10 octobre 2016

Sosthène frappe à nouveau où ça fait mal !




Vacarmes, mouvements ou spasmes incontrôlables, pensées confuses, fièvre…
La Télévision de l’audiovisuel Public est un grand corps malade. 
L’ADAP est comme un thermomètre qui mesure la fièvre en s’enfonçant au plus profond. Là, on constate que la ligne rouge est franchie. 
Signe d’une courte grippe ou d’une maladie mortelle ? 
Tous les symptômes laissent penser que la seconde hypothèse est la bonne. Les candidats à l’élection présidentielle ont tous leur idée sur la stratégie future. Economie passe par la fin d’un audiovisuel public puissant, d’un audiovisuel qui faillit à sa mission…
De l’international au régional. Tout se désagrège dans France Télévisions et tous les candidats en gagnent des impressions cuisantes. 
Ah France 3 Aquitaine et Juppé sur les cinq dernières années ! 
France 2 et Sarkozy ! le Parti Socialiste, la sœur, les salons parisiens et Ernotte ! 
Toutes les coulisses sentent un peu l’égout. 
Pendant qu’au sommet de France Télévision on s’évertue à ressembler de plus en plus à la télévision d’état de l’ex-Union soviétique, matinée de Méthode Coué : Tout va bien , nous avons un grand avenir dans le numérique et ailleurs ! Pendant que Dame Ernotte joue les « Cheffes » !!!

Je te vire un dirlo et je reprends un copain. 
Les liens de confiance sont une donnée essentielle pour une « cheffe » d’entreprise…Mais encore faut- il que la personne sache exactement ce qu’elle dirige – Non ce n’est pas une sous-division d’Orange ni une usine de saucisses…
Encore faut- il que les personnes nommées soient des personnes compétentes sans arrière-pensées. 
Encore faut- il qu’elles ne prennent pas, comme Ernotte, ses désirs numériques pour des réalités sociales. Oui entre Seine et boulevards des maréchaux, des adolescents utilisent leur smartphone pour regarder des vidéos, souvent extraites de « you tube », oui dans la France Urbaine des mégapoles régionales, le peuple des jeunes a des utilisations du numérique différentes de celles de leurs aînés, des pratiques qui seront différentes aussi des générations qui suivent immédiatement. 
 Mais ces théories de l’évolution des médias sont des idées échangées dans les salons parisiens, des évaluations au doigt mouillé. 
Comment peut-on, quand on est un professionnel reconnu, envisager une orientation industrielle d’un groupe, spécialisé dans le mass-média, dans la communication audiovisuelle de masse, qui pèse trois milliards d’argent public sur une impression de boule de cristal. 
Les choix d'Ernotte sont- ils bons ? Mauvais ? qui le saura ? Dans le domaine e des ressources humaines, il est clair que Couture qui vient enfin d’être nommé n'a ni la compétence ni la formationpour occuper la fonction. 
Décidément, France Télévisions est un peu comme un vieux hareng : il pourrit par la tête. 
Les idées révolutionnaires sont inconséquentes : Ernotte veut refaire treize régions pour France 3 pour faire plaisir au décideur politique qui a mis en place une réforme administrative comportant treize régions. 
Mais l’audiovisuel public régional doit il obéir aux frontières administratives ou aux grandes délimitations de l’économie régionale ? Sur des Bassins qui sont les quatre points cardinaux de l’hexagone ? Des bassins que dessinent d’ailleurs la carte de la Presse quotidienne régionale…
Mais, compensation à une pensée « moderniste et libérale », on supprimera les CE des régions pour n’en garder qu’un seul ! 
Vive le centralisme audiovisuel et la démocratie sociale ! Dieu que tout cela est fatigant ! L
es errances du temps de Pflimlin, les coups fourrés de son prédécesseur qui crée une Société Unique là où un Groupe était performant ! 
Le Lean Management qui prône l’économie de tout, y compris des talents.
A une terrasse de bistrot parisien, un éminent spécialiste disait : » La doxa libérale européenne veut que les audiovisuels publics soit réduits à la portion congrue pour laisser le champ libre à une économie libérale de l’audiovisuel privé…Donc il faut réduire France Télévisions à l’essentiel et pour prouver son inhérence et sa médiocrité, on nomme des dirigeants incompétents !  
Le premier effet est que les meilleurs éléments se sentent dévalorisés de voir des présidents, des directeurs aussi nuls et quittent leur fonction (de directeur de France 2 ?) pendant que d’autres artisans de l’audiovisuel public baissent les bras plus vite que les budgets qui leur sont accordés au compte-goutte »
Non ! Cela ne peut pas être vrai ! N’est- ce pas ?
Sosthène


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