29 avril 2017

Qui pour remplacer Cohen à Inter ?


On débute le "Mercato".
Radio France va probablement se séparer de Patrick Cohen au profit d'Europe 1.
Il rejoindra ainsi le Frederic Schlessinger ( l'ex-N°2 de Matthieu Gallet )qui vient d'annoncer son départ.
Cohen prendra la place de Thomas Sotto à la matinale.
Les audiences de la station privée sont catastrophiques et Lagardère entend les remonter avec des contrats mirobolants qui ne sont cependant rien en comparaison des pertes accumulées auprès des annonceurs.

28 avril 2017

Pour 250 000 € tu n'as plus rien ...

                               

Quels seront donc les noms des chaînes de France Télévisions ?
Un "chantier", le mot est à la mode, est en cours.
Tiennent la corde : France.2, France.3 etc.
Vous avez bien lu, c'est le point qui est important.

Il va donc coûter au contribuable 230 000 €, ce qui, pour les spécialistes est une plaisanterie : s'y ajouteront, outre les traditionnels changements d'en-tête de papier à lettre, de cartes de visite, de Stickers sur les véhicules, sur les boules anti-vent des micros mais surtout modification des génériques et des habillages.
Ceci étant un point à 250 000 € c'est deux fois moins cher que les deux points jaunes de France Info à 500 000 € !

Anecdotique mais significative, la Pdg de FTV souhaite passer du 8e au 3e...


L'ADAP en parlait voici quelques jours, la Cheffe de France Télévisions souhaiterait déménager ses bureaux du 8e au 3e.
Autrement dit de l'étage Directorial à celui il faut le reconnaître plus animé des Rédactions.
Delphine Ernotte souhaite-t-elle jouer le rôle de Super Rédactrice en Chef coiffant ainsi de son autorité impériale et éditoriale les soutiers de l'information et tenant pour nul et non avenu son Directeur de l'Information, bien cabossé il faut le dire après une motion de défiance sanglante.
Les quelques informés se perdent en conjectures...

27 avril 2017

Amusant le courrier du Pdg de Radio France après le départ de son N° 2, ça ne passe pas !


"Chers toutes et tous,

Jeudi dernier, Radio France a été saluée par des résultats d’audience historiques : avec plus de 14,5 millions d’auditeurs chaque jour, jamais les radios du service public n’ont été autant écoutées.

Nous pouvons être collectivement fiers et je vous remercie toutes et tous d’avoir apporté votre contribution à cette construction commune.

Aujourd’hui ces magnifiques résultats laissent croire à nos concurrents qu’ils peuvent résoudre leurs problèmes en s’attachant les services de certains de nos talents. Nous devons le considérer comme un hommage à notre réussite collective.  

C’est évidemment la liberté de chacune et de chacun de choisir une nouvelle aventure chez nos compétiteurs. Mais le succès, comme les audiences, ne s’achète pas.   

Ma conviction est que notre réussite est d’abord le fruit d’un travail patient, opiniâtre, imaginatif auquel chacune et chacun des collaborateurs de Radio France a apporté son savoir-faire avec passion. 

Je veux vous redire ici ma confiance et ma détermination à défendre les intérêts de Radio France, son rôle social, son utilité pour la collectivité à l’heure où notre pays se révèle plus fracturé que jamais, doute de ses atouts, de son identité républicaine, de ses valeurs démocratiques.  
Plus que jamais nous devons informer, éclairer, faire comprendre le monde dans sa complexité mais aussi ses richesses. C’est en étant fidèles à notre histoire et en se projetant dans l’avenir et ses nombreux défis que nous accomplirons au mieux nos missions.

Je sais que Radio France est faite de femmes et d’hommes de grandes qualités qui ne demandent qu’à les déployer davantage. Je sais aussi qu’elle peut donner envie à d’autres de nous rejoindre dans cette aventure collective. 

C’est la force du service public que de donner l’occasion à des talents de travailler et de s’exprimer en toute indépendance des intérêts politiques et économiques. Nous allons continuer. C’est notre chance et notre mission à tous.

Très belle journée à vous.
Mathieu Gallet
Président-directeur général / Chairman & CEO"

Sosthène Président


C’est nous, les grecs, qui avons inventé la démocratie, la dictature aussi… 

Bref on a essayé, au gré de nos cités, tout ce que l’esprit humain pouvait inventer de structures politiques. 
Alors une élection présidentielle, cela ne me fait pas peur. 
On sait déjà qu’on y utilise mensonges, exagérations et que la vérité ou la réalité sont rarement au rendez-vous des candidats. 
Soyons donc clairs et transparents : Gauche ou Droite…
Peu m’importe, la réalité qui se dissimule derrière ces mots est élastique et adaptable…à la République. 

Le problème réside dans le fait d'une candidate qui vient en droite ligne d’un parti, créé par une organisation fasciste : Ordre Nouveau, et qui compte parmi ses parrains, nombre d’anciens Waffen SS ou notables pétainistes. On peut avoir cette mémoire et penser que l’Histoire fabrique aussi le présent, voire le futur. On peut aussi se souvenir pourquoi si peu de français se sont retrouvés à Londres en 1941 et constater que la ré-émergence de cette sombre force politique est concomitante avec la disparition de ces anciens guerriers dans la mémoire des français d’aujourd’hui.

Ce long préambule pour expliquer pourquoi je réfléchissais à un seul projet politique concernant l’audiovisuel public : celui d’Emmanuel Macron. 
Et j’en suis désolé ! 
Car ce qu’il y a encore de plus dangereux que le front pourri des sombres fascismes pour une démocratie républicaine ouverte, c’est l’incompétence et le « je-m’enfoutisme ».
Donner une quelconque crédibilité au projet d’Emmanuel Macron concernant la télévision et la radio publiques, c’est laisser de côté tout espoir de vraie réforme populaire de l’audiovisuel public. 

En ces temps troublés, un seul homme a lancé un appel : Pascal Josephe. 
Cet ancien candidat à la présidence de France Télévisions a écrit une lettre décrivant avec justesse, mesure et réalisme l’audiovisuel public aujourd’hui, son état et ce qui pourrait être son avenir. C’est un appel du 18 juin en plein mois d’avril…
Le projet « macronnien » veut réunir dans une même structure tous les audiovisuels publics : Radio France, l’INA, France Télévisions et l’audiovisuel extérieur…
C’est une fausse bonne idée. 
Car la structure énorme que cela implique deviendra totalement ingouvernable, ingérable comme l'avait été feu l'ORTF. 
Les économies d’échelle ne se feront jamais…            
Quant à mugir « Numérique ! Numérique » comme des veaux sautillants, ce n’est pas réaliste. 
Les révolutions numériques sont acquises quand elles deviennent populaires et utilisées. 
Il y a nombre d’applications pour téléphone : tournage, montage, trucage, enregistrement du son en commentaire qui ne seront jamais utilisées. 
Tout simplement parce que cela ne correspond ni aux habitudes de lecture des téléspectateurs, ni aux habitudes de travail rapide des équipes de France Télévisions. 
Ces révolutions de salons parisiens sont le reflet du boboïsme ambiant, horripilantes…

FTV vient successivement de perdre des sommes d'argent considérables, de l'argent PUBLIC 
-  dans une chaîne d’info imaginaire, qui n'est pas regardée : FranceInfo TV,pour laquelle on "clike" rarement, 
- dans la mise au point de nouvelle marques en saucissonnant un marché public, 
-  dans un tas de trucs, de services, de directions qui ne servent jamais. 263 directeurs à France Télévisions… 

Bref un sacré bazar qu’il faut reprendre en main. 
Delphine Ernotte doit en avoir marre : elle veut quitter son huitième étage pour descendre au troisième et se rapprocher des rédactions ? 
Elle a des lubies ! 
Elle peut aussi redescendre au rez-de-chaussée de France Télévisions et faire hôtesse pour accueillir le public… 

France Télévisions a mal au cœur et des bleus à l’âme. Cette grande machine construite par dépit n’a jamais réuni l’ensemble de ses salariés. 
Il faut lire et relire la lettre de Pascal Joseph et comparer, avec la période de totale impéritie et d’incompétence directoriale et professionnelle ce, que France Télévisions vit actuellement. 
Quant au projet MACRON, lui accorder la moindre pertinence n’est pas un service à rendre à la République…
Surtout si l’autre opportunité est d’appliquer le rapport Schwartz (actuel conseiller de Macron), déjà ancien mais fait avec une médiocrité et une méconnaissance confondante de l’audiovisuel. 
Bref, on n’est pas sorti de l’auberge de la Reine Pédauque !!

26 avril 2017

Schlesinger de Radio France à Europe


L'ADAP l'avait annoncé voici plusieurs semaines, Frédéric Schlesinger, le vrai patron de Radio France partira bien pour Europe 1 où il y a un véritable ménage à faire après la chute vertigineuse des audiences.
Frédéric Schlesinger est un vrai professionnel de la Radio, il en connait toutes les ficelles et aussi toutes les trappes !
C'est sous sa direction que le Service Public de la Radio (toutes chaines confondues) accumule les succès.
Mathieu Gallet n'aura donc pas su garder celui qui l'avait fait roi...

25 avril 2017

Heureusement que le ridicule ne tue plus, il n'y aurait plus de sages au CSA !

TF1 et France 2 viennent de recevoir un courrier demandant que le duo Pujadas / Bouleau soit supprimé au profit de la mixité.
Où va se nicher cette nouvelle phobie ?
N'y a-t-il pas plus important ?
Ne pourrait-on pas demander également aussi une journaliste de moins de 50 ans, une personne handicapée et une autre issue de la "diversité".
Est-ce vraiment cela qui compte : l'apparence, le "paraître" ? ou la pugnacité et la qualité même de ceux qui posent les bonnes questions.
Ridicule !

A lire absolument le courrier de Pascal Josephe, professionnel reconnu, au CSA


Voila un courrier au CSA qui est percutant !
Pascal Josèphe, ce n'est pas n'importe qui !
Ce fut un patron reconnu du Service  Public ayant également une grande expérience du privé.
Un homme qui, par les audits réalisés par sa société, a souvent participé aux différents COMEX ou CODIR des chaînes de France Télévisions. Il en connait par cœur tous les rouages.

Malheureusement lors du choix  du Pdg de FTV par le CSA, en 2015, ce n'était pas le candidat du Château, l'institution de régulation, le petit doigt sur la couture du pantalon, a opté pour la Patronne d'Orange avec le succès que l'on sait.


Monsieur le Président,

Je me suis abstenu de tout commentaire après le choix qui fut le vôtre le 23 avril 2015, il y a deux ans, pour la présidence de France Télévisions.
Je m’adresse à vous aujourd’hui, en tant que professionnel et en tant que citoyen très inquiet de la situation de la télévision publique. Si des candidats à l’élection présidentielle envisagent de réduire son périmètre et son financement, c’est qu’elle prête le flanc, ne parvenant à faire la preuve ni de son exemplarité éditoriale et sociétale, ni de la pleine légitimité de la redevance. 
Dans les mois qui viennent, l’avenir de France Télévisions sera très probablement en débat. J’y participerai et je suis déterminé à promouvoir le projet que j’avais soumis au CSA.

Je prends acte de l’annonce récente d’un résultat d’exploitation à l’équilibre, qui s’explique par des efforts de l’entreprise et par une augmentation sensible de la ressource publique. 
Il est sain et normal que l’entreprise s’inscrive à nouveau dans une trajectoire financière vertueuse, dès lors que l’offre de programmes serait bien considérée comme la toute première priorité et non comme une variable d’ajustement, ce qui est le cas depuis de nombreuses années et explique en grande partie les difficultés chroniques et structurelles de l’entreprise.

Le public se détourne massivement de l’offre de France Télévisions, ses audiences n’ont jamais été aussi basses. 
Aucun fanion nouveau n’a été hissé au sommet de l’offre éditoriale. Culture, histoire, géopolitique, divertissements de qualité, fictions audacieuses, prestigieuses, disruptives, émissions et offre numérique conçues pour reconquérir les jeunes et leur proposer des repères, programmes-évènements autour des grands sujets qui secouent la planète : rien dont on se souviendra… 
Ce n’est pas la nouvelle chaîne linéaire d’information en continu, conçue dans une précipitation pré-électorale pour tenter, en vain, de rivaliser avec ses consœurs privées , ni la promesse d’une nouvelle plateforme numérique -dont on peut aujourd’hui douter qu’elle verra le jour-, ni un nouveau et coûteux feuilleton quotidien pour fin d’après-midi, qui peuvent tenir lieu de projet, même modeste. 
L’offre régionale et ultramarine reste traitée comme un pensum, alors qu’elle devrait être le fer de lance d’une relation intime avec le public, reposant sur davantage d’information, de découverte de notre patrimoine et de la performance de nos territoires, et sur des services numériques adaptés aux nouveaux usages. 
En matière de diversité et de reflet sur les antennes de notre société telle qu’elle est, le décalage reste considérable et compromet l’une des missions essentielles de la télévision publique.

Pour tous ces manquements, la redevance perd de sa légitimité, le périmètre et les effectifs de l’audiovisuel public sont désormais en question. 
Il n’y a pourtant aucune fatalité. Il suffit pour s’en convaincre d’observer comment chez nos proches voisins européens la télévision publique a su se renouveler, s’adapter, et rivaliser tant avec la concurrence télévisuelle privée qu’avec l’offre pléthorique du web. 
Un seul mot d’ordre par exemple pour la BBC : que chaque téléspectateur, quels que soient son âge et sa condition sociale, ait une bonne raison, chaque jour, de venir consulter son offre linéaire ou délinéarisée, et cela dans le cadre d’une politique éditoriale sans complaisance.

Les créateurs sont pour la plupart déboussolés par l’absence d’une stratégie éditoriale claire et d’un cap propre à chaque antenne.
 Ils sont nombreux à serrer les dents, par crainte d’être écartés. Alors, quand ils le peuvent, ils répondent à la demande, participent à des consultations, mais surtout ils comptent sur leurs réseaux pour pouvoir travailler. 
Je les comprends, mais je leur souhaiterais meilleure considération, meilleure qualité d’écoute, transparence dans les procédures d’instruction et de sélection des projets, et plus grande complicité dans l’accomplissement  d’une belle ambition partagée. 
Ils savent tout faire, dans tous les genres de programmes, répondre aux sollicitations les plus exigeantes, faire preuve de toutes les audaces, offrir au public de quoi le faire vibrer, s’émouvoir, apprendre, découvrir, mieux comprendre notre temps, et aussi de quoi se divertir et se détendre sans s’abêtir, pour échapper à un quotidien parfois pesant. 
En concevant mon projet pour France Télévisions, je savais que la réussite reposerait largement sur eux, créateurs, auteurs, producteurs, et sur tous ces métiers souvent dans l’ombre des tournages. 
Je comptais sur ces précieux talents pour renouveler l’offre en profondeur, dans une relation de travail intense, loyale et confiante. 
Quand on sait qu’au mieux une innovation sur deux rencontre son public, et compte tenu du besoin de renouvellement radical de l’offre, ce sont cent à cent cinquante nouveaux programmes qu’il aurait fallu lancer depuis 2015, à des coûts maîtrisés et justifiés au regard de leur audience ou de leur mission de service public.

A propos des personnels de France Télévisions, nombreux sont ceux qui regrettent de ne pas se sentir engagés dans une dynamique collective et constructive, exprimant un mal-être, des risques psychosociaux et un manque sévère de reconnaissance. Ils sont conscients de leur chance d’appartenir à un groupe au passé prestigieux, de bénéficier d’un statut social meilleur que la moyenne. Malgré les impératifs de bonne gestion qui doivent conduire à la maîtrise et la baisse de la masse salariale, je suis convaincu qu’ils étaient prêts, et le sont toujours, à donner le meilleur d’eux-mêmes, conscients de leurs responsabilités vis-à-vis du public, de leurs propres familles, de leurs amis, tous contributeurs de l’audiovisuel public.

J’ai une pensée particulière pour les 2500 journalistes du groupe qui portent cette mission fondamentale d’informer, d’alerter, d’expliquer. 
Réformes organisationnelles inabouties et ligne éditoriale indécise semblent les laisser dans l’expectative et le doute, voire dans la défiance, alors qu’ils forment la plus puissante équipe journalistique de France. 
La période pré-électorale et électorale ne leur aura pas permis de faire valoir pleinement leurs compétences et leur amour du métier, comme ils l’avaient si bien fait lors des élections de 2012.

L’organisation de l’entreprise mise en œuvre depuis deux ans pose problème : sur le papier déjà, au stade du projet, elle portait en elle des germes de dysfonctionnement et notamment de déresponsabilisation des cadres dirigeants et intermédiaires, tant le sommet de la pyramide concentre les décisions. 
Ceci explique que bon nombre de professionnels de haut niveau aient refusé les uns après les autres de rejoindre le groupe. Car France Télévisions, comme les médias en général, n’est pas un corps social comme les autres. 
Pourquoi celles et ceux qui y travaillent ont-ils choisi ou ont-ils été conduits à exercer ces métiers, qu’ils soient journalistes, responsables de programmes, techniciens, managers, personnels administratifs ? 
Au plus profond d’eux-mêmes, ils ont en commun avec les créateurs d’être un peu rebelles, de ne pas se contenter du monde tel qu’il est, de vouloir le faire avancer, de témoigner, créer, partager, et contribuer à leur manière à ce qui fait société : mieux vivre ensemble, protéger la démocratie, donner à voir ce qui nourrit l’esprit critique et l’imaginaire, aider chacun à se situer dans  le temps et dans l’espace. 
Oui, ils sont ainsi, et aucun carcan ne peut les contraindre, sauf à éteindre cette petite flamme qui est en chacun d’eux. 9.000 collaborateurs de France Télévisions ne peuvent être dirigés comme 9.000 autres. Seul un projet éditorial ambitieux, responsable et partagé peut les mobiliser, les conduire sur les chemins de l’excellence. Et pour cela, la confiance doit être la règle, l’autorité s’exerçant non par la contrainte mais par la légitimité, par l’exemple, et par la reconnaissance professionnelle mutuelle.

Les pouvoirs publics et la représentation nationale ont en apparence une faible influence sur la marche de la télévision publique. Ils s’abstiennent en général de toute intervention qui pourrait être interprétée comme de l’ingérence. 
Mais ils se manifestent quand il s’agit de négocier les contrats d’objectifs et de moyens, le montant de la redevance, et de définir la règlementation et les lois. 
A l’automne 2015, au Sénat, la commission de la culture, de l’éducation et de la communication et la commission des finances ont élaboré conjointement un véritable projet pour l’audiovisuel public, portant sur son organisation, avec un rapprochement structurel de la radio et de la télévision, sur un nouveau mode de financement qui s’inspirerait du modèle allemand, sur sa gouvernance et le mode de désignation des dirigeants. Ce projet constitue aujourd’hui le socle des projets de plusieurs candidats à l’élection présidentielle pour l’audiovisuel public. 
C’est donc probablement dans ce cadre que se jouera l’avenir de France Télévisions, de ses missions, de son périmètre, de son financement.

J’aurais préféré que la télévision publique brille en ce printemps de tous ses feux, qu’elle soit reconnue pour son audace créative, pour l’harmonie, la richesse et la complémentarité éditoriales de ses antennes, pour sa contribution active au débat public, avec de bien meilleures audiences, notamment chez les jeunes et les actifs. C’eût été le meilleur moyen de justifier pleinement sa raison d’être."

France Télévisions : audiences en berne l'après-midi et claque de TF1 !


Au moment où FTV se félicite de ses résultats d'audience pour la soirée électorale du 1er tour, TF1 vient d'annoncer l'organisation d'une soirée ce soir et jeudi avec les deux prétendants à la Présidence de la République.

Au chapitre des audiences justement, France 2 est tombé parfois à moins de 5% (380 000 téléspectateurs) l'après-midi...

23 avril 2017

Résultats Départements et Territoires Outremer Atlantique

Guyane :
1) Mélenchon : 24,72%
2) Le Pen : 24,29%
3) Macron : 18,75%
4) Fillon : 14,66%
5) Hamon : 5,69%

Saint Barth :
1) Fillon 40%
2) Le Pen 22,5%
3) Macron 16,2%
4) Mélenchon 10,6%
5) Hamon 2,5%

Saint Martin :
1) Fillon :  27,19%
2) Le Pen 23,77% 
3) Macron 22,08%
4) Mélenchon 16,88 % 
5) Hamon 3,48%

Guadeloupe (80% dépouillés) :
1), Macron : 30,17%
2) Mélenchon : 24,11 %
3) Fillon : 14,75 %
4) Le Pen : 13,48%
5) Hamon : 9,89 %

Martinique :
1) Mélenchon : 27,36%
2) Macron : 25,53%
3) Fillon ; 16,85%
4) Le Pen : 10,94%
5) Hamon : 9,75%

Saint-Pierre-et-Miquelon :
1) Mélenchon 35,45%
2) MLP 18%
3) Macron 17,97% 
4) FF 9,32%
5) Hamon 8,24%

22 avril 2017

A lire dans le Parisien : Schlesinger de Radio France passerait à Europe 1



En vertigineuse perte de vitesse et au plus bas depuis 12 ans, Europe 1 doit trouver d’urgence un nouveau patron. Après la mise à pied jeudi de Denis Olivennes, l’interim d’Arnaud Lagardère, le big boss, ne devrait pas durer longtemps.

 Le gérant du groupe Lagardère a annoncé rechercher « un directeur qui incarne la station, qui y soit matin, midi et soir, et la nuit s’il le faut, probablement un professionnel de la radio, qui ait ce métier au fond de lui » Depuis quelques jours, ça s'agite dans le landernau médiatique. .
 
Selon nos informations, c’est Frédéric Schlesinger, 64 ans, directeur des programmes de l’ensemble des antennes de Radio France depuis 2014, qui tiendrait la corde. Il aurait la préférence d’Arnaud Lagardère qui l’a rencontré récemment. Outre un joli CV - il fut notamment directeur général de RFM et d’Europe 2, deux radios de Lagardère - il jouit d’une réputation de bosseur et a, à son actif, le redressement de France Inter et France Info dont les audiences sont en forte hausse. Reste que Frédéric Schlesinger n’aurait toujours pas pris sa décision. Il faut dire que le job est à risques…

21 avril 2017

L'Outremer privé d'info : le vieux réflexe colonial du CSA !


Ma barbe de pâtre grec se hérisse de colère. 

Il y a des moments où les lois électorales élaborées par des technocrates et appliquées par des technocrates ressemblent à des crétineries coloniales par exemple cette loi appliquée par le CSA et expliquée sur son site :

Période de réserve
Aux termes de l'article L.49 du code électoral, à partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser ou de faire diffuser, par tout moyen de communication au public par voie électronique, tout message ayant le caractère de propagande électorale.
En métropole et dans les collectivités d’outre-mer où le scrutin est organisé le dimanche, aucune intervention imputable à un candidat ou à ses soutiens (temps de parole et temps d’antenne), de même que tout commentaire ou toute intervention de nature à avoir une incidence sur l’issue du scrutin, ne peut être diffusée à compter de zéro heure le samedi 22 avril.
Cette obligation est avancée à zéro heure le vendredi 21 avril dans les collectivités d’outre-mer où le scrutin est organisé le samedi : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre et Miquelon.
Les télévisions peuvent cependant diffuser des images consacrées au vote des candidats, dès lors que ces séquences rendent compte de tous les candidats et qu’elles ne donnent lieu à aucune intervention de leur part.
Il appartient aux radios et aux télévisions de veiller à ce que les programmes qu’ils diffusent soient conformes à ces dispositions, y compris ceux dont le signal est diffusé ou repris outre-mer.
Du coup, par exemple, les Guadeloupéens et les martiniquais qui votent samedi n’ont plus France Inter depuis jeudi soir et le vendredi plus de JT nationaux sur la 2 ou TF1…
Pendant que Arte diffuse tranquillement son journal, commentaires politiques compris ? mais quelle est donc cette pantalonnade ?…car c’en est une
On nous explique doctement à longueur de commentaires d’experts et de sommités bureaucratiques de France Télévisions, que l’avenir, voire le présent est fait de visionnage de la télé via internet ou son portable…

Ce qui reste parfaitement possible. 

Les Guadeloupéens ou les polynésiens se sont rabattus sur l’Internet pour écouter France Inter en direct ou France Info ou regarder les journaux nationaux de TF1 ou France 2… 

Ils ont pu apprendre ainsi qu’il y avait bien eu un attentat sur les Champs-Elysées ! 
Mais aux yeux des experts du CSA, même quand la loi est imbécile, cela demeure la Loi et non pas la priorité d’information des citoyens ! 

La Direction de l’Information de l’Outremer ( oui, il y en a une parait -il !) n’a pas non plus réagi ou ouvert les antennes à des informations cruciales ! 

Ah ce service public n’est vraiment plus celui du citoyen !

Georges Pernoud : bon vent !


Dans le Figaro, annonce du départ de Georges Pernoud qui était aux manettes de Thalassa depuis plus de trente ans.
Il n'est pas tendre avec la Direction des Programmes de la Trois :

Et comment voyez-vous l’avenir de Thalassa?
Après le mois d’août, l’émission continuera sans moi. 
Depuis la nouvelle programmation décidée par Dana Hastier, elle est devenue un bouche-trou. 
Je ne sais pas qui la présentera et je ne vais pas m’en mêler.
voila qui est dit !

Elections : la Guadeloupe comme avant l'ère d'Internet


Amusant ce communiqué hors du temps ! 
Le patron de la radio de Guadeloupe ne sait peut-être pas que nous sommes en 2017, à l'heure du numérique où toutes les plate-formes ou supports sont indépendants et où l'on peut trouver l'information n'importe où sur la Toile.
Et oui, ce n'est plus l'ORTF !


Envoyé : jeudi 20 avril 2017 20:53
Objet : Période de réserve électorale à compter de ce jeudi 20 avril à 23h59 : RAPPEL

RAPPEL


Bonjour à tous,

La période de réserve électorale instituée à la veille d’un scrutin, qui aura lieu en Guadeloupe les samedi 22 avril et 6 mai s’agissant de l’élection présidentielle, aura une conséquence directe sur la tenue de l’antenne et de vos journaux et émissions :
-          nous ne prendrons pas le relais habituel de France-Info la nuit prochaine, du jeudi 20 au vendredi 21 avril, ni durant celle du 5 au 6 mai,
-          nous ne diffuserons aucun flash, ni de France-Info ni de France-Inter, durant la journée de demain, vendredi 21 avril (ni durant celle du vendredi 5 mai), dans l’intervalle compris entre 5h00 et 22h30 locales ce vendredi-là.

Je vous remercie d’en tenir compte dans l’établissement des conducteurs de vosjournaux et émissions.

Bien à vous,
Eddy

France 2 Spéciale Présidentielle : succés mitigé !



Visiblement les téléspectateurs privilégient les débats plutôt qu'une suite d'entretiens sans confrontations. Pour preuve, les résultats d'hier soir : France 2 (15 minutes pour convaincre) ne réalise que 21% d'audience, soit 4 millions six cent mille téléspectateurs là où pour son débat avec les "grands" concurrents TF 1 avait fait le double!

Sur cette même soirée, TF1 et M6 ont réuni respectivement 14,2% (3 522 000) et 10,6% (2 738 000) de fidèles au poste.

19 avril 2017

Sosthène : FTV une vision de boutiquier !



Calimero !

Je croyais que les Dieux de l’Olympe me donnaient le bonjour en grec ! 
Mais non c’était une parole échappée de la bouche de Zeus en lisant le dossier du journal économique les Echos consacré à Delphine Ernotte ! 

Ben alors mémère : on découvre la Vie et le monde horrible des dirigeants de l’audiovisuel public ?  

« Être patron de France Télévisions, c'est accepter de passer son temps à se faire engueuler. On prend des coups tous les jours et on n'a que très rarement des compliments... Ça développe l'humilité », dit-elle d'un ton philosophe. 

Je comprends mieux l’exclamation divine : Calimero, c’est le poussin italien avec sa coquille sur le chef qui se demande toujours ce qui va lui tomber sur la
tête. 
L’analogie est plaisante avec Delphine : un peu la même silhouette et porter sur la tête son berceau Orange en permanence, c’est tout à fait, elle.                                                                                       
C’est quand même extraordinaire de vouloir se faire nommer à la tête de la Grande Machine sans connaître le profil du poste, la raison d’exister de France Télévisions, et les techniques de production… 
Oubliés les Desgraupes, Han, Hervé Bourges, Michèle Cotta… 

Le poste de Président de l’audiovisuel public s’est fortement dégradé depuis trois mandats pour aboutir à la situation insane que l’on connaît actuellement.

Il vaut mieux rire quand on voit les incroyables aventures d’un Field, directeur de l’Information ! 
Comme le disait un grand journaliste de France 2 : on fait comme d’habitude : on baisse la tête, on courbe l’échine en attendant la prochaine équipe… Triste sort !
C’est vrai que la gestion Delphinienne de France Télévisions n’est pas le fruit d’une grande vision révolutionnaire. 
Ce sont des actes de boutiquier. 
Par exemple, je gère les ETP à la baisse pour économiser et proclamer un bilan nickel. 
Les ETP forment un peuple étrange et anonyme : les Equivalent Temps Plein. Les âmes grises de France Télévisions. Il y en a dix mille. 
Pour équilibrer le paquebot, on en supprime parfois. On en licencie ou on les pousse au départ comme avec ce contrat générationnel, inspiré de la gestion « Ernotienne » de Orange. 
Les ETP : moins il y en a, plus le budget revient à l’équilibre. 
Pour payer des directeurs comme le cacochyme Xavier Couture dont le salaire équivaut à plusieurs ETP de base !
Ces économies permettent de mettre au point des organigrammes poétiques ou il existe des « directeurs de la coordination de l’excellence et de la programmation numérique »

Pour affirmer un semblant d’autorité, il est très important de nommer des directeurs. 
Souvent sans condition : Le Huitième étage décide de changer la directrice de France Ô, la chaîne vitrine des outremers, qui fait à peu près 0 pour cent d’audience ! 
Rassurez-vous, ce n’est pas un assassinat : une directrice est appelée à d’autres fonctions tout aussi prestigieuses et une autre la remplace. 
Oui, il faut une femme et si possible originaire des outremers et socialiste ou apparentée. 
On nomme des symboles, des images, pas des réalités ! 
Après tout, la télé, c’est du spectacle ! 
Autant commencer en interne. Le problème, c’est que la nouvelle directrice va dilapider 30 millions d’euros de grille de rentrée auprès de sociétés de production qui vont lui faire une cour passionnée dans les alcôves ouatées des restaurants proches de France Télévisions et qu’au bout d’un an, l’aiguille de la médiamétrie n’aura pas bougé.

France Ô aura coûté un bras de trente millions d’euros (ce que les hiérarques de France tv appellent une grille pas chère !) pour les programmes, a quoi se rajoutent les salaires et l’entretien d’une rédaction de cinquante journalistes dont les journaux ne sont absolument pas regardés et une palanquée de secrétaires, techniciens, ingénieurs, réalisateurs, pour une audience de queue de cerise ! 
Oui mais voilà : France Ô à Paris c’est la vitrine des outremers voulue et demandée par un syndicat et des hommes politiques d’outremer croyant que cette présence signifie quelque chose. 
En réalité la vitrine est cassée depuis belle lurette et personne ne veut acheter les produits exposés. 
De toute façon, on s’en fout : ils sont payés avec de l’argent public. La Redevance...Cette manne qui tombe du ciel sur les erreurs de France Télévisions. 

Delphine Ernotte aurait pu d’un trait de plume corriger et annihiler cette tromperie coûteuse. On ne demandera pas, conditionnellement, à la nouvelle directrice de faire en sorte d’aller au-delà du 1 pour cent sans inonder les écrans de télénovelas brésiliennes ! 
Si tu ne fais pas un pour cent avec trente millions d’euros, t’es virée !
Un acte révolutionnaire demande du courage et de ne pas être inféodée aux pouvoirs de la politique…
Ce qui, manifestement, n’est pas le cas. 
Et puis le coup de la Manne fonctionne toujours : Delphine, c’est son but veut changer le nom des chaînes, « réajuster les marques » ! 
N’importe quoi ! Ma grande tante, dans le Cantal dit toujours » Antenne 2 » et le mot France, depuis plus de mille ans, a quand même quelque chose d’indémodable ? non ? 
Mais la fantaisie « ernotienne » devrait coûter plus que quelques centaines de milliers d’euros si les marques »se réajustent ». 
Pas grave ,semble-t-il, on a supprimé des ETP, des âmes grises, pour réinvestir dans des caprices !