20 mars 2017

Sosthène et France Ô ...


J’ai une chèvre, dans le troupeau, qui veut prendre du galon ! Devenir chef de troupeau, ou chien de berger…
Mais avouez que ce n’est pas facile…
Même avec de la formation professionnelle (elle apprend à aboyer à l’Université !). 
Le déterminisme biologique est le plus fort, inévitablement…

A France Télévisions, on peut briser les codes mais la tâche est ardue… 
Tenez, à force de faire des audiences qui frisent le zéro absolu, le Huitième étage vire la directrice des antennes de France Ô et son adjointe démissionne. 
La directrice serait remplacée par une directrice régionale, guadeloupéenne, poussée politiquement à gauche, qui a fait son job sans génie et sans éclat. 
Il y a une sacrée marge de définition professionnelle entre être directeur en région et directeur à Paris où il faut des réseaux, des carnets d’adresses, des connaissances professionnelles très pointues…Mais enfin... ON fait comme si changer de directeur allait automatiquement changer le devenir de France Ô…
Tout le monde sait dans le petit milieu de l’audiovisuel que France Ô est une chaîne politique, pour faire plaisir à l’électorat ultramarin, comme Franceinfo pour la Hollandie… 

Cet électorat regarde, en réalité, les mêmes choses que le public national. 
France Ô n’est pas regardée et coûte au moins 30 millions d’euros de grille annuelle !
Les programmes comme les émissions d’informations font des scores lilliputiens et coûtent un argent fou…Pour faire plaisir…

On aurait pu imaginer d’autres évolutions : faire un tronc commun avec les programmes des stations d’outremer ou de placer des programmes à vocation ultramarine sur des chaînes nationales de France, à France 5 comme du glorieux temps de Mascareignes sur FR3 qui faisait des scores mythiques tout en donnant une image réelle et valorisée des outremers. 
Là, la directrice de France Ô n’avait jamais mis les pieds sur une île auparavant…

Notre audiovisuel public mérite vraiment une révolution. 
De France 3, où les stations se rabougrissent de semaine en semaine, où des directeurs régionaux hilarants et tristes à la fois affichent leur panne d’idées à des rédactions entières qui ne savent plus être le miroir de leurs régions. 
Mais où va-t-on ? 
Pendant qu’une présidente joue à la trumpette en lançant des tweets vengeurs. 
Madame Ernotte a refusé une pastille humoristique réalisée par deux artistes…Et alors ! 
C’est son droit de directeur de la publication, son droit politique de cheffe ! 
Enfin, sauf si on apprend que le contrat était signé pour une série de 80 numéros. 
Série qu’il faudra payer à la société de production et que la Présidente n’avait pas regardé un numéro zéro mais une version définitive…
Comme cela se fait chez les professionnels de la profession. Mais cela, c'est bien sûr inimaginable !

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