30 novembre 2016

Sosthène : la Méduse


Non ce n’est pas le monstre antique qui pétrifie d’un seul regard ! 
Dans l’audiovisuel public, un directeur qui pétrifie d’un seul regard, cela n’existe plus depuis belle lurette. 
Non la méduse est une stratégie… 
Vous êtes dans un courant tiède qui vous porte vers le haut car les qualités de votre naissance et les efforts de la République pour vous donner un savoir ont porté leurs fruits et au terme d’une carrière atone, qu’il a fallu réécrire, vous êtes enfin à un poste de direction. 
Là vous vous laissez flotter dans le courant. 
Vous êtes devenu un directeur-méduse : brillant dans le noir des évènements publics : colloques, réceptions, invitations, sommets. 
Dotée de longs tentacules pendants, la méduse fait peur aux petits poissons serviles…Et des directeurs comme cela, il y en a beaucoup dans l’ORTF de France Télévision… 
Comme dans l’Outremer : un directeur indolent, doté d’un salaire plus que confortable, d’un grand bureau, d’une voiture de fonction, de projets personnels mais qui pétrifie le secteur audiovisuel public des outremers par son inertie et sa capacité à nommer des cadres qui ne font rien, même pas de mal, pour ne pas avoir de vagues à gérer. 
Du coup, les stations réparties dans les outremers : Pacifique, Océan indien, Caraïbes, ont un électro-encéphalogramme plat : aucun projet réel et un seul souci : supprimer des ETP, quarante dans les outremers…

L’ex-RFO se meurt doucement comme un poisson échoué sur un banc corallien : entre les rédactions vieillissantes et démotivées, les  rédacteurs-en-chef qui ne veulent plus être cadre, les services administratifs étouffés par leur propre paperasse, les RH qui ne savent plus où donner de la tête dans un univers qui ne parle pas le même langage, les directeurs régionaux : la plupart administratifs devenus directeurs parce que serviles et  sans  aspérité…
Sans idée non plus ( c’est dangereux !!). 
Les méduses dérivent dans le courant chaud… jusqu’à ce qu’il devienne froid. 
Et si changement politique il y  a, en avril puis en mai, les méduses ne dériveront plus dès le mois de septembre…

 Voilà ce que l’on voit quand on braque le microscope sur la tâche bleue de l’audiovisuel public des outremers. 
Pas d’idée, par de réformes intelligentes, pas de souci du public…

ORTF -FTV : un ensemble de chaînes ou l’idée pédagogique semble dangereuse : il s’agit d’un monde télévisuel où même « C’est pas sorcier «  a paru suffisamment rébarbatif pour ne pas être maintenu à l’antenne. 

Pas de sciences sur le service public, pas de mathématiques, pas d’incitation pour les enfants…

Finalement on sait peut-être qui est responsable partiellement du si faible niveau des enfants en math et en science…Le plus faible d’Europe…Et pendant ce temps-là une émission bobo-débile est dotée d’un budget pharaonique pour promouvoir une présentatrice sans trop de cervelle qui se pique de politique : une autre méduse, plus jeune, plus urticante…

Deux exemples qui démontrent combien l’audiovisuel public a tourné le dos à sa mission d’éducation et de transfert vers le grand public de l’information scientifique et technique.

Le Temps qui arrive est politique avec l’élection présidentielle. 
Aucun président élu ou reconduit ne pourra faire l’économie d’une réforme profonde et réelle de l’audiovisuel public. Valéry Giscard D’Estaing avait dissous l’ORTF car les effectifs étaient trop importants.

Aujourd’hui, le mammouth né de la vision déformée et bygmalionne de la commission Copé a permis l’émergence d’un mammouth de DIX MILLE personnes, à l’effectif en croissance puisque Delphine Ernotte vient encore de réprimander le DRH pour avoir laisser filer l’emploi ! 

Mais comment faire quand près de deux mille personnes sont en droit d’être intégrées en CDI ?
Comment faire pour gérer une « société » éparpillée sur l’ensemble du territoire national et sur trois océans ?
Comment supporter les exceptions ? 
Une rédaction parisienne immense de plus de six cents journalistes et une station TV et Radio de Saint -Pierre-et Miquelon qui compte 70 personnes pour une population de 6500 habitants ? 
L’état abonde-t- il les budgets de ces stations qui sont, comme Wallis-et-Futuna, des outils d’injections d’argent dans l’économie locale plus que des stations de France Télévisions ? 
Et que dire du maillage de France 3 qui fait de la France, le seul pays du Monde à avoir une présence télévisuelle tous les 50 kilomètres ? 
la Réponse ? ce sont les élus qui l’auront. 
Le Temps devant l’audiovisuel public demeure essentiellement politique…
Comme d’habitude et l’attente sera celle de la bonne décision…en attendant les méduses profitent de l’eau tiède.

26 novembre 2016

Hercule et Ernotte



Les douze Travaux d’Hercule Ernotte

Il faut imaginer Delphine Ernotte, la Cheffe, habillée de la tunique du Lion de Némée et armée de la massue herculéenne…Quinze mois après sa nomination, Delphine Ernotte a décidé d’ouvrir Douze chantiers à France Télévisions… Il était temps de montrer qu’elle pouvait faire autre chose que n’importe quoi. Ce n’est pas gagné !

D’abord l’état des lieux de la grotte de l’Hydre : chaînes à l’audience en baisse dramatique, personnels démotivés et déboussolés, effectifs en hausse, Info en berne… 
Le monstre à têtes multiples avait survécu à l’ère Pflimlin, après avoir subi l’ère Carolis mais après tant d’appétits malsains, France Télévisions est tombé sous la coupe d’une bande d’amateurs sérieux. Et rien ne fonctionne…

Donc Douze travaux ont été ordonnés.

D’abord le Premier chantier, confié à Xavier Couture : le positionnement des chaînes. Le vieil homme sur la montagne de strass va avoir bien du mal à convaincre …il est le chantre du libéralisme audiovisuel poussé à l’extrême, celui de TF1, de M6 ou des chaînes américaines. Comment intellectuellement pourrait- il envisager puis organiser la défense des bastions de l’audiovisuel Public ? D'autant que, sur le plan personnel, tout stress lui est interdit interdit …
Puis quinze mois après, à la veille d’une audition de la commission des affaires culturelles du Sénat, Delphine Ernotte se met soudainement au travail !
L’identification et le positionnement des chaînes étaientt un chantier qui aurait dû être ouvert dès le début de sa mandature…Mal conseillée, ignare des métiers de l’audiovisuel…
Autre chantier, celui confié à Michel Field et au DRH, Arnaud le Saunier, pour mettre en place, à marche forcée, la polyvalence totale chez les journalistes !!
Mais les chantiers s’effondrent aussi sur eux mêmes : à France 3, la totalité des personnels s’interroge sur l’utilité de la nouvelle réforme territoriale qui n’engendre que surcoûts et dépenses supplémentaires pour...rien.
La réunification des rédactions nationales se fait …sous contrôle d’huissier.
Les responsables de service ne répondent plus aux notes de la DRH sur la réduction des effectifs.
Quand on dirige un service de cent personnes statutaires et que la DRH demande de supprimer cinq ETP…On fait comment ? on en tue 5 ?
Et le plan Ernotte de suppression de 500 postes par des départs non-compensés interpelle l’intelligence : fait-on un journaliste avec trois techniciens. Transforme-t-on un ingénieur du son en rédacteur-en-chef ? Un comptable en « maintenancier » ? Un informaticien en opérateur de prise de vues ?

La chaîne franceInfo est un désastre !
Les techniciens sont au bord de la grève. Les journalistes, dépassés, épuisés et en sous-effectif, savent que leurs interventions ne sont pas regardées… L’audience est misérable.

En Outremer, les nominations défilent. D‘autant plus vite que la fin de l’ère socialiste est supposée se profiler à l’horizon. Rien ne trouble la surface du marigot. Mais les crocos se profilent bien-dessous. Dans une station de la Caraïbe, un cadre avait créé sa propre société de gestion d’espaces publicitaires de l’antenne ...à son profit. Dans l’indifférence, donc complice, de la direction.
Les missi dominici venus du Siège vont de surprise en consternation dans toutes les stations…Ah, l’Outremer. Pendant qu’à Malakoff… les cadres et autres directeurs de l’Info et du reste…ne font rien. Mais « on » demande aux journalistes de diffuser leurs œuvres sur Facebook comme si le réseau social privé et américain appartenait à Delphine Ernotte.

En fait, France Télévisions arrive au bout du bout.

Le Temps politique, après l’élection présidentielle, apportera -t- il des réponses, des actes ? Il le faudra bien …10 000 soldats de l’audiovisuel public attendent l’arme au pied, pour un peu moins de trois milliards d’euros. Faudra bien en faire quelque chose de cette armée sans général !!
Le Cheffe Herculéenne aurait sans doute dû commencer par le plus adapté des Douze travaux d’Hercule à France Télévisions : le nettoyage des écuries d’Augias.
Sosthène




25 novembre 2016

Après-midi de France 2 : un non-sens économique

A lire l'article de Renaud Revel :

Pour le moins balbutiantes, les après-midi de France 2 ne sont pas la meilleure affaire réalisée par ses dirigeants. Principalement en termes comptables, si l’on s’en tient aux coûts de production de ses différents rendez-vous: qu’il s’agisse de l’émission de Frédéric Lopez, « Mille et une vie », du magazine de Stéphane Bern, «Visites privées », du talk-show d’Amanda Scoot, « Amanda » ou, pour finir, d’«Actuality », l’émission de Thomas Thouroude.
 Le premier, Frederic Lopez,dont l’audience s’établit en moyenne à 750.000 personnes, soit 8,9 % du public, coûte à la chaîne 120 000 euros l’unité. La société de production de Stéphane Bern, qui enchaîne, avec un audimat moyen de quelques 500 000 téléspectateurs, (soit 7,4% de PDM), produit une facture de quelques 60 000 euros par jour. Tandis que le rendez-vous «Amanda », plus laborieux en termes d’audience (400 00O personnes pour 4,8% de part de marché en moyenne) revient coûte à 50 000 euros. Reste le plateau de Thomas Thouroude et ses 450.000 personnes de moyenne (5 % de parts de marché) : là encore, l’addition est lourde, à 100 000 euros quotidien.
 Si bien que c’est une note  de 330 000 euros dont doit s’acquitter, chaque jour, le vaisseau amiral de France Télévisions pour l’ensemble de ces programmes. 330 000 euros qui font au total, 1 650  million d’euros par semaine. Soit 28 millions d’euros, sur les 17 semaines inscrites au calendrier de rentrée des chaînes.   

Il va  sans dire qu’au vu des résultats de ces différentes émissions et des paramètres budgétaires  de France Télévisions,  ce coût est tout simplement un non-sens économique.

Procès Bygmalion : communiqué SNJ


24 novembre 2016

A lire sur le blog de la CGC - Media


François Hollande va adorer le clip sur la chaîne d'info publique de l'ex Orange "franceinfo:"

Après "Sarko hors la loi" diffusé sur "franceinfo:", l'ex Orange va devoir assumer le dernier clip du genre "Super Hollande Singham"ridiculisant à son tour la primaire de Gauche et François Hollande le chef de l’État actionnaire.

Les électeurs ont pu donner 2€ pour participer à la primaire de la Droite et du centre pour éliminer Nicolas Sarkozy au premier tour,  là c'est gratos...enfin presque parce qu'en réalité c'est le contribuable qui paie.



 

Audiences : dégringolade pour Léa Salamé

Chute de plus de 15% d'audience hier pour le magazine de Léa Salamé qui tombe à 562 000 téléspectateurs à 23h.
"Stupéfiant", dont le précédent numéro, programmé il y a deux semaines, avait attiré 700 000 personnes et  5,5 % du public.
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Les téléspectateurs pallient la Direction des Programmes de France TV


France Télévisions va organiser une vingtaine de rencontres avec ses téléspectateurs dans toute la France pour réfléchir à ses programmes et à son identité, alors que l'audience de France 2 et France 3 a atteint un plus bas en octobre.
"A l'écoute de ses téléspectateurs, France Télévisions leur donne aujourd'hui la parole et les invite à réfléchir ensemble aux programmes et à l'identité de cette télévision qui est d'abord la leur", indique le groupe audiovisuel dans un communiqué mardi.
Au total, 26 rencontres dans 22 villes (Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Dijon, Le Havre, Saint-Denis de la Réunion, Nouméa...) seront organisées jusqu'à mars 2017 et retransmises sur Facebook Live.
Le groupe mettra à contribution ses animateurs et journalistes pour animer ces débats : Laurent Delahousse, Laurent Ruquier, Carole Gaessler, Julian Bugier... mais aussi ses dirigeants.
La patronne du groupe Delphine Ernotte, le directeur de l'information Michel Field ou la directrice de France 3 Dana Hastier seront par exemple présents à la rencontre organisée à Paris le 6 décembre au siège de France Télévisions.
Cette rencontre prévue de 18h30 à 21h sera suivie de la projection d'un épisode en avant-première de la nouvelle saison de "Fais pas ci fais pas ça", et l'acteur Guillaume de Tonquédec sera présent.

"Tous les sujets seront débattus sans tabou avec le public. Que ce soit le rôle de France Télévisions, son offre de programmes, l'identité de ses chaînes et de ses plateformes numériques, son mode de financement, l'évolution des modes de consommation des contenus...", précise le groupe public, qui publiera un livre blanc à l'issue de ces rencontres.
France Télévision a créé un site dédié, www.lesrencontrestelespectateurs.com, pour les téléspectateurs qui souhaitent s'inscrire et connaître les dates et horaires des rencontres.
Après une mauvaise rentrée, France 2 a encore reculé en octobre, à 12,3% de part d'audience, un plus bas niveau historique. France 3 est également tombé à son plus mauvais score le mois dernier, à 8,6% de part d'audience.



Paris, 22 nov 2016 (AFP) 

23 novembre 2016

Le dialogue social sous Ernotte


On vient de l'apprendre, deux délégués syndicaux, SNJ, sont menacés de licenciement s'ils perdurent dans la défense des salariés !
A ces méthodes d'un autre âge s'ajoute un déménagement à marche forcée des rédactions sous l'oeil et la vigilance d'un responsable des ressources humaines et d'un huissier.
Vous avez bien lu : d'un huissier !
Il faut croire que les méthodes "musclées" de Vincent Bolloré avec iTV ont trouvé un écho favorable auprès de Delphine Ernotte qui cautionne donc cette opération.
il parait qu'il s'agit du Service Public ....

Audition du Pdg de Radio France à l'Assemblée


Hier, les députés des commissions des Affaires culturelles et des Finances ont auditionné le PDG de Radio France Mathieu Gallet qui s'est félicité des bons résultats d'audience de son groupe pour cette rentrée 2016-2017, dévoilés par Médiamétrie le 18 novembre. "Radio France a atteint pour la première fois de son histoire 25% de part d'audiences, c'est-à-dire 14 millions d'auditeurs chaque jour"..
Il s'est par ailleurs félicité de la réduction des déficits de 19 à 13,5 millions d'€ indiquant que la seule masse salariale représentait 58 % du budget.

Sur le vieillissement des auditeurs, le Pdg a reconnu son impuissance à lutter contre le phénomène.
Intéressante également sa réponse concernant France Info, la chaîne souhaitée par le Président Hollande. Le député UDI Rudy Salles a critiqué les audiences de la nouvelle chaîne d'information en continu, qui "est à la peine". "Après l'effet de curiosité, elle affichait 0,2% de part d'audiences", a continué l'élu des Alpes-Maritimes, qui s'est interrogé "sur la frilosité de France Télévisions à communiquer les chiffres".
"L'audience hertzienne est encore relativement faible, je le reconnais", a concédé Mathieu Gallet, qui assure vouloir faire "un point" à la fin de la saison et qu'"une évolution est prévue au début de l'année". Le PDG de Radio France demande cependant de la patience
Mathieu Gallet a également dû répondre aux interrogations de l'élu Les Républicains Christian Kert : Le matin de la Toussaint la matinale de France Inter avait pour invité Jean-Louis Bianco, aujourd'hui président de l'Observatoire de la laïcité. J'ai trouvé que c'était un peu anachronique.
Le député des Bouches-du-Rhône a demandé au PDG de Radio France s'il s'agissait d'un "message subliminal (consistant à dire) 'si on veut sauver la laïcité il ne faut plus fêter la Toussaint'". Mathieu Gallet s'est empressé de botter en touche : "Mon rôle éditorial est proche de pas grand chose." C'est finalement Frédéric Schlesinger, directeur délégué aux antennes et aux programmes, qui a répondu : "C'est difficile d'intervenir pour demander tels invités ou tel autre invité à une matinale - et notamment à Patrick Cohen -, à une matinale d'excellence", a-t-il déclaré. Avant d'affirmer : "Sur l'ensemble d'une saison radiophonique, tous les courants de pensée sont invités".

Nouvelles normes de travail : la position du SNJ


22 novembre 2016

La pluralité selon France Inter


C'est donc Inter qui sera partenaire de la soirée électorale France 2  / TF1.
 La chaîne de radio publique avait protesté du choix d'Europe 1 comme radio associée lors du dernier débat des représentants de la droite.
Inter épinglée au passage pour "le téléphone sonne " où lors de l'entretien avec Florence Portelli, représentante de Fillon, seuls des auditeurs de sensibilité de gauche sont intervenus à l'antenne a-t-elle fait remarquer à Nicolas Demorand. 

Réponse de Demorand : " - Ben euh...on a beaucoup d'appel, il faut faire un tri...et puis c'est le hasard quoi...(sur une quinzaine d'intervenants...) ".
Participation historique à la Primaire :Fillon à plus de 44 % mais il n'y aurait pas un seul auditeur, juste un seul, pour apporter son témoignage sur son vote en faveur de François Fillon.
Et sur une radio du service public, dont l'existence-même est d'assurer la pluralité des opinions.
Juste la pluralité des opinions...
Selon certains observateurs, ou le filtre est puissant ou les auditeurs de la chaîne sont exclusivement des tenants de la majorité !

France 2 : 5 millions 200 000 téléspectateurs pour suivre Juppé


Beau score pour France 2 qui réunit sur le nom de Juppé 20,8 % de part d'audience.
Fillion réalise un meilleur score sur TF 1 avec 26,3 % de PDA.

21 novembre 2016

Fillon : quid de l'audiovisuel public ?

Pour l'instant l'offre de Fillon reste succincte (voir ci-après) mais son engagement à supprimer 500 000 postes de fonctionnaires en augmentant les vacations de ceux en place laisse mal augurer de ce qui risque de se passer dans l'Audiovisuel Public ( où les personnels sont sous contrat mais où l'actionnaire principal reste l'Etat) .
On imagine mal en effet qu'il laisse perdurer ce qui se passe à France Télévisions avec une télévision régionale obèse et  Radio France qui continue à entretenir deux orchestres ( Philharmonique et National ) dont la Cour des Comptes préconisait la fusion.
Il faut donc s'attendre à des jours qui déchantent même si, les priorités du pays ne sont pas là.
Il n'est donc pas impossible de voir un désengagement partiel de l'Etat, en particulier en privatisant France 2.
Par ailleurs, la Fondation pour l'Innovation Politique (Fondapol) va se sentir pousser des ailes : rappelez-vous, c'est cette association ( créée en 2004 sous l'aile de l'UMP ) qui, en septembre dernier, sous la plume d'un professeur Babeau, préconisait la suppression pure et simple de France 3, France 4 et France Ô pour y substituer une seule chaîne culturelle en complémentarité avec France 5 et Arte ! 
Propositions Fillon :
" L’audiovisuel public doit prendre toute sa part dans la réduction de la fracture culturelle. Certes, les chaînes publiques ont développé la diffusion de programmes à caractère culturel, mais l’objectif d’audience reste prégnant, alors même que la suppression de la publicité dans les plages horaires de grande écoute avait pour objectif de dissocier les objectifs d’audience de la programmation. En outre, les nouveaux modes de consommation de l’audiovisuel doivent nous conduire à optimiser l’offre audiovisuelle publique actuelle.
Proposition :
– Optimiser l’offre de l’audiovisuel public – 6 chaînes de France Télévisions et maintenant 7 avec la nouvelle chaîne d’information, 7 stations de Radio France, en plus des 3 chaînes de France Médias Monde, des 2 chaînes parlementaires et des 2 chaînes co-financées -, en lançant dès le début du mandat une mission de réflexion sur l’évolution des usages et l’adaptation de l’offre du service public aux nouveaux moyens de diffusion qu’entraîne la révolution numérique : applications, replays, téléchargements via ordinateurs, tablettes, téléphone, consoles, montres, etc.
La mission traitera également sur les conditions de financement de l’audiovisuel public. Une redevance élargie à tous les vecteurs de diffusion des programmes de télévision devra être envisagée.

18 novembre 2016

Satisfecit pour Radio France qui talonne RTL



Avec 11,3 points d'audience, Radio France et donc France Inter, on ne parle pas de Culture ni de Musique ni d'Info se rapproche du leader RTL, à 11,9.
Deux personnes peuvent se targuer de ce résultat : Laurence Bloch, qui était l'éternelle N°2 et Fréderic Schlesinger.
Laurence Bloch, l'éternelle seconde, qui fait montre de
sa capacité à réagir à la concurrence dès sa nomination comme patronne d'Inter en modifiant profondément les mises à l'antenne des chroniqueurs de la matinale. Seul point noir Patrick Cohen qui depuis plusieurs mois par son tempérament trop engagé politiquement à gauche fait perdre selon certain de la crédibilité à la chaine.
 Schlessinger, le cerveau de Mathieu Gallet, dont la maîtrise des antennes trouve aujourd'hui la concrétisation.

17 novembre 2016

Polémique sur les intervenants journalistes ce soir sur France 2 / Europe 1


Début de polémique, tout à fait médiatique et parisienne sur les intervenants journalistes ce soir au débat France 2 / Europe 1 pour les primaires de la droite et du centre.
Léa Salamé, la coqueluche d'Ernotte et de Field, très marquée à gauche, est mise sur la touche. 
La raison officielle : elle travaille aussi sur France Inter et la chaîne publique de radio voit d'un mauvais oeil sa chroniqueuse intervenir sur une radio privée.
La réalité serait tout autre, Salamé n'est plus du tout en odeur de sainteté au Chateau où l'on n'a pas du tout apprécié ses interventions et son agressivité lors de l'interview de Hollande sur France 2.
C'est donc Pujadas qui reprend sa place.
Tension également entre les deux sociétés publiques de Radio et de Télévision, la première, liée avec France Info à la seconde ne comprend pas le choix d'Ernotte de travailler avec le privé.

Wallès Kotra à Madagascar pour les Assises Internationales de la Presse Francophone


Le patron des Outremers à France Télévisions se trouvera donc, à partir de ce soir, à Antsirabe pour participer aux Assises Internationales de la Presse Francophone.
Il animera une rencontre littéraire dimanche 20 novembre puis il interviendra dans la table ronde du 21 novembre à propos des medias dans les pays en voie de développement.

Intéressante cette initiative car après la trop grande ouverture par France Ô sur les pays du Sud, selon les élus ultramarins, on craignait un repli exclusif sur l'Outremer français.

N'oublions pas les relations entretenues  par les départements et territoires avec leurs proches voisins, que ce soit des micros-états ou des pays comme Madagascar dont de nombreux  ressortissants ont émigré par exemple à Mayotte où y ont été déportés lors de l'époque pré coloniale par les sultans qui maîtrisaient alors cette partie de l'Océan Indien.

13 novembre 2016

Gérard Louvin habille la Direction de France TV !

Sur RTL, dans on refait la Télé", Gérard Louvin n'a pas mâché ses mots concernant la Direction de France Télévisions et particulièrement France 2.

Pour lui : "pas des professionnels", "c'est l'Académie des 9, personne ne se parle,ils ne font même pas de réunions" !
Rappelons que Gérard Louvin  est producteur de télévision, de musique, de cinéma et de spectacles. A son actif : Sacrée Soirée, Ciel, mon mardi ! ou Sans aucun doute, il a été également le directeur de Star  Academy.

07 novembre 2016

A lire sur l'Observatoire des Journalistes, un essai de Pucciarelli qui rejoint le travail de Mauduit

                                            

Alain Pucciarelli, ANCIEN JOURNALISTE ET LECTEUR FIDÈLE DES MÉDIAS, PUBLIE SUR INTERNET UN ESSAI ROBORATIF ET NOURRI SUR L’ÉTAT DE L’INFORMATION EN FRANCE EN 2016. 

SON SOUS-TITRE : 

« FAUSSE OBJECTIVITÉ, VRAI ASSUJETTISSEMENT : LE POIDS DÉTERMINANT DE LA FINANCE ET DE L’IDÉOLOGIE MONDIALISTE SUR LES MÉDIAS FRANÇAIS PUBLICS ET PRIVÉ » PRÉCISE UN PROPOS ARGUMENTÉ SUR 369 PAGES ANNEXES INCLUSES. ANALYSE.

La disparition apparente de la déontologie professionnelle au sein des grands médias éclaire la crise politique, économique et sociale que la France – et l’Europe ajouterons nous – subissent. 
Une stratégie éditoriale militante paraît être devenue la règle, et, souligne l’auteur : « les grands médias sont sans doute majoritairement devenus les troupes de choc du conservatisme, de l’austérité et de l’atlantisme promus par les oligarchies financières occidentales ».
Le livre, articulé comme un jardin, insiste sur le couple argent/pouvoir et son double : asservissement/aliénation.
 Dans le chapitre journalisme Alain Pucciarelli découpe au scalpel l’évolution de Libération passé des maos aux bobos
et de l’autogestion aux mains d’oligarques internationaux. Alors que les regards alternatifs (Maurice Allais, Jacques Sapir et bien d’autres) sont passés aux oubliettes, une certaine bien-pensance écrase les débats sur de nombreux sujets (l’Ukraine, la Syrie) et l’oligarchie remplace avantageusement le Comité des Forges d’avant-guerre.
Analysant en détail les différentes formes de ce qu’il appelle « le système idéologique mondialisé », Pucciarelli en désosse une de ses variantes : l’atlantisme généralisé. À travers de nombreux vecteurs comme le club Le Siècle, l’US Aid, la French American Foundation, Aspen ou les riches fondations de Georges Soros, les néoconservateurs « américanomorphes » font souche en Europe. 
Les « figures de proue de l’hyper classe médiatique mondiale » s’appellent Arianna Huffington,
fondatrice des sites éponymes, Anne Sinclair, sa créature en France ou Jean-Marie Colombani fossoyeur du quotidien Le Monde et dirigeant de Slate à Paris : « un staff néolibéral occidental est né, qui promeut une logique ultralibérale sans avoir à présent besoin de consignes du centre US. Ainsi en a-t-il été de l’Empire romain, qui a peu à peu ouvert son centre décisionnel aux élites des marges précédemment conquises ».
L’auteur se fait une gourmandise de relever les moments où certains journalistes vendent la mèche comme à la suite du vote britannique du Brexit. Sur BFMTV, la journaliste Roselyne Dubois, dépitée et sans doute emportée par son élan, lâche le morceau face à Nadine Morano, et nous livre
cette perle : « Nous, médias, comme vous, élus, n’arrivons pas à faire passer l’idée que l’Europe apporte quelque chose ; il y a un vrai mea culpa à avoir ! » Comment le formatage de l’opinion remplace l’information…
Dans sa conclusion l’auteur insiste sur la dimension sociale (présente tout au long de l’ouvrage) de son propos : « Nous sommes très vraisemblablement face à une nouvelle mouture de la lutte des classes (menée contre les salariés par les classes dirigeantes) version mondialisée ».
http://www.ojim.fr/les-grands-medias-au-pas-cadence/

Réseau France Bleu : Eric Revel nouveau patron


C'est donc Eric Revel qui va prendre demain les rênes des quarante cinq stations du réseau France Bleu.
E. Revel
F. schlesinger
Celui-ci était dirigé, en interim, par Frédéric Schlesinger depuis le départ de Claude Esclatine, il y a quelques mois.
France Bleu, héritier des stations régionales de FR3, représente un énorme maillage en Métropole. Y échappent en effet les stations radio ultramarines qui sont elles, curieusement rattachées à France Télévisions par le biais des Premières.
Au total 1700 collaborateurs : journalistes, animateurs, techniciens et administrateurs pour un budget de fonctionnement représentant 30 % du budget global de Radio France.
Eric Revel, journaliste économique au départ, a évolué dans la presse écrite mais également dans l'audiovisuel en particulier avec le groupe Nostalgie.

03 novembre 2016

Sosthène : le vaisseau s'enfonce ....

                           


Le Titanic audiovisuel « France Télévisions » aurait- il touché un iceberg ? 
Une direction qui n’est plus sur la passerelle. 
Les soutes à combustible financier vides. 
Des officiers incompétents. 
Des caps contradictoires : faire des économies, faire de l’audience, acheter des émissions hors-de-prix à des sociétés de production qui roulent sur l’or public, demander plus à moins de personnels… 
Enfin, plus personne ne comprend la logique qui anime ce qui reste de l’équipe dirigeante de France Télévisions dont l’échec est patent et public !
La suppression d’émissions anciennes et reconnues porte enfin ses fruits. Tout comme l’ahurissant ballet de décisions idiotes, de projets irréels, de postures politiques …tout cela pour aboutir à un séminaire qui définit une règle : faire comme TF1 et M6 !!!
Le plan de réforme de France 3, soumis aux partenaires sociaux, réduit le nombre de régions à 13 et installe un seul Comité d’entreprise…
Quelle est donc cette stratégie bâtie sans vision ni raison ? Quel impact sur le service public ? sur l’audience ? Pourquoi cette réforme sortie du chapeau…
Entendons-nous bien…L’ADAP n’est pas contre les réformes et les mesures d’économies mais logiques et transparentes et issues d’un véritable examen des besoins en audiovisuel public de la France des régions, des zones économiques, des aires de vie. 
Le service public doit évidemment s’adapter mais loin des diktats de la volonté de plaire à quelques haut-fonctionnaires ou hommes politiques, dans la pénombre des cabinets…
Une réforme qui concerne trois mille salariés de l’audiovisuel public et soixante- cinq millions de français, ne devrait-elle pas faire l‘objet d’un examen public, de rencontres avec les élus locaux, régionaux, nationaux, les associations, les partis… 
Bref : un fonctionnement républicain et démocratique ?
Un projet de réforme, issu d’une équipe dirigeante qui s’est si souvent trompée, est-il crédible quand il se fait sans un accord collectif et universel, alors qu’il concerne la vie commune de la République ?

« Faire quelque chose sans nous…C’est le faire contre nous !! » Mandela rappelle la réalité de cette vérité première…
On peut se demander, devant l’afflux de mauvaises nouvelles en matière d’audience, de finances, devant la caricature du Service Public qu’offre le spectacle navrant des émissions politique de France 2, devant l’absence de compétences, devant l’amateurisme de la Présidence, si le personnel de France Télévisions va rester encore longtemps amorphe et silencieux ? Ces dix mille salariés seront-ils des lanceurs d’alerte républicains ?