvestir dans des caprices !

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