27 février 2017

France Télévisions, un scandale à venir : l'utilisation de l'argent public pour financer une hypothétique Vidéo à la demande !


Il pleut sur mes montagnes grecques et ces cascades ruisselantes me font penser à l’argent de France Télévisions…
Un fil conducteur intéressant pour comprendre la Grande Machine !
Forcément le taux d’évaporation du budget qui avoisine les trois milliards d’euros est élevé. La masse salariale des presque dix mille salariés  engloutit une bonne partie du trésor…
Le taux d’encadrement est élevé et la prime d’intéressement aussi, versée même à ceux qui s’endorment dans leur bureau sans diriger de service ! 
L’argent coule en torrent du côté des sports : il faut acheter les droits du tennis ou du rugby ou encore du Tour de France !
Est-ce vraiment le rôle du service public de diffuser des événements sportifs qui seraient de toute façon diffusés par les chaînes privées. 
Le public n’y perdrait rien : ni sa redevance ni le spectacle. 

Roland-Garros pour cinq éditions coûte à ma cousine, bergère dans le Cantal, agricultrice en retraite avec 600 euros mensuels…87 millions d’euros extraits de la redevance !! Elle n’aime pas le tennis ! 

Pour le Tour de France jusqu’en 2025, les droits payés par la redevance publique de France Télévisions sont si élevés qu’ils sont gardés secrets. 

Des droits qui s’additionnent aux budgets énormes de production puisque c’est aussi France Télévisions qui assure le tournage et la diffusion. 
Dans le Tour de France Télévisions, il n’ya pas de cols, juste des gouffres, sans que l’état ne vienne siffler la fin de la partie! Pourquoi faudrait-il qu’il intervienne ? 
Tout simplement parce que le législateur, en supprimant la publicité après vingt heures a acté la fin de la course à l’audience du service public. Mais tout en faisant l’inverse : en dépensant des centaines de millions d’euros pour diffuser des évènements sportifs pour s’assurer de bonnes audiences !! Allez comprendre !!
Les chèvres…Elles rigolent !

Autre torrent financier qui prend naissance là haut dans la montagne, au huitième étage : le Netflix à la française dont veut se doter Delphine Ernotte. 
Le conseil d ‘administration de FTV vient de l’approuver...Comme si c’était un gage de réussite ! 
On sait que le modèle économique de Netflix est tendu :
l’entreprise de Sacramento n’a pas de marge de manœuvre. 
Bien que s’appuyant sur un catalogue de séries et de films assez somptueux, elle va se lancer dans la production de films de cinéma de premier plan pour rester en tête. Netflix s’appuie aussi sur le catalogue (de service public) de la BBC.

Et là aussi, la rentabilité n’est pas évidente. 

Amazon a choisi de se lancer dans le même service mais de façon très timide. Dans le principe de « pay- per- view ». 
En France, le modèle classique de Canal plus est en train de s’écraser. 
Le géant Orange n’y va pas : trop d’incertitude techniques et financières...
Et à France Télévisions, la Cheffe en tête, on y  court. 

Sur un principe pas vraiment moral : le citoyen français, qui paie sa redevance pour avoir une télévision de service public de qualité, devra payer un abonnement, environ dix euros par mois, pour revoir des émissions, des séries, des productions françaises déjà payées et financées par  l’argent de la redevance


France Télévisions est une société de service public et  pas n’importe quelle entreprise de service audiovisuel ou d’épicerie. 
Envisager de revendre à des publics qui ont déjà payé le service à travers la redevance c’est une forme d’arnaque. 
Ni plus ni moins. 

Quant à la rentabilité financière, les vieux bergers grecs comme moi n’ont pas de boule de cristal mais payer 120 euros par an au moins pour voir des productions françaises .

…Bref ce torrent financier risque bien  de finir dans une vasière…
Mes chèvres rigolent. Pas moi.
Sosthène  

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