15 juin 2016

Avec le Figaro on comprend pourquoi la chaîne Outremer va passer en basse définition !

Voici cet article dans son intégralité :
La ministre de la Culture a envoyé en date du 10 juin une lettre au Conseil supérieur de l'audiovisuel afin de préempter, à partir du 1er septembre, un canal hertzien pour la chaîne d'info du service public.
Culture, a envoyé le 10 juin dernier une lettre à Olivier Schrameck, le président du Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) afin de préempter, «à titre prioritaire», un canal hertzien «en définition standard» pour la nouvelle chaîne d'information en continu du service public à compter du 1er septembre prochain.
«L'attribution de cette ressource radioélectrique à France Télévisions a pour objet de lui permettre de remplir ses missions de service public», justifie la ministre. L'une des principales étant en effet d'informer le public.
La nouvelle chaîne d'info, qui devrait s'appeler France Info TV, ne sera pas la seule à être diffusée en «définition standard».
Dans sa lettre de deux pages, que Le Figaro a pu consulter, Audrey Azoulay demande parallèlement que France Ô, en métropole,
passe également en basse définition à compter du 1er septembre, en raison de la rareté des ressources.
En clair, pour que la chaîne d'info du service public puisse exister, il faut absolument pousser les meubles au sein du multiplex R1 dédié au service public, afin de libérer de l'espace sur la bande passante. Mais la situation devrait être transitoire. «Le Gouvernement reste évidemment attaché à la diffusion à terme de ces deux services au format haute définition, lorsque les conditions techniques pourront en être réunies», précise Audrey Azoulay.
Audrey Azoulay confirme l'absence de publicités sur la nouvelle chaîne d'info
En attendant, pour faire passer la pilule, France Télévisions devraient investir davantage dans la production de contenus ultramarins, dont certains pourraient à l'avenir être coproduits directement avec les chaînes «1ère» du groupe.
Selon nos informations, à partir de la rentrée, les programmes locaux concerneront plus de 20% de la grille de France Ô.
Ils bénéficieront en outre d'une visibilité accrue, avec une diffusion durant les avant-soirées ainsi que les après-midis du week-end à partir de la rentrée.
Une montée en puissance qui irriguera par la suite toute la grille, quotidiennement. Afin de toucher le public le plus large possible, «la diffusion en outre-mer de la chaîne d'information en continu devra également être envisagée», annonce la ministre dans sa missive. «J'en saisirai le Conseil le moment venu».
La ministre de tutelle de France Télévisions réaffirme enfin que la nouvelle antenne ne disposera pas d'écrans publicitaires. «Ainsi que le relève le Conseil, l'absence de diffusion de messages publicitaires sur l'antenne de la chaîne d'information en continu est de nature à préserver l'équilibre économique des chaînes privées d'information».
Pas de quoi faire décolérer la concurrence. Mercredi dernier, NextRadioTV avait appelé le CSA à réaliser dans les plus brefs délais une étude d'impact, en raison des conséquences économiques de l'arrivée d'une quatrième chaîne d'information. LCI, l'antenne du groupe TF1, est arrivée en clair le 5 avril dernier et iTELE, la chaîne du groupe Canal+, n'a jamais gagné d'argent depuis son lancement en 1999.
Quoi qu'il en soit, cette lettre de la ministre prouve que France Télévisions poursuit son plan tambour battant. Et ce, malgré la bronca des journalistes du service public qui a éclaté il y a quelques jours. Les sociétés des journalistes de France Télévisions et de France Info avaient en effet dénoncé «un projet non viable»...
Un certain nombres de points restent à éclaircir. A commencer par la numérotation de la future chaîne d'info. Il pourrait s'agir du canal 27, le premier à être disponible.

 

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