29 novembre 2016

Sosthène : la Méduse


Non ce n’est pas le monstre antique qui pétrifie d’un seul regard ! 
Dans l’audiovisuel public, un directeur qui pétrifie d’un seul regard, cela n’existe plus depuis belle lurette. 
Non la méduse est une stratégie… 
Vous êtes dans un courant tiède qui vous porte vers le haut car les qualités de votre naissance et les efforts de la République pour vous donner un savoir ont porté leurs fruits et au terme d’une carrière atone, qu’il a fallu réécrire, vous êtes enfin à un poste de direction. 
Là vous vous laissez flotter dans le courant. 
Vous êtes devenu un directeur-méduse : brillant dans le noir des évènements publics : colloques, réceptions, invitations, sommets. 
Dotée de longs tentacules pendants, la méduse fait peur aux petits poissons serviles…Et des directeurs comme cela, il y en a beaucoup dans l’ORTF de France Télévision… 
Comme dans l’Outremer : un directeur indolent, doté d’un salaire plus que confortable, d’un grand bureau, d’une voiture de fonction, de projets personnels mais qui pétrifie le secteur audiovisuel public des outremers par son inertie et sa capacité à nommer des cadres qui ne font rien, même pas de mal, pour ne pas avoir de vagues à gérer. 
Du coup, les stations réparties dans les outremers : Pacifique, Océan indien, Caraïbes, ont un électro-encéphalogramme plat : aucun projet réel et un seul souci : supprimer des ETP, quarante dans les outremers…

L’ex-RFO se meurt doucement comme un poisson échoué sur un banc corallien : entre les rédactions vieillissantes et démotivées, les  rédacteurs-en-chef qui ne veulent plus être cadre, les services administratifs étouffés par leur propre paperasse, les RH qui ne savent plus où donner de la tête dans un univers qui ne parle pas le même langage, les directeurs régionaux : la plupart administratifs devenus directeurs parce que serviles et  sans  aspérité…
Sans idée non plus ( c’est dangereux !!). 
Les méduses dérivent dans le courant chaud… jusqu’à ce qu’il devienne froid. 
Et si changement politique il y  a, en avril puis en mai, les méduses ne dériveront plus dès le mois de septembre…

 Voilà ce que l’on voit quand on braque le microscope sur la tâche bleue de l’audiovisuel public des outremers. 
Pas d’idée, par de réformes intelligentes, pas de souci du public…

ORTF -FTV : un ensemble de chaînes ou l’idée pédagogique semble dangereuse : il s’agit d’un monde télévisuel où même « C’est pas sorcier «  a paru suffisamment rébarbatif pour ne pas être maintenu à l’antenne. 

Pas de sciences sur le service public, pas de mathématiques, pas d’incitation pour les enfants…

Finalement on sait peut-être qui est responsable partiellement du si faible niveau des enfants en math et en science…Le plus faible d’Europe…Et pendant ce temps-là une émission bobo-débile est dotée d’un budget pharaonique pour promouvoir une présentatrice sans trop de cervelle qui se pique de politique : une autre méduse, plus jeune, plus urticante…

Deux exemples qui démontrent combien l’audiovisuel public a tourné le dos à sa mission d’éducation et de transfert vers le grand public de l’information scientifique et technique.

Le Temps qui arrive est politique avec l’élection présidentielle. 
Aucun président élu ou reconduit ne pourra faire l’économie d’une réforme profonde et réelle de l’audiovisuel public. Valéry Giscard D’Estaing avait dissous l’ORTF car les effectifs étaient trop importants.

Aujourd’hui, le mammouth né de la vision déformée et bygmalionne de la commission Copé a permis l’émergence d’un mammouth de DIX MILLE personnes, à l’effectif en croissance puisque Delphine Ernotte vient encore de réprimander le DRH pour avoir laisser filer l’emploi ! 

Mais comment faire quand près de deux mille personnes sont en droit d’être intégrées en CDI ?
Comment faire pour gérer une « société » éparpillée sur l’ensemble du territoire national et sur trois océans ?
Comment supporter les exceptions ? 
Une rédaction parisienne immense de plus de six cents journalistes et une station TV et Radio de Saint -Pierre-et Miquelon qui compte 70 personnes pour une population de 6500 habitants ? 
L’état abonde-t- il les budgets de ces stations qui sont, comme Wallis-et-Futuna, des outils d’injections d’argent dans l’économie locale plus que des stations de France Télévisions ? 
Et que dire du maillage de France 3 qui fait de la France, le seul pays du Monde à avoir une présence télévisuelle tous les 50 kilomètres ? 
la Réponse ? ce sont les élus qui l’auront. 
Le Temps devant l’audiovisuel public demeure essentiellement politique…
Comme d’habitude et l’attente sera celle de la bonne décision…en attendant les méduses profitent de l’eau tiède.

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