27 août 2016

Le dernier ouvrage de Mauduit , « Main basse sur l'information » : du vitriol !!!



Laurent Mauduit n'a jamais trempé sa plume dans l'encre tiède. Et son « Main basse sur l'information » ne fait pas exception à la règle. La charge est violente à la hauteur de l'indignation de cet ancien du Monde et de Libération.
Le co-fondateur de Médiapart évoque « la servitude dans laquelle est placée la presse ». Et comme à son habitude, son point de vue dépourvu de toute neutralité ( mais après tout, il n'est pas suisse!) n'en n'est pas moins fort documenté.
L'enquête s'appuie sur faits, chiffres, dates et anecdotes afin de démontrer la volonté de main mise de quelques « oligarques »selon son expression, sur les outils de communication.
Bolloré, Drahi, le trio Bergé, Niel, Pigasse, Bernard Arnault entres autres sont les noms qui reviennent le plus souvent...
« Des milliardaires qui ont acquis la quasi totalité des grands médias nationaux... ont pour point commun de ne pas avoir la presse pour métier... et ont presque tous acquis des journaux non selon des logiques professionnelles mais d'influence ou de connivence... ».
Souci d'obtenir une respectabilité, de détenir un moyen de pression ou simple volonté de faire cracher du profit...

Et l' audio-visuel n'échappe pas à l'amer constat de Laurent Mauduit.
Le secteur privé est épinglé  non seulement pour la piètre qualité de son information et de ses programmes, pour sa soumission aux puissances d'argent, mais aussi, et c'est relativement nouveau pour son affairisme illustré par le sort de la chaîne 23.
Selon le co-fondateur de Médiapart, Pascal Houzelot, ex propriétaire de cette chaîne (anciennement TVvous La télédiversité) a purement et simplement menti au CSA et spéculé en revendant avec un énorme bénéfice une chaîne qu'il avait laissée végéter volontairement...
Un exemple que d'autres pourraient suivre sans vergogne.

L'audio-visuel public échappe-t-il au constat alarmant de l'auteur ? Pas vraiment !
« L'information sur France Télévisions et particulièrement sur France 2 est en train de sombrer » affirme-t-il.
Laurent Mauduit évoque d'abord la « porosité » et le « mimétisme » entre privé et public. Des animateurs, des journalistes, des dirigeants qui changent de chaîne comme de chemise passant du privé au public et inversement, quand ils n'officient sur les deux en même temps !
S'il reconnaît des « ilôts de résistance » dans quelques magazines et sur France 3 et Radio France, l'auteur attaque le duo Pujadas/Lenglet, accusés de servir la doxa libérale sans souci d'honnêteté journalistique.
Enfin, au travers de la nomination opaque de Delphine Ernotte et de la mise en place de « FranceInfo : », il affirme que les liens de subordination avec le pouvoir sont loin d'être coupés.
Et pose la question :
« cette mutualisation (des moyens de France TV et Radio France pour la chaîne tout info) annonce-t-elle un rapprochement plus ample...favorisant un gigantesque plan d'austérité et la disparition de nombreuses antennes du service public ? »

On le voit, Laurent Mauduit dresse un sombre état des lieux des médias et conclut : « Loin de refléter l'état d'esprit du public, la plus grande partie de la presse française ne reflète que l'état d'esprit de ceux qui la font ».

Et les rappels historiques de l'auteur, allant du Second Empire à la collaboration, viennent rappeler que lorsque la presse est malade, la démocratie est en danger.





25 août 2016

Bachelot sur France Musique et sur RMC !



Roselyne Bachelot sur France Musique ! Décidément, le Service Public n'a de cesse de copier le privé. L'ancienne ministre est déjà en effet sur RMC.
M. Voinchet
En revanche, le nouveau patron de Musique, Marc Voinchet
S. De Ville
a recruté une vraie professionnelle pour ses matinales,
Saskia de Ville qui travaillait auparavant à Bruxelles sur la RTBF. Cette jeune femme est musicologue.



FTV : le Service Public sature l"info de Politique

Emission dont on parle peu : AcTualiTy sur France 2
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emmenée par Thomas Thouroude et une petite équipe de chroniqueurs qui ont tous la particularité de ne pas appartenir au monde de la télévision.

Aline Afanoukoé, transfuge de France Ô, 
A; Afanoukoe
 Isabelle Saporta, Sophie Coignard et Philippe Ridet, journalistes au Monde, Adelaïde de Clermont-Tonnerre, Eugénie Bastié et Jean-Christophe Buisson du Figaro
En fait, il s'agit d'une énième émission du service public dont la majeure partie sera consacrée à la politique.
Première le 5 septembre.

24 août 2016

Livre Sarko : promesse de vaches maigres pour l'Audiovisuel Public !


Ce n'est un secret pour personne que Sarkozy a toujours été un fan des media et en particulier de la Télévision. Au point de vouloir intervenir d'une manière directe sur les grilles et les nominations.
Dans son ouvrage Tout pour la France, s'il est élu, il faudra s'attendre à un grand chambardement tout à la fois à France Télévisions et à Radio France.

Rappelons-nous que sous Carolis, il avait fait supprimer les écrans pub après 20h. Une initiative qui avait pénalisé le Service Public au point d'en subir encore aujourd'hui les conséquences.
Lisons-le :
 "Débarrassons-nous d'abord d'une idée particulèrement fausse, celle de la prétendue trop grande concentration des groupes de communication. 
C'est tout le contraire. Nos groupes ne sont pas trop concentrés, ils sont trop disséminés, trop petits, pas assez internationaux", écrit-il. Depuis plusieurs années, les groupes privés demandent un allégement de la législation sur ce point.

"La triste farce des nominations"

L'ex-président, qui nommait les présidents de l'audiovisuel public quand il était au pouvoir, n'est visiblement pas satisfait par la nouvelle loi sur l'audiovisuel public votée par l'actuelle majorité, qui a rendu ce pouvoir au CSA.
"Une triste farce", en raison "des auditions secrètes" organisées par le CSA pour choisir les présidents de Radio France et France Télévisions en particulier Delphine Ernotte, visiblement choisie par le Chateau. 
"Je crois donc que la meilleure solution consiste à supprimer le pouvoir de nomination du CSA et à demander aux commissions parlementaires spécialisées d'exercer à sa place l'essentiel de ses compétences", écrit-il. Olivier Schrameck appréciera. Nicolas Sarkozy en est persuadé, "la démocratie y gagnera en transparence" et "l'hypocrisie reculera".
Schrameck a donc du souci à se faire. Visiblement, Sarko élu, le CSA disparaîtra !

Moins de chaînes, moins de pub

Autre projet du candidat à la présidentielle, la redéfinition du périmètre de France Télévisions en raison d'une situation "devenue ubuesque". 
Alors que France Télévisions va lancer une nouvelle offre info sur le canal 27 de la TNT, Nicolas Sarkozy estime qu'il y a "une chaîne de trop". 
"France Télévisions n'a pas les moyens financiers de faire vivre quatre canaux nationaux, sans compter France Ô", écrit-il. 
Il ne voit pas "l'utilité" de la nouvelle chaîne publique franceinfo alors que BFMTV, iTELE et LCI existent déjà sur la TNT. 
L'ex-président est toujours obsédé par la suppression totale de la publicité sur les chaînes de France Télé et Radio France, pour mettre fin à la "tyrannie de l'audience". 

Moins de dérision et d'investigation "racoleuse"

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy estime que la différence entre les chaînes publiques et privées est "notoirement insuffisante". 
"Jamais il n'a été aussi difficile de trouver sur nos écrans des émissions culturelles, de théâtre, de musique et même de variété (...) Se laisser aller au zapping donne une idée assez précise quant à la qualité des programmes", écrit-il. 
Nicolas Sarkozy souhaite de "dérision, de polémique et d'investigation racoleuse", qui "ont parfois pris le pas sur la découverte, la science et la culture". 
Tout ceci bien entendu fait le miel du privé. Bolloré doit se frotter les mains. Plus de pub dans le Public c'est autant en plus pour le privé !

Déménagement de France Télévisions : la rumeur était fondée...

C'est de Force Ouvrière que provient la confirmation d'une rumeur qui courait depuis juin : FTV est à l'étroit et cherche donc de nouveaux emplacements pour regrouper l'ensemble des équipe dispersées à l'heure actuelle sur plusieurs tenements ( Issy les Moulineaux, Malakoff, Ponant.

Ce déménagement n'interviendrait pas avant 2020, au plus tôt.
Ceci étant, compte tenu du coût élevé de l'entretien du bàtiment des rives de la Seine ce sera une économie non négligeable.

" L'émission politique " à compter du 15 septembre



 " L'émission politique ", c'est le titre de cette nouvelle soirée, remplaçant " des Paroles et des Actes " que présente France 2 à partir du 15 septembre.

Cette fois, 
David Pujadas sera accompagné par Léa Salamé et Karim Rissouli qui officie également sur France 5.


Prime pour On n'est pas couché


On n'est pas couché disposera de la case royale de programmation , le "prime" à compter du 10 septembre.

Dans cette formule légèrement remodelée, Ruquier recevra trois invités dont un systématiquement politique.


Histoire de se ballader : changement de titulaire

C'est donc Vincent Chatelain qui présentera le magazine " Histoire de se ballader " sur France 3, le dimanche en tout début d'après-midi.

Vincent Chatelain est un ancien de Thalassa et est agé de 45 ans.


France 5, programmation politique


C'est le 11 septembre que démarreront les deux émissions politiques de France 5 avec Bruce Toussaint et Karim Rissouli.
C dans l'air et C Polémique seront diffusées en direct et en public depuis la Cité du Cinéma à St Denis.
C Politique débutera en fin d'après-midi (18h 30) pour
reprendre les grands événements qui se seront déroulés dans la semaine qui précède. Autour de Rissouli, une mini-rédaction avec Camille Girerd, journaliste politique, , Thomas Snégaroff historien, spécialiste des États-Unis, Luc Hermann expert de la communication politique, Maxime Darquier (journaliste, qui enquête sur les rumeurs du Net, Camille Vigogne, Elsa Haharfi et Yohan Malka, les reporters de l’émission.

C polémique avec Bruce Toussaint prendra la suite à 19h 45.

23 août 2016

Bill sur le départ...


L'ADAP en parlait déjà en mai, "Bill", le patron des Sports de France Télévisions va être atteint par la limite d'age.
Daniel Bilalian avant les sports aura travaillé (peu de temps) à Amiens quand Henri Sannier y était encore pigiste. 
Il a intégré ensuite Antenne 2 pour ne plus quitter la chaîne. 
Présentateur des journaux de 13 et 20h, grand reporter, il avait eu maille à partir avec Jean-Pierre Elkabach, le patron de la chaîne, lors de la Marche Verte au Maroc.
Cependant, Bill a toujours rebondi, dans le bon sens.
Souvent critiqué pour ses commentaires à l'emporte-pièce, c'est un vrai professionnel.
Il était très attaché à son père qui lui a inspiré un livre, le Camp de la Goutte d'eau...
E. Hannezo

L-E Le Lay
Bien entendu, des noms circulent pour son remplaçant : Eric Hannezo, producteur à Black Dynamite, ancien de TF1, Laurent-Eric Le Lay, ancien dirigeant d’Eurosport et de TF1 Publicité, fils de l'ex PDG de la première chaîne. Il est question également de l'ancienne conseillère à l'Elysée chargée des Sports....

22 août 2016

JO, audiences : bravo France Télévisions !

Sans parler de records, on peut assurer que France Télévisions est resté en tête des audiences grace aux JO. Ce, tout au long des après-midis sur France 2 avec près de 3 millions de téléspectateurs devant leur poste.
Bénéficiaire également, le 19/20 de la Trois avec 2 millions de fidèles.

20 août 2016

France 3 : Fauteuil d'orchestre

Selon TV Mag, Anne Sinclair
présentera en octobre un nouveau numéro de son émission Fauteuil d'orchestre sur France 3.
Après Ruggero Raimondi, le baryton, c'est le violoniste Renaud Capuçon
, le mari de Laurence Ferrari qui sera sous le feu des projecteurs.
Lors de sa première prestation près de 1,3 téléspectateurs étaient présents soit pratiquement 6% de PDA.

17 août 2016

En septembre : débuts de Grandeur Nature

Avec deux films traitant du monde animal, à partir de la rentrée,les samedi après-midi, France 2 s'aligne sur National Geographic.
Ces films, souvent des séries, connaissent un grand succès.
Tournés avec de gros moyens, ces documentaires se veulent des cours d'histoire naturelle.
Le titre : Grandeur Nature. Début de diffusion en septembre avec le désert du Namib.

04 août 2016

Nominations à FranceInfo

Stephane Dubun
Stéphane Dubun a été nommé directeur des éditions télévisées de Franceinfo, la nouvelle chaîne d'info publique dont le lancement est prévu dans un peu moins d'un mois
Celia Meriguet
A ses côtés, Célia Mériguet, 39 ans, rédactrice en chef du site web Francetv info, prendra en main l'édition numérique.
Ces nominations, ont pris effet le 1er août, ont été faites sur proposition de Germain Dagognet, directeur délégué à l'information de France Télé qui pilote le projet.
Germain Dagognet
La nouvelle chaîne publique d'information, baptisée Franceinfo et portée par France Télévisions, Radio France, France 24 et l'INA, sera lancée le 1er septembre à 18H00 sur le canal 27 de la TNT. 

La chaîne et la radio France Info auront un site d'info commun, également sous le nom de Franceinfo.
Stéphane Dubun, Franco-Britannique de 48 ans, a débuté sa carrière en 1992 comme reporter à France 2 et dans plusieurs stations régionales de France 3.
Grand reporter à France 3, il devient rédacteur en chef adjoint du 19/20 puis rédacteur en chef du Soir 3 en 2006. Après un passage à France 24 de 2008 à 2011, il revient à France Télévisions en tant qu'adjoint au directeur de l'information régionale de France 3 avant d'être nommé adjoint au directeur délégué à l'information en charge du projet de chaîne d'information.
Célia Mériguet, nommée jeudi directrice de Franceinfo en charge de l'édition numérique, est passée par l'AFP et le Monde.fr dont elle est devenue rédactrice en chef en 2010.
Elle a rejoint France Télévisions début 2011 et a participé à la création de Francetv info, dont elle est rédactrice en chef, puis est devenue directrice adjointe de l'information nationale sur les médias numériques en janvier 2015. Depuis décembre 2015, elle est directrice adjointe opérationnelle en charge de tranches d'information, notamment les éditions numériques (Francetv info, Culturebox, Géopolis).