31 mars 2017

Les Echos : pour la Pdg de FTV tout va pour le mieux...

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Entretien pour les Echos avec Delphine Ernotte réalisé par Marina Alcaraz et Alexandre Counis.


Quelles sont vos priorités pour 2017 ?


Comme l'an dernier, nous nous sommes engagés à l'équilibre et nous le tiendrons. Mais allons pouvoir financer nos investissements. Nous investirons principalement dans la création originale française, notamment en fiction, dans le numérique avec le lancement de nouvelle plateforme. Sur le seul volet création, en tenant compte des investissements dans la fiction et des accords sur tous les autres genres, c'est 60 millions d'euros en plus sur trois ans.

Comment allez-vous abaisser les charges ?


Sur les cinq dernières années, 90 millions d'euros ont été économisés sur le coût de grille, ce qui a généré un appauvrissement de l'offre. Nous allons inverser la tendance : la priorité sera désormais donnée au développement des programmes - on augmente le coût de la grille dès 2017 - et nous allons réformer, réorganiser la structure pour faire des économies. Cela passe par un contrôle de la masse salariale. Nous nous sommes engagés au non-renouvellement d'un départ sur deux, ce qui signifie environ 500 départs d'ici à 2020. En dépit du lancement de la nouvelle chaîne d'info en continu Franceinfo qui a nécessité des recrutements, nous avons réduit nos effectifs de 92 équivalents temps plein (ETP) en 2016. Ce qui est en ligne avec notre objectif sur cinq ans.

Où en êtes-vous sur le projet de lancement d'un service de SVoD ?


ça avance bien. La refonte de la plate-forme de replay et de vidéo à la demande est prévue pour mai, et le lancement de la SVoD se fera en septembre. Nous allons travailler avec des producteurs français : nous avons déjà reçu cinq accords de principe de la part des producteurs, sur la dizaine sollicités. Nous avons choisi un système qui s'apparente un peu au dépôt-vente : nous aurons accès à leurs catalogues (même s'ils pourront avoir des accords d'exclusivité par ailleurs) et nous partagerons les revenus en fonction de ce qui est effectivement visionné. Pour eux, ce sera donc des recettes en plus, alors que les oeuvres françaises ne sont pas toujours bien exposées. Et nous garderons la main sur l'éditorial. Nous avons accès à des millions de personnes, auxquelles on peut proposer par exemple les anciennes saisons d'une série à l'occasion de la sortie d'une nouvelle, des programmes sur un thème donné grâce à des algorithmes de recommandation, mais aussi des nouveautés.

Vous discutiez également avec d'autres chaînes publiques étrangères sur ce projet SVoD...


Les discussions se poursuivent avec nos homologues belge, suisse et canadien. Il y a une envie commune mais un problème de droits à régler : nous n'avons pas forcément les droits pour les pays étrangers, et eux n'ont pas forcément les droits pour la France.

Quels revenus cela permettra-t-il de générer ?


A l'horizon 2020, je veux que France Télévisions génère 15 millions d'euros de recettes supplémentaires, en dehors de la publicité. C'est le modèle économique de l'avenir. Le service public doit dégager des ressources comme le fait la BCC et s'adapter aux évolutions commerciales.

Plusieurs candidats ont critiqué ouvertement le projet de débat du 20 avril. Le maintiendrez-vous ?


Le service public est là pour garantir le débat démocratique. C'est pour cela que nous souhaitons organiser le seul débat à onze candidats sur une grande chaîne nationale. C'est le meilleur moyen de garantir l'égalité entre tous les candidats. Mais nous ne sommes arcboutés ni sur les dates, ni sur le format.
J'entends les interrogations des candidats et la préoccupation du CSA. J'ai demandé à Michel Field de trouver un accord leur qui convienne à tous. J'ai confiance dans les rédactions pour proposer la meilleure formule qui permette à chacun de s'exprimer et à tous les citoyens de se faire une opinion.

Les audiences restent en berne, notamment l'après-midi. Estimez-vous avoir fait ce qu'il faut pour résoudre ce problème ?


Le problème est surtout cantonné aux après-midi, car l'access va très bien, l'info à 13 heures comme à 20 heures aussi, et le matin également avec notamment Télématin sur France 2. L'après-midi est donc un point de fixation, sur lequel nous travaillons. Cela fait une quinzaine d'années que cet horaire est en souffrance. Mais les choix faits à la rentrée 2016 n'ont pas convaincu. Nous allons donc procéder par étapes.

A moins de 0,5%, l'audience de votre chaîne d'info reste faible...


Il faut encore qu'elle progresse, c'est sûr. Mais une de nos études montre que 75% des Français passent sur Franceinfo au moins une fois par mois. C'est assez bien réparti entre Web, télé et radio, et 22% utilisent les trois.Nous sommes très satisfaits de l'offre numérique, qui marche bien, notamment auprès des jeunes.
En février, il y a eu 72 millions de visites sur web et mobile. Les vidéos sont regardées dans 60% des cas sur le mobile. Quant à l'audience radio, loin d'être cannibalisée par la chaîne comme certains le redoutaient, elle est au contraire soutenue par celle-ci.
M. A. et A. C., Les Echos

29 mars 2017

Alain Weill pas tendre avec France 2

Le patron de BFM Télé, Alain Weill, ne fait pas dans la dentelle quand il s'en prend à la concurrence, ici, France 2 et l"Emission Politique" :
"On n'est pas là pour une foire d'empoigne à onze, ce serait catastrophique. Il faut que tous en aient conscience, notamment ceux que l'on peut appeler les petits candidats",
"Si tout partait en vrille, ce ne serait bon pour personne. C'est de l'intérêt de tous se mettre au niveau d'un débat présidentiel". Le débat sera, lui, "sans surprise et sans comique à la fin".
Visée la participation, pas toujours heureuse en ce qui concerne le fond du débat, d'un(e) invité surprise, cher(e) a Field. Ceci étant cela a le mérite de faire parler... la preuve !

Le Canard : "L'Emission Politique"




28 mars 2017

Sosthène : l'agoraphobie ...



Je deviens agoraphobe…
Vous savez les Agoras…Ces petites messes organisées un peu partout par la direction de France Télévisions pour persuader par lot de 100 personnes que la Tête de France Télévisions ne sent pas aussi mauvais que l’eau du vieux port du Pirée !
Il y a bien eu à Paris, une Agora pour séduire une centaine d’élus locaux. 
Une action politique pour séduire ! 
Mais bon cela n’a pas l’air d’avoir si bien marché. 
Les politiques en ont vu d’autres, des opérations « poudre aux yeux » … 

La plus belle des opérations organisée par la Direction de France Télévisions est celle mis au point pour sauver le directeur de la Réunion…
M. Vizy
Nommé par le réseau politique socialiste de l’Outremer, coordonné par Marc Vizy, conseiller à l’Outremer du toujours président François Hollande. Ce directeur régional-là fut son Volontaire à l’Aide Technique quand le conseiller présidentiel regardait passer le Maroni sous les fenêtres de sa résidence sub-préfectorale guyanaise. 

Monsieur le directeur de la Réunion est un impénitent séducteur et un bourreau administratif mais pas vraiment un champion de l’audiovisuel. 
Les rédactions, télé et radio, de la Réunion sont largement démotivées. 
Les programmes télés et radios ne cartonnent pas vraiment et la concurrence privée exulte de tant de médiocrité publique et d’argent jeté par les fenêtres. 
Le budget de Réunion Première : une vingtaine de millions d’euros de redevance ! 
Alors quelqu’un, dans un endroit douillet, entre Malakoff et le Huitième étage de France Télévision a imaginé une opération de sauvetage et d’encouragement : organiser une Agora à la Réunion. Deux têtes d’affiche : l’inénarrable
X. Couture
Xavier Couture directeur général délégué en charge de la stratégie et des programmes de France Télévisions et le resplendissant Walles Kotra, « directeur exécutif en charge de l’Outremer au sein de  France Télévisions » 
W. Kotra
Les deux vizirs suivis par une légion de mamamouchis qu’on croyait réservée à l’armée turque du Temps de Soliman le Magnifique, avec des titres à rallonge façon généraux mexicains...Qu’on en juge ! Il y a même un Directeur de la coordination des performances et des structures !
Ouf le choc de simplification n’a pas touché FTV…

C’est rassurant ! 

Je savoure le calme et la tranquillité de mes montagnes…Mais j’y pense si vous lisez bien, sur la pièce jointe, le nombre de voyageurs sur billets d’avion et frais de représentation somptuaires ; bien loin de ceux réservés aux pigistes à destination de la Réunion.
L’île intense accueille 16 touristes de France Télévisions. 
16.. un chiffre magique : la Télévision fait 9 points d’audience…
Ridicule pour une télé régionale et la Radio plafonne à 7. Voilà 9 plus 7 cela fait 16..
Enfin pas de chance pour les mamamouchis, au rythme où dégringolent les audiences réunionnaises, il y aura moins d’invités à chaque Agora… 
Jusqu’au jour où tout le public sera contenu dans une seule salle de la très belle station qu’on vient de   construire  près de l'aéroport, pour 23 millions d’euros…
Pour le confort de ses salariés ? ! 
Pardon, j’y vais. 
Mes chèvres rigolent...Ca fait tourner le lait pour le yaourt..grec !

27 mars 2017

Version 2 de FranceInfo : le compte-rendu de la CGT


Même s’il n’y a pas eu officiellement de lancement d’une version 2 de l’offre sur le canal 27, des évolutions ont été mises à l’antenne depuis le début de l’année.

 Modification du « ticker », le bandeau de bas d’écran : agrandi, il passe à deux lignes et contient plus d’infos. 
Depuis début janvier, les journaux télévisés ont été revus : plus orientés « news », plus longs (13 minutes), plus sanctuarisés, avec une présentation des titres devant le totem et ensuite un présentateur assis de manière plus classique. 
L’utilisation du « hub » (écran tactile) de l’atrium a évolué, avec l’utilisation de vidéos.
 La direction souhaite désormais développer l’utilisation du second hub situé dans l’espace JT et qui n’est pas utilisé pour l’instant. Ils aimeraient pouvoir le connecter à internet pour interagir avec, mais cela pose des problèmes de sécurité qui ne sont pas réglés pour le moment. 
Evolution majeure, depuis le 13 février, avec la suppression des JT de la demi-heure en période verte (9h30-18h).
 Dorénavant, Radio-France fournit, spécifiquement pour le canal 27, un rappel de titres étoffé de 3 minutes à la demi-heure. Illustré avec l’habituel totem. 
A cette occasion, l’éclairage du décor titres de Radio France a été amélioré. Il y a donc désormais des titres de Radio-France à 20, 40, 50, ainsi qu’à 30 en période verte. Les titres de 10 ont été supprimés du fait de l’allongement du journal de l’heure. 
Autre évolution d’importance, le lancement d’un journal de 25 minutes à 18h, présenté par le duo Louis Laforge / Sorya Khaldoun. Il se termine par une page de sport puis par le module « vu », importation du « Zapping » de Canal+. 
A la suite, l’Instant module, de 18h36 à 18h54, présenté par Adrien Rohard, entouré de journalistes de l’atelier des modules et des partenaires extérieurs ou internes (INA, FTR, etc.). 
Un accord a été signé avec Brut, le site de Renaud le Van Kim, pour une diffusion exclusive de ses contenus sur l’antenne et les sites de Franceinfo. 

Dans la perspective des présidentielles, la direction constitue une « cellule élection » autour de Gilles Bornstein et de Caroline Le Junter.
L’objectif sera d’inviter des personnalités politiques dans la tranche 21h30/minuit. 
Autres évolutions : une séquence décryptage justice par Dominique Verdeilhan, un retour sur les grands procès par Clément Weill-Raynal, un module décryptage d’image par Hervé Brusini, un module et une émission hebdomadaire présentés par Claire Chazal (sans surcoût, assure Germain Dagognet), une séquence économie avec François Lenglet. 


La commission a vivement dénoncé l’omniprésence de M. Lenglet et de sa vision libérale de l’économie, comme seul expert sur le sujet. Franceinfo devrait au contraire recourir à une diversité d’experts représentant les différentes approches de l’économie.

La chaîne du service public ne peut se contenter de véhiculer l’idéologie dominante, comme le font déjà les chaines d’information en continu dont elle entend se démarquer.

Dans le même esprit, une discussion s’est engagée en commission sur la vampirisation du plateau de Franceinfo par France 2 pour ses soirées électorales. 
Germain Dagognet répond que ça rajeunit l’image de France 2 et que ça permet aussi de rapprocher et de familiariser les équipes. Pour la commission, cela pénalise Franceinfo qui se retrouve reléguée sur le plateau de RadioFrance où tout le monde est tassé autour de la table du studio des Informés.
 Germain Dagognet reconnaît que c’est une forme de sacrifice de Franceinfo au bénéfice de France 2. 

De notre point de vue, cela brouille aussi l’image de Franceinfo, puisque son plateau très identifié sert de cadre à l’idéologie du 20h de France 2, qui débarque là avec son habituel cortège d’éditorialistes multicartes, tous porteurs d’un discours univoque, libéral et réactionnaire. Peut-être serait-il opportun de limiter l’hégémonie de France 2 sur le reste du groupe… 

Le « 6h Info » La commission s’est émue de découvrir le projet de « 6h Info » par les bruits de couloir. Il s’agit d’une évolution de grille qui mérite un débat au sein de la Casmoa, dans la mesure où elle impacte à la fois Franceinfo et la grille de France 2. 
Depuis le 20 mars, en lieu et place du jeu « Les Z’amours », France 2 diffuse une demi-heure d’information fabriquée par Franceinfo, dans le décor de l’atrium, avec un habillage spécifique (un mix entre l’identité de Télématin et celle de Franceinfo : on passe du « gris-jaune » au « rouge-blanc »). L’édition est incarnée par l’anchorman matinal du Canal 27, Laurent Bignolas. 
Pendant ce temps, le canal 27 diffuse, lui, le signal de France 24. La direction met en avant la demande de la direction de France 2 et de William Leymergie, afin de renforcer la tranche de 6h face à BFM et aux autres chaines d’info en continu, et de booster l’audience de Télématin. Elle met en avant des chiffres prometteurs, lors de la 1re matinale. 
Les membres de la commission pointent un risque pour l’identité des chaines et une porosité de plus en plus fréquente entre France 2 et Franceinfo (Télématin, soirées électorales, visages récurrents des contributeurs de la 2). 
A quand la fusion-absorption ? 
Germain Dagognet assure qu’il y aura toujours des éditions distinctes entre Télématin et la matinale de Franceinfo. 
Ces évolutions contribuent à renforcer l’inquiétude des équipes de Télématin, quant à l’avenir de la tranche d’info emblématique de France 2. 
Les membres de la commission ont rappelé que Télématin était de loin la 1re source de recettes commerciales de France 2 (21%) et qu’il fallait préserver ce patrimoine. 
Nous rappelons également que l’objet de la commission et des groupes de travail passés et en cours est d’interroger les fonctionnements et la mutualisation des moyens entre France 2 et la chaîne info, afin d’évaluer quel est le bon niveau. 
Force est de constater qu’à ce jour, le fonctionnement voulu par la direction porte préjudice à l’antenne de France 2.
Il demeure de nombreux bugs lors des transferts de sujets de l’atrium vers France 2, une grande hétérogénéité dans la qualité des sujets fournis par les deskeurs (aussi bien sur la forme que sur le fond) ou des difficultés liées à l’identité de chaque édition, notamment en ce qui concerne le rythme et la longueur des sujets. Les éditions de Télématin sont courtes et les sujets aussi.
Ce n’est pas toujours le cas de ceux fournis par Franceinfo, ce qui pose problème. Par ailleurs, nous rappelons que, tant que le fonctionnement transitoire est maintenu à Télématin (2 rédacteurs + 4 monteurs), ces salariés doivent être loyalement utilisés, ce qui n’est pas leur sentiment.
A plusieurs reprises, les rédacteurs de Télématin ont été cantonnés à un travail de desk pendant que les deskeurs de Franceinfo allaient sur le terrain.
Quant aux monteurs, ils se sentent acculés à une forme d’obsolescence programmée, réduits dans le meilleur des cas à des rôles de « réparateurs de sujets », privés – contrairement à tous leurs collègues – d’un référent lors du passage au logiciel de montage Adobe Premiere. 
[...]
Laurent Bignolas note également que l’équipe du matin a de grandes difficultés à récupérer des sujets, en particulier régionaux, quand elle sait pourtant qu’ils ont été tournés. 
Il y a un vrai problème de coordination et d’échanges. 
La direction a été interpellée sur l’utilisation par Franceinfo d’une séquence d’images tournée par la rédaction nationale avec les douanes. Ces images devaient faire l’objet d’un floutage, elles engageaient la parole de la journaliste de la rédaction nationale de France 3. Une deskeuse de Franceinfo a trouvé les images dans Dalet et les a utilisées pour illustrer un desk, ce qui pose des questions de sécurisation des rushes et d’éthique.
La direction répond que ces images n’étaient accompagnées d’aucune alerte et que donc personne ne pouvait savoir qu’il y avait une restriction à leur utilisation. 
[...]

Audiences contrastées entre le privé et le service public...



Au chapitre des audiences cette fin de semaine, c'est comme d'habitude "Sept à Huit" qui caracole en tête avec 22,3 % de Part de Marché. Au total donc 3,3 millions de téléspectateurs.
"Vivement dimanche" est en baisse avec près de 2 millions de fidèles avec la moitié de PDM de TF1.
Quant à France 3, la chaîne fait jeu égal avec France 2.

23 mars 2017

TF1 vs FTV : David et Goliath !





Pour fabriquer un fromage j’ai 90 chèvres…
Pour fabriquer le même fromage, France Télévisions en a près de 800 à la louche...
Et pourtant mon fromage est le plus regardé à la télé !

Je viens de me réveiller, tremblant dans ma toge de berger grec, en crise, effrayé par une Armée des Ombres surgie de l'autre côté de l'Achéron de l'Audiovisuel public, le fleuve croupi où dérivent les audiences… 

A TF1, le gros cylindre-citadelle, à côté de France Télévisions, on compterait 2800 salariés, dont 90 journalistes, semble-t-il, pour la rédaction qui fabrique le 13h et le 20h. 
Les chiffres sont difficiles à cerner, TF1 s’est lancé dans un amincissement de sa masse salariale depuis quelques années : en quatre ans plus de 850 personnes sont parties sans crise et avec un chèque. 

C’est un élément de comparaison pour France Télévisions dont les chiffres sont scandaleux : au milieu des quasi-dix-mille salariés, la Plus Grande Rédaction d’Europe : celle de Paris !
On estime que plus de 800 cartes de presse se bousculent dans le grand paquebot des bords de Seine de FTV. 
Pas vraiment un gage de fierté !
J’ai enlevé les journalistes des régions de métropole ou d’outremer qui ont un métier et une productivité différente de ceux de la Rédaction nationale et qui sont plus proches de leurs publics respectifs. 
Il en resterait quatre cents pour les journaux de France 2 et plus de trois cents cinquante pour les journaux nationaux de France 3. Et 50 pour France Ô. 
Ce sont des traits grossiers pour mieux comprendre la situation inextricable. 
Par exemple :
Un journal national dure une trentaine de minutes. 
Il y a dix minutes de plateau avec le présentateur et vingt minutes d’images de reportages, ou acquises dans les échanges internationaux, ou produites par les équipes de la chaîne…
En clair une dizaine de reportages sont produits chaque jour pour être diffusés dans les journaux d’une seule chaîne publique nationale.
Cela devrait faire travailler une vingtaine de journalistes en reportage, une dizaine de journalistes à l’édition du journal et cinq ou six rédacteurs-en-chef : 35 par jour par chaine, donc 70 pour les deux chaînes, s’appuyant sur un réseau de correspondants ou de stations régionales pour les deux chaînes à l’étranger et en France…
Comptons large, avec les remplacements de congés, les malades, les renforts. 
Disons qu’une rédaction nationale pour chaque chaîne de service publique : 100 journalistes chacune ! 
et là on doit pouvoir travailler sur leur cohésion, leur cohérence, leur convergence… 
Mais que font les 600 autres alors ? 
La plus Grande Rédaction d’Europe (France 2 et France 3) fait appel à des sociétés privées pour fabriquer ses magazines d’investigations, se fait voler le Grand Débat, parti avec talent sur TF1, engloutit une direction de l’Information incongrue et incapable et attend, terrée dans l’ombre. 
Les éditions des journaux nationaux sont devenues des citadelles dont les mini-rédactions, serrées autour du présentateur-baron, inventent des moyens pour ne pas faire appel aux 600 journalistes qui attendent dans les services, l’arme au pied en produisant des reportages qui ne sont jamais diffusés.
Des structures fantômes comme IV3, l’Université ou les rédactions numériques absorbent quelques dizaines de cartes de presse…pour aucun impact…
Juste des hamsters dans la roue. 
Ils bougent et courent mais ne produisent rien. 
Le plus drôle et dramatique à la fois, c’est le choix des réformateurs. 
Le Huitième étage - l’Olympe - désigne des directeurs réformateurs, des secrétaires généraux, qui inventent des systèmes nouveaux pour remettre en ordre de production cette masse industrielle. 
Il suffit de regarder les organisations proposées pour pouffer de rire : des usines à gaz incroyables et pensent-ils, futuristes. 
Gérées par des logiciels administratifs qui rendraient fou Kafka. 
L’un de ces logiciels inventés par un administratif particulièrement retord empêche un journaliste de faire autre chose que sa tâche désignée. 
Plus possible pour un rédacteur-en-chef de remplacer en région un présentateur…pas deux choses à la fois !
Des carcans administratifs qui empêchent le travail, l’imagination, la souplesse, la réactivité, l’efficacité. 
Cela se paye ! 

TF1…90 journalistes. Première chaîne d’information…

France 2 - France 3… 800 journalistes…et un fromage si mauvais qu’on paye des vaches pour en faire !

Parait que Dame Ernotte, en son donjon, ne rigole plus…Franchement comme je la comprends. 
Elle n’est pas aidée par son comité exécutif ! 
A TF1 et M6, et même BFM, on se poile comme disent mes biquettes !

22 mars 2017

En travaillant à FTV Delphine Ernotte perd de l'argent !



Sources : 20 Minutes - Dreuz - BFM Business
"Alors que France Télévisions vient d’être épinglé par la Cour des comptes, ces révélations font désordre. 
Delphine Ernotte, présidente du groupe audiovisuel, touche un salaire fixe de 322 000 euros brut par an, auquel s’ajoute un bonus pouvant atteindre 78 000 euros, (soit 400 000 €) avance BFM Business.
Selon le site, ce montant est deux fois moins important que celui qu’elle percevait quand elle était à la direction d’Orange, mais il est identique à celui que recevait Rémy Pfimlin, son prédécesseur, et surtout supérieur à celui de Patrick de Carolis, qui émargeait à 240 000 euros brut en fixe, et pouvait espérer un bonus de 60 000 euros maximum.
Delphine Ernotte moins payée que certaines stars de la chaîne
BFM Business souligne que, selon les estimations, Delphine Ernotte touche deux à trois fois moins que les animateurs phares des chaînes du groupe France Télévisions qui, eux, sont rémunérés par des boîtes de production externes.
D’après la Cour des comptes, 191 salariés de France Télés toucheraient plus de 120 000 euros brut par an, 547 autres, plus de 96 000 euros et 1 415 plus de 70 000 euros. Le rapport des experts de la rue Cambon dénonce des « pratiques critiquables », comme le cas de salariés en CDI qui perçoivent une rémunération additionnelle en provenance, par exemple, d’une société de production externe.
Le salaire médian à France Télévisions est de 49 320 euros brut en 2015, autrement dit, il y a autant de salariés qui perçoivent un montant supérieur que de salariés qui touchent un montant inférieur à cette somme. Le salaire moyen, lui, était de 62 900 euros en 2014."

20 mars 2017

Sosthène et France Ô ...


J’ai une chèvre, dans le troupeau, qui veut prendre du galon ! Devenir chef de troupeau, ou chien de berger…
Mais avouez que ce n’est pas facile…
Même avec de la formation professionnelle (elle apprend à aboyer à l’Université !). 
Le déterminisme biologique est le plus fort, inévitablement…

A France Télévisions, on peut briser les codes mais la tâche est ardue… 
Tenez, à force de faire des audiences qui frisent le zéro absolu, le Huitième étage vire la directrice des antennes de France Ô et son adjointe démissionne. 
La directrice serait remplacée par une directrice régionale, guadeloupéenne, poussée politiquement à gauche, qui a fait son job sans génie et sans éclat. 
Il y a une sacrée marge de définition professionnelle entre être directeur en région et directeur à Paris où il faut des réseaux, des carnets d’adresses, des connaissances professionnelles très pointues…Mais enfin... ON fait comme si changer de directeur allait automatiquement changer le devenir de France Ô…
Tout le monde sait dans le petit milieu de l’audiovisuel que France Ô est une chaîne politique, pour faire plaisir à l’électorat ultramarin, comme Franceinfo pour la Hollandie… 

Cet électorat regarde, en réalité, les mêmes choses que le public national. 
France Ô n’est pas regardée et coûte au moins 30 millions d’euros de grille annuelle !
Les programmes comme les émissions d’informations font des scores lilliputiens et coûtent un argent fou…Pour faire plaisir…

On aurait pu imaginer d’autres évolutions : faire un tronc commun avec les programmes des stations d’outremer ou de placer des programmes à vocation ultramarine sur des chaînes nationales de France, à France 5 comme du glorieux temps de Mascareignes sur FR3 qui faisait des scores mythiques tout en donnant une image réelle et valorisée des outremers. 
Là, la directrice de France Ô n’avait jamais mis les pieds sur une île auparavant…

Notre audiovisuel public mérite vraiment une révolution. 
De France 3, où les stations se rabougrissent de semaine en semaine, où des directeurs régionaux hilarants et tristes à la fois affichent leur panne d’idées à des rédactions entières qui ne savent plus être le miroir de leurs régions. 
Mais où va-t-on ? 
Pendant qu’une présidente joue à la trumpette en lançant des tweets vengeurs. 
Madame Ernotte a refusé une pastille humoristique réalisée par deux artistes…Et alors ! 
C’est son droit de directeur de la publication, son droit politique de cheffe ! 
Enfin, sauf si on apprend que le contrat était signé pour une série de 80 numéros. 
Série qu’il faudra payer à la société de production et que la Présidente n’avait pas regardé un numéro zéro mais une version définitive…
Comme cela se fait chez les professionnels de la profession. Mais cela, c'est bien sûr inimaginable !

France Ô : changement de patron(ne) ?



S. Gigon

S. Gengoul
Ce devrait se faire prochainement, Wallès Kotra qui dirige pour l'instant l'ensemble de l'Outremer à France Télévisions devrait annoncer le remplacement de Sophie Gigon par la Directrice de la station de Guadeloupe Première, Sylvie Gengoul.
D'aucuns s'interrogent sur cette nomination d'une professionnelle, proche de Taubira, qui a surtout fait carrière dans le secteur de l'Information et qui a pour seule expérience la Direction de l'Antenne Télé de Guyane Première...

18 mars 2017

France Télévisions :Laurent Benhayoun, le retour, Cécile Lefèvre....



 
Ce DRH qui avait été évincé du poste de patron des Relations Humaines de l'Outremer au profit de Sylvain Guidot se retrouve donc patron de celui-ci et également responsable des autres secteurs de cette activité.
En revanche, Cécile Lefevre, très brillante professionnelle (elle avait refusé le poste de DRH de l'Opéra de Paris voici quelques années) semble faire de l'ombre à sa hiérarchie...

Grève à France 3 Auvergne Rhone Alpes


"La qualité et le contenu du journal régional et des émissions d'information ne correspondent plus au niveau d'exigence des téléspectateurs",
Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), il y a 24 grévistes dans la rédaction, sur 35 inscrits au tableau de service, ce qui empêche la tenue des journaux télévisés régionaux du midi et de 19H00, ainsi que l'enregistrement de l'émission politique du dimanche. La direction compte elle 29 grévistes sur les 119 inscrits au tableau de service, tous métiers confondus. 
"C'est une revendication proprement rhône-alpine, mais on n'est pas les seuls" à connaître cette situation "car les rédactions en région sont très diversement dotées numériquement", a expliqué à l'AFP Myriam Figureau, déléguée syndicale SNJ. 
France Télévisions avait annoncé en juillet dernier un plan d'économies à horizon 2020, qui doit passer par la suppression de 500 postes à cette échéance, avec le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

14 mars 2017

Censure : Ernotte, la trouille des politiques !!!



L'ADAP se faisait l'écho la semaine dernière de la vague de censures qui sévit à France 3.
Il faut dire que l'exemple vient de haut !
La PDG de France Télévision, Delphine Ernotte, vient de censurer - interdire donc, la diffusion d'un sketch - sur France 2. et ce 1H avant le passage à l'antenne.
Dans cette pastille, Mathieu Madénian et Thomas VDB 
écorchaient, un peu, deux hommes politiques....
Il devrait y avoir près de 80 autres sketchs toujours au même emplacement c'est-à-dire juste après le JT de Pujadas. Au moment de la plus grande écoute.


13 mars 2017

Sosthène : liaisons dangereuses ...


Mes chèvres râlent mais je reste propriétaire du troupeau…

Pensez bien avec mes relations célestes, je pourrai faire du fromage de seconde catégorie, voire pas de fromage du tout, je resterai le patron ! 
C’est un peu ce qui se passe dans la Grande Machine de France Télévisions… 
Le directeur général est « filloniste », la Présidente est « macronienne », la directrice de la communication est « macronienne », forcément ! 
Et le reste du troupeau directorial avance dans le sens du vent politique…. 
Pff ! quelle idiotie... 

Tiens ! Au lieu d’être berger-philosophe-poète, je serai Président de la République, nouvellement élu sur un programme de probité, d’intelligence, de compétence, (et ils le sont tous !) je n’accorderai aucune faveur officielle à une équipe qui a triché, menti, détruit, même partiellement, une entreprise publique de trois milliards d’euros de budget et qui compte près de dix mille salariés… 
Je serai Président, ce serait même dans le grand sac des liaisons dangereuses que je rangerai ce type de relations. 
Et je ne ferai aucun cadeau. 
Le bilan du quinquennat passé est plutôt lourd : panne d’intelligence et de compétence, nominations truquées et naufrage des idées audiovisuelles de la France… 
Voyons voir, je viens d’être élu Président et ma seconde préoccupation, après les relations internationales avec les USA de Trump et l’Union russotique de Poutine, serait d’abonder le budget d’une Titanic audiovisuel ? 
LOL comme disent mes chèvres !

Plus sérieusement, par où passe l’avenir de France Télévisions ?  

Certainement pas par une femme où un homme providentiel ! 
L’avenir est fixé par l’évaluation des besoins de la société civile en matière de transfert d’informations. 
Ces informations globales sont d’ordre culturel, technique, scientifique, administratif, politique. 
Ce sont des briques mentales qui aident à construire le citoyen et la démocratie dans la République…
Facile d’écrire cela mais concrètement ? 

J’irai vers un audiovisuel complexe avec des idées simples.

 Définir les régions économiques réelles et leurs publics et leur redonner une télévision publique démocratique et puissante qui accompagne la vie sociale et économique de ces régions, ainsi que leur rayonnement international !

Redonner au secteur privé, la liberté de faire de l’argent et rendre la chaîne nationale France 2 à sa vocation de société privée. 
Diffuser de la Science, de l’Histoire, de la Musique, etc…

Libéré des contraintes de la mesure de l’audience. 
France Télévisions est un ensemble d’usines qui fabriquent de l’image et du son pour le plus grand nombre. 
Le moyen de diffusion n’est pas son travail : actuellement le mass media passe par la diffusion numérique terrestre…

Son futur ? peu importe. 
Le rôle de France Télévision est la fabrication de contenus, pas d’applis pour le téléphone…
Il semblerait judicieux de consacrer chaque euro à la création de qualité, à l’Information de service public, et non, comme actuellement à la mise au point de systèmes de diffusion numérique sur smartphone !!! 

La Grande Machine tourne follement ces temps-ci… 
il serait illusoire de penser une seconde, même s’ils se tutoient, qu’un Président, quel qu’il soit, couvre les turpitudes professionnelles d’une présidente. 

Le rôle de ce président sera, très certainement, de clarifier la situation, de mettre à plat le système de nomination des PDG de l’audiovisuel public, encore une fois. 

On voit maintenant que le système actuel a produit n’importe quoi. 

Une commission parlementaire devrait à nouveau examiner et proposer. 
Là-aussi, le système n’est pas infaillible. 
La dernière commission a mis tout l’audiovisuel public dans une impasse en prônant la concentration …
il faudrait faire preuve d’imagination et de professionnalisme de la part des élus, députés et sénateurs… 

Moi aussi j’ai pensé à la concentration : mettre dans le même troupeau mes chèvres et mes chats…
Pour produire du lait, ce qui reste l’objectif principal de l’entreprise bergère, c’est pas gagné !