21 novembre 2016

Fillon : quid de l'audiovisuel public ?

Pour l'instant l'offre de Fillon reste succincte (voir ci-après) mais son engagement à supprimer 500 000 postes de fonctionnaires en augmentant les vacations de ceux en place laisse mal augurer de ce qui risque de se passer dans l'Audiovisuel Public ( où les personnels sont sous contrat mais où l'actionnaire principal reste l'Etat) .
On imagine mal en effet qu'il laisse perdurer ce qui se passe à France Télévisions avec une télévision régionale obèse et  Radio France qui continue à entretenir deux orchestres ( Philharmonique et National ) dont la Cour des Comptes préconisait la fusion.
Il faut donc s'attendre à des jours qui déchantent même si, les priorités du pays ne sont pas là.
Il n'est donc pas impossible de voir un désengagement partiel de l'Etat, en particulier en privatisant France 2.
Par ailleurs, la Fondation pour l'Innovation Politique (Fondapol) va se sentir pousser des ailes : rappelez-vous, c'est cette association ( créée en 2004 sous l'aile de l'UMP ) qui, en septembre dernier, sous la plume d'un professeur Babeau, préconisait la suppression pure et simple de France 3, France 4 et France Ô pour y substituer une seule chaîne culturelle en complémentarité avec France 5 et Arte ! 
Propositions Fillon :
" L’audiovisuel public doit prendre toute sa part dans la réduction de la fracture culturelle. Certes, les chaînes publiques ont développé la diffusion de programmes à caractère culturel, mais l’objectif d’audience reste prégnant, alors même que la suppression de la publicité dans les plages horaires de grande écoute avait pour objectif de dissocier les objectifs d’audience de la programmation. En outre, les nouveaux modes de consommation de l’audiovisuel doivent nous conduire à optimiser l’offre audiovisuelle publique actuelle.
Proposition :
– Optimiser l’offre de l’audiovisuel public – 6 chaînes de France Télévisions et maintenant 7 avec la nouvelle chaîne d’information, 7 stations de Radio France, en plus des 3 chaînes de France Médias Monde, des 2 chaînes parlementaires et des 2 chaînes co-financées -, en lançant dès le début du mandat une mission de réflexion sur l’évolution des usages et l’adaptation de l’offre du service public aux nouveaux moyens de diffusion qu’entraîne la révolution numérique : applications, replays, téléchargements via ordinateurs, tablettes, téléphone, consoles, montres, etc.
La mission traitera également sur les conditions de financement de l’audiovisuel public. Une redevance élargie à tous les vecteurs de diffusion des programmes de télévision devra être envisagée.

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