14 avril 2017

Les Echos : dithyrambe pour Delphine !

L'article d'Audoin Desforges fait la part belle à la PDG de France Télévisions, omettant de préciser que si, effectivement, une nouvelle chaîne, France Info , a été créée, c'est à la demande du Chateau, sans parler du coût et de la désespérante audience qui n'arrive pas à dépasser les 0,2% ! 
Audiences en panne les après-midi sur France 2, pantalonnade en matière de débat politique, bref, beaucoup de critiques non-formulées.


France Télévisions : Delphine Ernotte, une femme surexposée

Deux ans après sa nomination controversée à la tête de France Télévisions, elle voit les courbes d’audience fléchir et les polémiques se multiplier à l’approche des scrutins du printemps. 
Pas de quoi abattre l’ingénieure hyperactive, qui compte bien contrer l’offensive des Netflix et autres.

« Être patron de France Télévisions, c'est accepter de passer son temps à se faire engueuler. On prend des coups tous les jours et on n'a que très rarement des compliments... Ça développe l'humilité », dit-elle d'un ton philosophe. 
Depuis sa nomination il y a deux ans, Delphine Ernotte s'en est pris, des coups. De véritables camouflets même. Et ce, dès le début. 
Rarement la nomination d'un dirigeant d'un groupe public aura été aussi contestée. On lui a reproché, en vrac, son inexpérience - elle n'avait pas dirigé, n'était même pas passée auparavant dans un groupe de médias, ayant travaillé vingt-cinq ans chez Orange - ; ses accointances politiques, ou du moins des réseaux à gauche ; la pratique du plagiat - Mediapart a soutenu qu'elle se serait inspirée du projet de son concurrent Didier Quillot. Au final, sa désignation a même fait l'objet d'un recours en justice. Autant dire que la première femme présidente de France Télévisions était attendue au tournant. 
Ces derniers mois, le concert des critiques ne s'est pas vraiment calmé - la période préélectorale n'est pas propice à un apaisement. Marine Le Pen en a fait sa cible préférée, l'accusant de « rouler » pour Emmanuel Macron. Dernier coup dur en date : l'annulation, faute de combattants, de l'ultime débat entre les onze candidats à la présidentielle, le 20 avril, trois jours avant le premier tour, avec lequel France 2 espérait battre des records d'audience.
« Elle ne s'attendait sans doute pas à cette surexposition médiatique. Le moindre truc prend rapidement des proportions gigantesques, et elle est régulièrement menacée sur les réseaux sociaux », confie une de ses proches. 
Il faut dire que depuis sa prise de fonction, à la rentrée 2015, la quinquagénaire, bosseuse acharnée, n'a pas choisi de faire profil bas. Au contraire, elle a multiplié les projets extrêmement visibles : refonte des après-midis, lancement de la chaîne d'info en continu, mise en place d'un plan « création », projet dans la vidéo à la demande par abonnement... Pour n'en citer que quelques-uns. Les professionnels du secteur reconnaissent que la nouvelle présidente est allée vite, peut-être plus vite que ses prédécesseurs. « J'ai fait ou j'ai lancé tout ce que j'avais prévu », se félicite-elle. 
C'est l'un des piliers de la « méthode » Ernotte : le pas de charge. Qualifiée tantôt de battante, tantôt de rouleau compresseur, elle a déjà imprimé une marque profonde dans un groupe de près de 10 000 collaborateurs. « Quand on a trop de temps, on se pose trop de questions, on est tenté de couper les cheveux en quatre, et cela peut créer des inquiétudes chez les équipes. La seule façon d'avancer c'est de faire les choses rapidement », affirme cette petite-fille de résistant.

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