29 décembre 2016

Peillon le 3 janvier à L'Entretien Politique....mieux que rien...


Finalement, Vincent Peillon, s'il ne participera pas à "L'Emission Politique" de France 2, décroche, après de nombreux atermoiements, une version rallongée de "L'Entretien Politique", version light de celle de Pujadas et Salamé : soit une trentaine de minutes !
C'est ce qui avait été fait pour la droite avec Nazthalie  Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé.
Ceci étant cela n'a pas le même retentissement qu'une émission en prime de plus de deux heures !

Sosthène : bonne année !


Bonne année…2017…
Je frissonne dans ma toge : l’hiver est rude dans l’Olympe de la télé publique. 
Parfois, je me balade dans les rues de FTV comme Diogène, mon confrère, une lanterne à la main, en plein jour, je cherche un professionnel !
Après une nouvelle année de gestion « Ernotienne », on peut tirer un bilan de certitudes :
-  Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est réellement composé de veaux gras inutiles, appuyés par une technocratie invraisemblable, incapable de mettre au pas des chaînes privées à la vulgarité indicible ! 
Un CSA qui a voulu jouer aux apprenti-sorciers en nommant une dirigeante d’entreprise privée, sans réel bilan industriel, dans un secteur dont elle ignorait tout.
On connait aujourd’hui le résultat de ces expérimentations :                   Gestion financière catastrophique, 
      Gestion des ressources humaines hallucinante,                 Audiences en baisse dramatique toute chaînes confondues. 

-  Voilà, au bout de quinze mois d’expérimentation « Hollandienne », la télévision publique est en naufrage quasi-total. 
Il a suffi de deux heures et trente- neuf minutes devant les députés pour s’en persuader ! 
La prestation présidentielle de Delphine Ernotte a été au-dessous de tout : affichant une méconnaissance des outils comme des pratiques professionnelles ! 
le COM a été signé avec le gouvernement, qui n’en a cure, contre l’avis du Sénat et le doute affiché de l’Assemblée nationale. Sans oublier l’assentiment de syndicats-liges dont les secrétaires nationaux ne cherchent que par la flatterie à obtenir postes et prébendes…
L’un d’eux, petit marquis des Provinces de l’Est, affirmant même publiquement : « Delphine ne me refuse rien...Je suis très ami avec son petit-cousin ! » Authentique, pitoyable et incroyable…

Pendant ce temps-là, chausse-trappes et corruption morale s’infiltrent dans les états-majors des chaînes…
A France 2, une coterie s’enferme dans le journal de 20h comme dans une forteresse, recréant le phénomène qui a abouti à la plus grande rédaction inutile de France : près de 400 journalistes nationaux pour produire vingt minutes de reportages réels par jour ! 
Les prochains dirigeants videront la forteresse du JT et remplaceront sa garnison par de nouveaux petits soldats. Les anciens seront stockés dans les camps des services où ils ne produiront rien en attendant, qu’un retournement les propulse à nouveau vers les sommets…
Le cycle infernal d’une Cour et des courtisans de la Reine est en place. 
Les uns désirant plus que tout le poste, souvent inutile et inactif, de leur directeur, font tout pour saper la fonction et son autorité tout en affirmant, la main sur le cœur, qu’ils sont les meilleurs des collaborateurs. 
A Malakoff, un directeur incompétent et suffisant fomente des complots et des machinations risibles avec un syndicat pas vraiment réformateur, pour prendre la place de Walles Kotra, directeur général délégué, misant tout à la fois sur une alternance politique et le soutien de ...Delphine ! 
Pendant que des ingénieurs calculent l’espace qu’il va falloir libérer au Siège de France Télévisions pour caser les salariés de Malakoff, consacrés à l’Outremer. 
La vente de la dépendance de l’autre côté du Périf servant à combler une partie du déficit abyssal ! 
Projet fumeux ? Réalité ? Quelle importance…
Les Outremers ne pèsent pas grand-chose à France Télévisions, qui commence à ressembler à une agence LaForêt !
La communication politique tient lieu d’évangile : 
« 18 millions de téléspectateurs pour « franceinfo : » 
Qui peut croire cela ? 
Tout va bien à France Télévisions ? 
Qui peut encore le croire ?
Les députés et sénateurs pour qui cette entité de 10 000 personnes et de presque trois milliards de budget est une patate chaude ?
L’audiovisuel public est fait d’illusions… 
Mais faut pas pousser ! 
Non, il n’y a pas de réelles émissions scientifiques et technologiques sur France Télévisions. 
Non il n’y a pas de réelles émissions de musique classique ! Non, il n’y a pas réellement de théâtre ! Pas de bonnes émissions de création française quelque soit le domaine. 
Et Non, il n’y a pas de réel décryptage de l’Information, tout cela n’est que de la Comm’ , des paillettes et du bruit de fond.
2017…Je me souviens qu’en 1917, Clémenceau prenait la direction de la Grande Guerre et..gagnait… en proclamant que la Guerre était une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires. 
Sans nul doute, France Télévisions est une entreprise trop irréelle pour être confiée à une « cheffe » d’entreprise..
Bonne année 2017 !


28 décembre 2016

Le Canard : l'enfarineur de Valls, un technicien de Radio France en reportage !


Remake du Zapping de Canal sur France 2

On se souvient que, dés sa nomination à la tête de France Télévisions, prenant acte des décisions de Vincent Bolloré à Canal,
la toute nouvelle Pdg avait fait part de son souhait de récupérer ceux dont le Tycoon ne voulait plus.
Cela n'avait pas abouti mais Patrick Menais a accepté de travailler avec
France 2 pour produire (en interne) un remake du fameux "Zapping" qui s'intitulera donc "Vu" et fera partie des programmes courts de la chaîne (6 minutes).

Peillon contre France 2

V. Peillon
Vincent Peillon ne décolère pas (JDD) après l'annonce par France Télévisions d'une émission spéciale, en l'occurence "L'Emission Politique" consacrée exclusivement à Valls le 5 janvier ! à quelques jours de la primaire de la gauche.
Il faut dire que la règle de l'égalité entre les candidats est difficile à respecter et montre ici ses limites.
Intéressante la réaction de Patrick Bloche, Directeur de Campagne mais surtout membre du Conseil
P. Bloche
d'Administration de France Télévisions  (qui, visiblement ne voit pas de conflit d'intérêt dans son intervention) : 
 "En tant que défenseur de l'indépendance du service public, je vais tout faire pour que cette règle d'impartialité soit respectée". On lui souhaite donc bien du courage...

Vince

27 décembre 2016

Portrait de la Pdg de France Télévisions dans Capital

LES PETITS SECRETS DE DELPHINE ERNOTTE, 
P-DG DU GROUPE FRANCE TÉLÉVISIONS

©Nicolas Tavernier/REA-©France Televisions



Après une carrière chez Orange, cette ingénieure passionnée de théâtre a pris la tête de la télé publique. Elle aime les batailles, la voilà servie.

Son CV :
Née le 28 juillet 1966 à Bayonne.
Formation : Ecole centrale, Paris
Carrière chez France Télécom-Orange : analyste financier (1989-1993), ingénieure économiste (1993-1999), DG de SDR (2000-2004), directrice régionale Centre-Val de Loire (20042006), directrice de la communication commerciale France (2006-2008), directrice commerciale France (20082009), directrice grand public France (2009-2010), directrice exécutive adjointe France (2010-2011), directrice Orange France (2011-2015).
Mademoiselle 10 %
Après une classe prépa au lycée Hoche de Versailles, la jeune Delphine a intégré Centrale Paris en 1986. «C'était une des rares filles de la promo, se souvient un ami de l'époque, Christian Précigout. Elles étaient 10% tout au plus !»
©DRTous droits réservés

L'origine de ses convictions féministes ? Elle milite en tout cas pour que France Télés ne soit plus «une télévision d'hommes blancs de plus de 50 ans».
Où en sont les inégalités hommes / femmes en france ?  Culottée
Cet entretien, Jean-Paul Cottet s'en souvient bien. «A la fin des années 1990, je cherchais un directeur d'agence, Delphine s'est présentée alors qu'elle n'avait aucune des compétences requises !, sourit le directeur exécutif d'Orange. Ce culot m'a plu, je lui ai proposé autre chose.» Le début d'une ascension express.
Poussée par Thierry Breton, elle devient directrice régionale en Centre-Val de Loire : «Elle avait un sacré tempérament !, sourit Maurice Leroy, le président du conseil général du Loir-et-Cher. Après des débuts rock'n'roll, nous avons super bien travaillé.»
En 2011, elle est nommée DG d'Orange France par Stéphane Richard. «Elle l'a impressionné dès leur première rencontre, lors d'une visite de boutique, place de la République », se souvient Elie Girard, alors au comité exécutif. Delphine Ernotte a quitté Orange avec une édition originale de Romain Gary et un cliché d'Erwan Morère.
Baptême du feu
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Septembre 2009, France Télécom subit une terrible série de suicides, ceux de 23 salariés. On ne se bouscule pas à la direction pour aller s'expliquer à la télé.
Ernotte part au front, lors d'un débat avec Manuel Valls et l'acteur François Cluzet sur France 3. «Elle a sans doute considéré qu'il était de son devoir d'y aller et, pour une première télé, cela demandait un certain courage», raconte Béatrice Mandine, alors responsable des relations presse, chargée de son média training. En plateau, elle lancera : «Bien sûr que les salariés n'ont pas été suffisamment accompagnés, sinon nous n'en serions pas là.»
Bien qu'occupant alors un poste à responsabilités, les résultats des différentes enquêtes l'ont épargnée : elle n'a jamais été mise en examen.
War room
Fin 2011, Free s'apprête à débarquer dans le mobile. Chez Orange, le général Ernotte s'organise : des semaines durant, au siège d'Arcueil, une cellule d'une dizaine de personnes imagine toutes les attaques et ripostes possibles.
©Wartner 20Minutes/SIPATous droits réservés

«Elle a un côté chef de guerre, témoigne un cadre. Stéphane Richard dîne avec Xavier Niel ou appelle Martin Bouygues quand il est mort (sic), mais elle préfère garder ses distances avec ceux qu'elle voit comme des adversaires.» Xavier Niel confirme ne pas la connaître : «J'ai dû la croiser une fois deux minutes.»
Fan de coque
Chez Orange, elle essayait de visiter une boutique tous les quinze jours au moins, histoire de garder le contact avec le terrain. Son truc pour ne pas repartir les mains vides sans se ruiner ? Acheter une coque de portable, qu'elle offrait le plus souvent.
Responsable de boutique chez Orange. Un métier exigeant aux multiples facettes : 
Remède antistress
Pour évacuer la pression, elle chante en voiture ou nage. Chez Orange, elle fréquentait ce bassin de 50 mètres, dans le XVe arrondissement de Paris. «Elle lit aussi beaucoup, glisse Xavier Couture, croisé chez Orange. Des romans français aux polars nord-américains, sa curiosité littéraire est insatiable !»
G.Sanz/DJS/Mairie de ParisTous droits réservés

Son courrier indésirable
Mi-2013, quelques jours après la mise en examen de Stéphane Richard dans l'affaire Tapie, Delphine Ernotte envoie aux salariés d'Orange France un mail prônant une tolérance zéro face à la corruption.
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Simple directive dans le cadre d'une campagne interne, mais le courrier tombe mal. Les couloirs bruissent déjà de rumeurs : elle aurait intrigué pour prendre la place du chef en difficulté. «Je n'ai jamais pensé que ce mail était un calcul de Delphine, mais c'est vrai que, pour beaucoup, elle avait le profil du coupable idéal : elle est talentueuse, ambitieuse, avec plus de réseaux politiques qu'elle ne le dit, confie Stéphane Richard. Comme elle se retrouvait au centre de spéculations, nous nous sommes expliqués : j'ai été rassuré sur ses intentions et nous sommes repartis ensemble.»
Comment être bien vu par son patron ? Voici 7 techniques infaillibles :
Provoc
«Ah, mais voilà mon meilleur ennemi !» Peu avant l'été, c'est ainsi que Delphine Ernotte a apostrophé Didier Quillot lors d'un apéritif au Siècle, un cercle fermé de patrons. Ce rival malheureux pour France Télés avait demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire sur les conditions de sa nomination. Plainte classée sans suite.
Question piège
Pour son oral au CSA, la candidate s'était préparée à tout, mais pas à ça. «Quelle était la couleur de la robe de Michelle Obama le jour de l'investiture de son mari ?», l'a questionnée Memona Hintermann, une des sages.
«Comme elle préside l'Ecole de photo d'Arles, je lui ai demandé quatre clichés qui l'avaient marquée, elle m'a cité celui-là, explique l'ancienne journaliste. J'aime vérifier qu'on ne me balade pas !» Réponse de l'auditionnée ? «Je ne sais plus, mais je ne pense pas que ce soit disqualifiant.»

Son côté G.O.

L'ex-patronne d'Orange France a été choisie par le CSA pour son expérience managériale. Choc des cultures garanti !
Dès son arrivée, elle a mitonné un séminaire d'une journée à son Comex. «Nous avons commencé par un jeu de rôles, raconte la directrice de la stratégie, Caroline Got. Nous devions raconter trois choses nous concernant, dont une fausse; aux autres de trouver l'erreur.»
Imaginez l'écrivain et patron de France 5 Michel Field jouer aux devinettes avec le journaliste Pascal Golomer ! L'objectif était bien sûr de créer un esprit d'équipe entre les anciens de l'ère Pflimlin (Dana Hastier à France 3, Fabrice Lacroix aux finances...) et les nouveaux venus (Vincent Meslet à France 2, Michel Field...). Après cette séance de rigolade, il fut aussi question des enjeux stratégiques de la télé publique...
Streaming, Youtube, etc... Les chaînes historiques doivent se réinventer pour garder les téléspectateurs : Réflexe pavlova
Pour fêter sa nomination, c'est ce gâteau meringué, sa spécialité, qu'elle a servi lors d'un dîner. Parmi les invités, son équipe de campagne : Stéphane Sitbon-Gomez - ex-directeur de cabinet de Cécile Duflot - et Denis Pingaud. «Mon rôle ? L'aider à construire son projet et contribuer à un climat politico-médiatique favorable à son élection», résume le communicant.
©FotoliaTous droits réservés

Elle dit avoir divisé par deux son salaire en venant à France Télévisions. Selon nos informations, elle était payée plus de 700.000 euros par an chez Orange.

Silence radio
Patron de la télé publique, un job à problèmes ?! Fin octobre, elle l'a vite découvert : après une polémique en pleine campagne des régionales, Marine Le Pen a annulé sa venue à « Des paroles et des actes», sur France 2. Si Ernotte a suivi le dossier, elle s'est bien gardée d'apparaître en première ligne. De quoi agacer la leader du FN : « Elle ne m'a jamais appelée alors que tout s'est réglé dans son bureau », nous a-t-elle assuré. « Ce n'était pas à elle de traiter en direct », défend son directeur de l'info, Pascal Golomer, qui s'en est chargé. Ce psychodrame s'est conclu au Terminus Nord, où la présidente a invité les équipes pour débriefer.
Sa scène de ménage
Elle partage sa passion du théâtre avec son mari comédien, Marc Ernotte. Ensemble, ils ont écrit et mis en scène une pièce qui fut notamment jouée quelques soirs au Phénix de Valenciennes en 2000 : «Sceptick», l'histoire (pour un jeune public) d'un SDF optimiste
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Riposte éclair

A 16h45, le 29 octobre, réunion de crise au siège de France Télés. Le comité exécutif est réuni, présent ou en ligne. Il s'agit de faire vite : TF1 a annoncé le rachat de Newen, producteur pour le groupe public de «Plus belle la vie» ou de «Candice Renoir». Moins de deux heures plus tard, un communiqué au vitriol, dénonçant l'opération, est publié.
Le lendemain, la présidente fera la tournée des cabinets de Bercy et Matignon, avant d'appeller Fleur Pellerin et de convoquer le patron de Newen le lundi. «Personne ne pensait que nous allions adopter une position si combative», se félicite son dircab, Stéphane Sitbon-Gomez. Le rachat est confirmé, mais le débat sur les droits de propriété des programmes est lancé...
Mi-chèvre, mi-chou
Il est de bonne guerre pour un nouveau patron de charger son prédécesseur. Mais Delphine Ernotte s'est abstenue.
Et pour cause : Martin Ajdari, ex-bras droit de l'ancien président Rémy Pflimlin, est un interlocuteur clé au ministère de la Culture ! Le haut fonctionnaire jure bien sûr qu'il est neutre. «Il n'y a aucun conflit d'intérêts. J'ai quitté cette entreprise il y a un bon moment et je me tiens à l'écart de sa gestion interne.»
Quoi qu'il en soit, France Télés redoute 50 millions d'euros de déficit en 2016. Pour le réduire, le député Patrick Bloche a obtenu une rallonge de 25 millions d'euros pour le groupe dont il est administrateur. «Le résultat de pas mal de coups de fil à Matignon, Bercy et à la Rue de Valois», sourit-il.
Paris d’amis

X.Popy/REATous droits réservés
Trouver des relais politiques dans la capitale ? Rien de plus facile pour la patronne de la télé publique ! Sa fidèle assistante, Catherine Bessis (photo ci-dessus), proche d'Anne Hidalgo, est conseillère du XVe arrondissement. Et sa propre sœur est adjointe à la maire de Paris, chargée des questions relatives à l'enseignement supérieur ou à la recherche.
Claire Bader

20 décembre 2016

UNESCO France Media : partenariat


Accord-cadre Unesco-France Medias qui permet d'entériner les différents partenariats existants par ailleurs.
L'objectif étant de développer de nouvelles collaborations en particulier avec les pays du Sud.


Deficit réduit de moitié par rapport à 2015 pour Radio France



Radio France vote un budget en déficit de 6,7 millions d’euros.

La Direction espère un retour à l'équilibre dans un an.

19 décembre 2016

France 3 et les 12 apôtres : du lourd !!!



Tiens ! France 3 bouge encore !! 
On croyait le grand corps malade au bord du coma mais non !! 
Son directeur général a nommé ses douze apôtres pour entamer, croit-il, une résurrection… Mais il n’a pas fallu attendre trois jours pour voir que c’est raté.
Certes, la douzaine de directeurs régionaux nommés, à part deux ou trois cas habituels de psychopathes dépressifs affamés de pouvoir, sont plutôt de bons pros, journalistes de terrain, habitués à l’antenne régionale. De bonnes nominations, contrairement aux Premières qui sombrent dans l’immobilisme en désignant des directeurs régionaux souvent administratifs ou techniciens.
Non le problème n’est pas là : France 3 annule l’organisation par grands pôles et la remplace par une organisation calquée sur la réforme socialiste des régions puis, tout en organisant des rencontres avec le Public, (une idée de De Carolis)…tente d’approcher les Conseils Régionaux avec un contrat local d’objectifs et de moyens pour espérer en obtenir sans doute des subventions.. Tout en proclamant avec force et vigueur, que la part des programmes régionaux va augmenter jusqu’à 35 pour cent de l’antenne régionale !
Mais c’est quoi ce bazar ? Une couche de courants d’air sur un état gazeux !
En tout cas pas une réponse aux problèmes que pose France 3 à l’Audiovisuel Public et pas une volonté de réforme clairement affichée.
Sous couvert de proximité, France 3 a déployé un réseau au sol incohérent et impayable : des télés locales par « pays », des Bureaux départementaux, qui constituent un maillage inefficace et compromis.
Il y a plus de 25 ans, FR3 déployait des équipes de reportages dans tous les recoins des régions. 
Ces équipes mobiles partaient à la recherche de l’actualité, du petit magazine et de l’affaire à traiter. Avantage : les journalistes qui les composaient étaient totalement indépendants des pouvoirs locaux. 
Aujourd’hui les bureaux locaux sont composés de journalistes qui sont souvent compromis avec les structures politiques. 
Les reportages tournés illustrent juste la manchette la plus grasse du journal quotidien régional. 
Pas d’enquête, pas de vrai travail de terrain et des rédacteurs-en-chef régionaux qui ne les voient jamais et qui sont trop occupés à faire leur job de manager ! 
D’ailleurs France Régions n’a pas levé d’affaires ou d’enquête réelle (c’est à dire pas piquée à la PQR) depuis belle lurette. 
Journalisme peu efficace des Bureaux locaux, Locales produisant des journaux qui parlent surtout de la Mère Michel qui a perdu son chat ou des travaux de plaque d’égout de la rue principale… un schéma qui entraîne les rédactions régionales dans les tréfonds de la crédibilité. 
Plus de budgets, car on paye ce réseau de proximité et pour le financer on a sacrifié les grandes émissions qui fonctionnaient : « D’un soleil à l’autre », magazine agricole, Pégase, le seul magazine de l’aviation, Montagnes, des magazines de sports régionaux, etc…Des émissions réellement de proximité puisque proches des goûts et des préoccupations des habitants des Pays…
Bref, France 3 avait déjà sacrifié son âme pour s’agrandir. La Grenouille est devenue bœuf ou plutôt vache à lait : 3400 salariés !
Une masse ingérable et souvent inemployée. 
La direction actuelle a donc décidé d’en faire douze régions qui chapeauteront vingt-quatre antennes !!
En clair, appliquer un schéma administratif là où il fallait faire preuve d’imagination et envisager toutes les solutions, même extrêmes : donner un nouveau statut juridique à France 3 qui permette la création de Grandes Télés Régionales avec les moyens de rédactions nationales pour le Grand Est, l’Ouest, le Nord et les  Suds . 
Imaginer des conseils d’administration avec les assemblées élues du Vrai Pays. 
Imposer des exigences de qualité dans les productions audiovisuelles régionales pour qu’elles se retrouvent sur des marchés de stocks. 
Imposer de nouvelles règles pour avoir des rédactions efficaces, car le journal régional reste la locomotive de France 3, quelque soit la région. 
Bref au lieu de concocter un plan à douze apôtres dans un recoin de France Télévision, il aurait peut- être fallu prendre son temps et envisager une vraie réforme qui ne se cantonne pas à une tentative d’extorsion de fonds publics vers les collectivités locales , d’une entité juridique nationale, même si son autorité est déléguée localement. 
Si un Contrat d’Objectif et de Moyens est signé entre un Conseil Régional (qui n’a déjà pas d’argent) et une direction région de France 3. Qu’arrive-t-il, si, comme cela est prévisible, le contrat n’est pas respecté ?? on change le directeur régional ? on colle la Présidente au tribunal ? lequel ? On fait les gros yeux ? On regarde d’un air matois, les conseillers régionaux en charge de la question de l’audiovisuel public, se goberger au buffet et leur faire croire qu’ils sont importants alors qu’ils financent des émissions -bidons où des sociétés de productions obscures et régionales facturent des plateaux d’une heure avec quatre chaises de jardins et une table en plastique, 100 000 euros ??

Bon France 3 et ses 3400 salariés peuvent se rendormir…. Clairement cette réforme, pour le moment, n’a fait que douze heureux : les nouveaux épiciers- directeur régionaux !!

18 décembre 2016

Nouveaux programmes et réorganisation de France 3

France 3 souhaite doubler le temps d'antenne des programmes (avec quels moyens ? alors que l'on va supprimer 40 postes dans les directions ultra-marines ndlr) issus des régions d'ici à 2020, va réorganiser son réseau à partir du 1er janvier 2017, a indiqué la chaîne vendredi. 


Pour Yannick Letranchant : "derrière cette réforme, préparée
depuis un an, il y a une ambition éditoriale forte pour les régions".
"L'idée, c'est de donner une autonomie plus forte aux régions, à la fois budgétaire et éditoriale, pour proposer plus de magazines, de prises d'antenne événementielle, nous sommes aussi très ambitieux sur le numérique", explique-t-il. 
Les directions régionales travailleront sur une nouvelle grille pour la rentrée de septembre. 
Le contrat d'objectifs et de moyens (COM) 2016-2020 de France Télévisions, qui sera signé lundi, prévoit un renforcement de l'offre régionale de France 3 : à horizon 2020 les programmes régionaux ou à caractère régional devront constituer 35% de l'antenne. 
Actuellement, chaque région propose 15 heures de contenus par semaine et 4 heures le week-end. A partir du 1er janvier, la case du mercredi matin sera consacrée à une offre régionale sur France 3. 
Dans ces 35% d'offre régionale seront aussi comptés des programmes nationaux qui parlent de régions, comme "Des Racines et des Ailes", ou la série policière "Meurtres à...", qui se déroule dans une région différente à chaque nouvel épisode. 
Les 24 rédactions régionales seront maintenues, tout comme les effectifs (3.400 personnes), indique M. Letranchant. 
Côté budget, la direction envisage de travailler à des COM avec les conseils régionaux, "pas pour financer l'existant mais pour augmenter l'offre", précise M. Letranchant, indiquant qu'un COM régional a déjà été élaboré en Bretagne. 
La réforme, présentée en comité d'entreprise extraordinaire jeudi, a reçu un avis négatif des représentants du personnel de France Télévisions.



Voici l'organigramme de France 3 :




15 décembre 2016

Comme prévu, l'Antenne de France Info (Radio) très perturbée par un mouvement de grève



Ce sont les syndicats de Radio France - France Info, SNJ et SNJ-CGT, qui ont appelléà la grève pour protester contre les ukases de la télé qui entend gérer l'éditorial de l'ensemble des composantes de France Info TV
( INA, France 24, etc.).
Les syndicalistes notent : «Abandon des titres en matinale et en soirée, création d'un journal spécialement adapté à la télévision, à la demie de chaque heure, ce qui signifie la disparition d'un journal radio avec des reportages élaborés par la rédaction pour nos auditeurs. Duplex télé demandés à la dernière minute et non rémunérés. Voilà ce que la direction tente de mettre en place, à marche forcée, alors que les négociations sur le droit à l'image n'avancent pas».
Ils déplorent par ailleurs que les programmes radio ne soient plus adaptés aux auditeurs
L'antenne devrait être perturbée tout aujourd'hui, jusqu'à l'émission de sport de ce soir, le "Clasico", qui devrait être annulée faute de présentateur. 
Le syndicat FO, qui avait appelé à la grève dans un premier temps, a levé son préavis après des premières négociations avec la direction de Franceinfo et de Radio France.
La direction dela chaîne a réaffirmé hier aux salariés que sa priorité restait le développement de la radio et a revu son projet de journal TV toutes les heures à la demi-heure, produit par la radio. Elle propose désormais un journal TV et un journal radio séparés, tous deux produits par la radio.
Les syndicats demandent également une rémunération supplémentaire pour les journalistes de radio qui participent à la chaîne de télévision publique. 
Une assemblée générale s'est tenue ce matin à la Maison de la Radio.
Les syndicats n'ont pas prévu de proposer une poursuite de la grève jusqu'à la reprise des négociations, prévue pour mardi.

13 décembre 2016

France Télévisions : pioche chez Canal...


MFP (dirigée par Laetitia Recayte), une filiale de France Télévisions,

a embauché Patrick Menais ( celui qui faisait le Zapping sur Canal ).
Il devrait refaire une émission similaire sur une des chaînes du groupe.


France Inter en 2e place des radios généralistes !

Ce n'est pas encore officiel mais France Inter confirme sa bonne santé, juste derrière RTL.
En revanche dégringolade d'Europe 1 qui passe sous la barre psychologique des 10% derrière RMC.
Ce qui expliquerait les modifications de grille en plein milieu de l'année-programme accompagnée de l'éviction du Directeur Général et de l'inamovible Jean-Pierre Elkabbach.

10 décembre 2016

France Info contre ...France Info


Ce sont les syndicats de Radio France - France Info, SNJ et SNJ-CGT, qui appellent à la grève la semaine prochaine, le 15, pour protester contre les ukases de la télé qui entend gérer l'éditorial de l'ensemble des composantes de France Info TV
( INA, France 24, etc.).
Les syndicalistes notent : «Abandon des titres en matinale et en soirée, création d'un journal spécialement adapté à la télévision, à la demie de chaque heure, ce qui signifie la disparition d'un journal radio avec des reportages élaborés par la rédaction pour nos auditeurs. Duplex télé demandés à la dernière minute et non rémunérés. Voilà ce que la direction tente de mettre en place, à marche forcée, alors que les négociations sur le droit à l'image n'avancent pas».
Ils déplorent par ailleurs que les programmes radio ne soient plus adaptés aux auditeurs.

De Chalvron ostracisé !



Si l'on en croit un tract du SNJ publié hier, Alain de Chalvron  (à ne pas confondre avec son fils Marc, lui aussi journaliste à France 2) serait complètement mis à l'écart de la rédaction de France 2.
M. Field - Canard Enchainé
Cela fait suite à la demande d'audit faite par la Pdg, Delphine 
Ernotte, à la suite de la motion de défiance à l'encontre du Directeur de l'Information , Michel Field.
Cet audit, qui n'a jamais été rendu public, n'a visiblement pas eu l'heur de plaire à la nomenklatura qui "coiffe" la rédaction du 20h. 
Il s'agit en effet, autour de Pujadas, d'une véritable coterie que l'on retrouve chaque soir à la grand messe du 20h. 
Ils sont au total une vingtaine à se partager les plateaux - ce qui est le plus important puisque c'est ce qui permet de se faire connaitre - , avec de temps en temps, histoire de servir de caution, un nouveau jeune visage puisque sont bannis les vieux blancs de plus de cinquante ans.
de Chalvron a dénoncé, en termes diplomatiques (bon sang ne saurait mentir), cette pratique (et bien d'autres), à laquelle bien entendu, il n'a pas été apportée de modification. 
Bref un coup d'épée dans l'eau et une réponse mesquine de la part de la "secte" comme l'écrit le SNJ !