04 mars 2017

Audiovisuel Public : pour les candidats à la Présidence, une méconnaissance du dossier !


Vu depuis ma montagne, c’est quand même un joli sac de noeuds cette pré-élection présidentielle française…

Cet embrouillaminis est imputable, sans aucun doute à la personnalité même des candidats, quel qu’ils soient…

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? 
Mes chèvres, en lisant le Monde, ont des quintes de bêlements chevrotants et joyeux ! 

Tenez l’Audiovisuel Public par exemple : un extrait signé par deux journalistes « spécialistes « de ce monde impitoyable de l’audiovisuel public...
Si vous y comprenez quelque chose , je vous offre un fromage de chèvre !

« L'audiovisuel public, point de clivage important 

( comprendre : entre les candidats !NDLR)


Le premier débat porte sur le périmètre de l'audiovisuel public : Benoît Hamon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se satisfont du nombre actuel de chaînes et radios de France Télévisions ou Radio France, mais François Fillon et Emmanuel Macron entendent le réduire.

Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait François Fillon, a ainsi estimé que le nombre de canaux était trop élevé et a appelé à une " simplification ", sans répondre sur l'opportunité de privatiser une chaîne. 
Dans son projet, M.  Macron aspire, lui, à " concentrer les moyens sur des chaînes moins nombreuses, mais pleinement consacrées à leur mission de service public ". L'ancien ministre de l'économie veut aussi " rapprocher " France Télévisions et Radio France.

Sur le financement de l'audiovisuel public, M.  Hamon veut " conforter la télévision publique ", mais a admis " hésiter " sur la publicité. 
Si son programme prévoit de la supprimer sur France Télévisions, il l'a qualifiée, jeudi, de " ressource précieuse " dont les médias publics auraient du mal à se passer à court terme. 
Dans ce domaine, le porte-parole de M. Mélenchon, Alexis Corbière, et Marine Le Pen ne revendiquent pas de changement.

MM. Fillon et Hamon envisagent, en revanche, un élargissement de l'assiette de la redevance, pour y intégrer d'autres écrans que le téléviseur. 
Un point auquel est hostile le Front national, qui préférerait " dégager des économies ", par exemple sur les " très hauts salaires " et, pourquoi pas, " sur les effectifs ".

Le FN et M.  Fillon, qui a précisé sa position jeudi après-midi, souhaitent maintenir la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), voulue par François Hollande, mais, pour le FN, à travers un CSA où la société civile serait représentée. 
M.  Corbière a évoqué une désignation par les parlementaires, tandis que MM. Hamon et Macron se rejoignent sur la volonté de confier cette mission aux conseils d'administration des entreprises publiques.

Production de contenus, une réglementation en question.

Plusieurs candidats veulent changer la réglementation de la production de contenus, mais pas forcément pour les mêmes raisons. 
Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon souhaitent " assouplir " les décrets Tasca, qui obligent les chaînes à faire fabriquer la majorité de leurs programmes par des sociétés de production externes. 
Les candidats de gauche espèrent ainsi favoriser France Télévisions, qui pourrait davantage produire en interne et en tirer des revenus. 
Indirectement, MM. Hamon et Mélenchon contenteraient les groupes privés comme TF1 ou M6, qui, depuis des années, réclament de détenir davantage de droits de production.
Emmanuel Macron semble suivre la logique des médias privés : il veut " simplifier la réglementation audiovisuelle en matière de publicité, de financement et de diffusion, pour lever les freins à la croissance de la production et de la diffusion audiovisuelles ". 
Nathalie Kosciuscko-Morizet rêve de voir émerger des " Airbus des contenus ", lorsque Marine Le Pen veut, comme d'autres, conserver " l'exception culturelle ", dit M. Sala.
Du côté des institutions, Benoît Hamon souhaite davantage de collaboration entre le CSA, le régulateur de l'audiovisuel, et l'Arcep, celui des télécoms. 
Jean-Luc Mélenchon veut créer un " conseil supérieur des médias ", qui rassemble le CSA, la Commission paritaire des publications et agences de presse, et L'Autorité de régulation professionnelle de la publicité. " Le CSA est trop à distance des citoyens ", explique M. Corbière, avant de conclure : " C'est une bonne chose de critiquer les médias. "

Alexis Delcambre, et Alexandre Piquard  © Le Monde

Bref, du bruit, du vent et pas grand-chose.

De ce galimatias, il ressort des idées intéressantes parfois. 

On notera que la gauche et l’extrême-gauche veulent supprimer une loi issue de la réflexion de la gauche et l’extrême-gauche.

La loi TASCA, qui a littéralement coulé l’audiovisuel public et créé la sous-production française : des magazines, des documentaires, des émissions tournées par des sociétés de production ( souvent créées par les présentateurs célèbres des chaînes publiques payés à prix d’or) faisant appel à une main d’œuvre payée, elle, au lance-pierre, de l’intermittence du spectacle, un lumpen-prolétariat au service détourné de l’audiovisuel public…

Bref, même sur l’Olympe, on ne sait à quel dieu se vouer !

Pour ma part je vais finir par choisir Dionysos pour oublier l’état de l’Audiovisuel Public. 

En fait à la lecture de cet état des lieux, on s’aperçoit que : soit les candidats n’ont rien à dire sur l’Audiovisuel public, soit leur vision est loin d’être citoyenne. 

La crainte est grande devant cette méconnaissance affichée, qu’ils laissent tout simplement le système sclérosé en place. Un système à trois milliards d’euros quand même...

Même le Macron s’y met au chapitre de l’ignorance : il faut unir France Télévisions et Radio France ! 

Pourquoi faire ? 

Agrandir cette énorme machine ingouvernable ? 

Faire des économies d’échelle en achetant des ascenseurs ?

On ressuscite la SFP, l’INA et TDF, on les agglomère à Radio France, France Télévisions pour refaire un gigantesque ORTF ? 

Rappel quand Giscard D’estaing, président jeune et courageux, un peu le Macron de l’époque, fait éclater l’ORTF, par la Loi du 7 août 1974, qu’il juge énorme : il y avait 12000 "agents" ! 

Aujourd’hui, la réunion de Radio France et France Télévisions, cela ferait quinze mille personnes.

Tout ce petit monde, dispersé sur tout le territoire, dans des stations autonomes et désargentées, coupées de leurs publics, occupées par des personnels qui s’interrogent sur leurs missions, du moins sur la clarté de leurs objectifs.

Gouverné par des dirigeants de rencontre qui partiront, instantanément oubliés, et seront remplacés par un énergumène choisi par un organisme technique incompréhensible ou siègent des journalistes hors d’âge, des ingénieurs goutteux et des productrices surendettées !

J’avais rêvé d’un autre Monde ! 
Un petit effort, mesdames et messieurs les politiques ! 

Il y a certainement ce Grand Projet qui motivera le monde de l’audiovisuel Public, qui fera rêver journalistes, techniciens, réalisateurs à des écrans plus grands ! 
Un petit effort, pour dix mille salariés (ceux de FTV) et trois milliards d’euros….
Sosthène

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