30 juin 2016

Chaîne Info : encore une réaction, celle de la CFDT !


- CHAINE D’INFORMATION EN CONTINU - 



La troisième voie ou le marché de dupes !

Le 21 juin s’est tenue au Tribunal de Grande Instance de Paris l’audience relative à la procédure initiée par la CFDT et le SNJ afin de s’opposer à la modification unilatérale des
dispositions de l’accord collectif sur les compétences complémentaires des journalistes et des monteurs.

En effet, la mise en place de ces changements (montage pour les journalistes, conception de contenus éditoriaux pour les monteurs) n’a pas fait l’objet d’un accord majoritaire
permettant de modifier les textes actuels qui ne prévoient pas ces évolutions et qui doivent donc rester en l’état.

La Direction a mis en consultation des postes comportant ces compétences complémentaires non validées, ce qui a donc conduit la CFDT et le SNJ à saisir la justice. Il ne s’agit pas, comme le prétendent certains, de s’opposer à la création de la chaîne info puisqu’une solution avait été proposée par toutes les organisations syndicales, consistant à lancer la chaîne info à la date prévue avec les métiers actuels. La charge supplémentaire n’aurait pas grevé le budget et aurait permis de négocier avec le temps, le sérieux et la sérénité nécessaires. Cette solution pragmatique et raisonnable a catégoriquement été rejetée par la Direction. Le calendrier précipité qu’elle a imposé n’a certes pas facilité les choses !

Sans revenir sur le fond du dossier sur lequel beaucoup de choses ont été dites, il faut un peu s’attarder sur la forme, tout au long des négociations relatives à la chaîne info car elle en dit long sur la loyauté de la Direction et sa capacité à honorer ses engagements. Il n’y a qu’à examiner la teneur des conclusions déposées par l’avocat de France Télévisions pour constater jusqu’où vont la duplicité et la mauvaise foi !

Si la Direction veut bien reconnaître que l’évolution des compétences est soumise à une négociation, elle prétend que l’accord collectif ne prévoit aucune obligation de résultat.

Pourquoi donc avoir prévu une négociation ?

Il existe pourtant des procédures de révision des textes aux termes desquelles, en l’absence d’accord valablement conclu, les dispositions existantes continuent de s’appliquer.

Pas de souci pour la Direction ! Il ne s’agit pas, selon elle, d’une procédure de révision puisque les formes n’en ont pas été respectées (par elle surtout !). Au pire pourra-t-on
reprocher aux organisations syndicales de ne pas avoir été formalistes et d’avoir accepté d’engager, de bonne foi, des négociations avec une Direction qui, dès le départ, entendait appliquer son projet de manière unilatérale. Ajoutons que tout au long des débats la position de la Direction n’a pas varié, ce qui a conduit l’ensemble des syndicats à refuser de signer le projet d’avenant n° 7.

C’est le référentiel de métiers, élaboré sans aucune négociation et après la signature de l’accord collectif qui a servi de base à la consultation des IRP ainsi qu’aux négociations menées en parallèle. L’accord collectif signé le 28 mai 2013 ne prévoit pour les journalistes que les compétences complémentaires rédacteur/JRI et JRI/rédacteur. Le fait d’y adjoindre le montage ne pourrait éventuellement relever que d’un accord valablement négocié et conclu, ce qui n’est pas le cas.

Quant à la compétence complémentaire « conception de contenus » que pourraient exercer les monteurs, elle paraît tout aussi floue et ambiguë que précaire sur le plan juridique(responsabilité éditoriale, droits d’auteurs). En revanche, les conclusions et la plaidoirie de l’avocat de France Télévisions ne laissent aucune illusion à ceux qui, du côté syndical, avaient depuis longtemps mis en avant une réciprocité dont le seul mérite était de brouiller les pistes au profit de la Direction. Celle-ci affirme haut et fort que cette compétence complémentaire ne conduira jamais au statut de journaliste ni à la carte de presse.

Soit certains ont été très naïfs, soit la Direction les a bien baladés jusqu’à obtenir d’eux ce qu’elle voulait, comme on va le voir.

Toujours selon la Direction, l’ajout de compétences complémentaires (si tant est qu’il soit licite) constitue un plus pour les professionnels concernés et, de ce simple fait, ne nécessite pas d’accord formel pour être mis en application. Le problème est que la réalité de cette supposée amélioration n’est pas démontrée pour ce qui concerne des éléments essentiels tels que la qualité des contenus, l’emploi et les conditions de travail. La compensation financière, mise également en avant par la Direction, ne saurait en soi justifier la réalité de cette amélioration.

Il est toujours aussi consternant d’entendre la Direction utiliser des termes tels que le « montage simple » pour justifier l’éviction des personnels qualifiés (formation, compétences, statut) sur les reportages et les sujets actualité de la chaîne info. Cette notion n’a jamais été clairement et précisément identifiée, qu’on l’aborde par le biais de la durée ou des contenus.

Sans jamais l’avouer officiellement, certains ont cru bon affirmer que le montage des « off »ou le découpage des interviews n’était pas vraiment du montage, ce qui leur permet ensuite de prétendre, avec une certaine dose de culot, que tout le montage sur la chaîne info sera assuré par les monteurs ! Etonnant, non ? En s’avançant aussi légèrement, ces représentants étaient-ils sûrs d’être en phase avec la profession des monteurs et avec la majorité de leurs syndicats ?

En fin de plaidoirie, la Direction a ajouté l’ingratitude à la perfidie en rendant la CGT et FO responsables de la validation juridique des compétences complémentaires contestées, de par leur signature de la constitution de sa commission d’Analyse et de Suivi et d’Ajustement de la Chaîne d’Information (CASMOA). Que cache ce sigle aussi exotique que compliqué ?

Les conclusions de la Direction, reprises et développées au cours de l’audience, sont très claires. Si les deux organisations syndicales signataires de la CASMOA avaient estimé « que la décision unilatérale de la Direction de mettre en œuvre les compétences complémentaires contrevenaient aux dispositions de cet accord, elles auraient bien évidemment refusé de confier une mission sur ce thèmes à la commission de suivi, ou, a minima, auraient exprimé une réserve sur ce point dans l’accord ».

Au-delà de ce coup de pied de l’âne patronal, c’est vrai que la position de la CGT et de FO paraît bien compliquée. On ne sait pas ce qui les a poussées à rompre le front commun qui consistait à demander la mise en œuvre de la chaîne info dans la configuration conventionnelle actuelle, afin de poursuivre à tout prix des négociations avec une Direction
arqueboutée sur son projet unilatéral. Tout cela pour ne pas valider le projet d’avenant directement issu de ces négociations auquel, d’après la Direction, CGT et FO ont très
positivement contribué.

La Direction s’autorisant donc à mettre en œuvre, de manière unilatérale, ce projet non confirmé juridiquement, CGT et FO valident l’instrument qui est là pour assurer le suivi d’un dispositif qu’elles ont refusé de ratifier. La CGT de surcroît organise une grève des monteurs pour appuyer sa démarche, la Direction ne paraissant pas avoir fait de gros efforts pour casser ce mouvement très minoritaire chez les monteurs, officiellement censé inverser le processus de disposition des journaux de « Télématin ».

La CGT définit cette stratégie quelque peu compliquée, comme une « troisième voie ».Donc, entre le refus de l’arbitraire (avec la démarche judiciaire qui l’accompagne) et la collaboration directe avec la Direction, la CGT choisit l’accompagnement « à l’insu de son plein gré » ! Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle pratique l’expérience : la mise en place de l’entreprise unique (avec un avis négatif très complaisant) et le PDV (idem) sont encore dans les mémoires. Il est vrai que la CGT construit, face à ceux dont elle stigmatise la volonté destructrice.

Pour ce qui concerne la chaîne info, la CFDT et le SNJ ont décidé de faire dire le droit sur le respect des textes. Accepter sans réagir que l’unilatéralisme devienne la règle serait
dangereux sur deux plans :

• La fin de la crédibilité des textes collectifs à France Télévisions, déjà bien entamée par la manière permanente de la Direction d’interpréter négativement l’accord collectif ou de refuser d’en appliquer certaines dispositions.

• L’extension à l’ensemble de l’entreprise de polyvalences unilatérales au détriment des contenus, des métiers, de l’emploi et des conditions de travail. En dépit des engagements de la Direction de limiter les nouvelles polyvalences à la chaîne info, on peut craindre une contagion dans les régions car il ne faut pas oublier que le phénomène ne touche pas que le montage avec l’éradication des OPV, des OPS et des scriptes.

Pour la CFDT, le dialogue social ne saurait se résumer à un accompagnement du fait accompli, même avec une mise en scène savamment orchestrée mais qui ne trompe personne.

Depuis la création de l’entreprise unique, cette politique n’a créé que des dégâts sur le plan d e l’emploi, des conditions de travail et a fait exploser les risques psychosociaux. Là aussi, les accords cosmétiques et les structures bidon n’ont pas fait longtemps illusion.

Le respect des métiers, la défense du droit de grève et les libertés prises par rapport aux textes légaux et conventionnels feront donc l’objet d’actions judiciaires puisque la Direction ne comprend pas d’autre langage.

pour la CGT : l'info maltraitée à FTV



France Ô basse définition : Delphine Ernotte reçoit Patrick Karam


Suite à l'annonce de la dégradation du signal de France Ô qui passera en basse définition et au courrier de Patrick Karam, le Crefom, qu'il préside sera reçu par la Pdg de France Télévisions.

Voici le Communiqué du Conseil Représentatif des Français d’Outre-Mer :
La présidente de France Télévisions, Madame Delphine Ernotte, vient d’adresser au Conseil Représentatif des Français d’Outre-Mer (CREFOM) un courrier dans lequel elle réaffirme sa volonté de faire de France Ô la chaine des outre-mer et affirme que cette réorientation visible dès le mois de septembre prochain s’approfondira par la suite.
Afin de préciser les orientations et les dispositions que France Télévisions compte prendre concernant les outre-mer, Madame Ernotte propose au CREFOM qui, selon ses mots, « a très fortement soutenu cette réforme » un rendez-vous dans les prochaines semaines.
Le CREFOM se dit prêt à rencontrer la présidente de France Télévisions. Ce sera l’occasion pour notre organisation de rappeler combien nous demeurons vigilants et attentifs à la destinée de France O, à la qualité des programmes qui y seront diffusés afin de faire de cette chaine une véritable vitrine des outre-mer et plaidera pour une équitable visibilité des Ultra marins sur toutes les chaines du service public.
Le CREFOM qui, dès sa création, a porté ce dossier au plus haut niveau de l’Etat, a obtenu des engagements écrits très fermes du président de la République dès le 14 mai 2014 pour le retour à l’identité ultramarine de la chaine du service public. Le CREFOM qui a multiplié les démarches, notamment auprès du CSA et de son président Olivier Schrameck qui a accueilli favorablement et soutenu notre démarche, et a obtenu le soutien du premier ministre Manuel Valls, à son dernier diner politique en mars dernier, se félicite de cette réforme réellement attendue par les Ultramarins.
Le CREFOM qui a également noté le déclassement de France Ô en basse fréquence pour une durée indéterminée se montrera extrêmement vigilant sur la durée de ce passage et attend, de la présidente de France Télévision, des précisions sur la date du retour effectif de France O en haute définition.
Patrick Karam                                                                                            Jean-Michel Martial
Président du CREFOM                                                                                Vice-président du CREFOM

29 juin 2016

Ernotte : et moi , et moi, et moi !


Comme l'ADAP l'avait annoncé voici quelques semaines, la Pdg de France Télévisions, Delphine Ernotte, fait une conférence de Presse rompant avec les habitudes, en cette fin de mois de juin, réservant le principal, fin août pour ménager le maximum de plage media à la chaîne tout info.
Un demi-millier de personnes se sont donc pressées place Henri de France pour écouter la bonne parole.
Evoquera-t-on la disgrace de Nathalie de St Criq ? La responsable du Service Politique de la 2 n'a pas l'heur de plaire ni à Ernotte ni à Field. Peut-être a-t-elle montré trop d'indépendance en mouchant Melenchon lors de sa dernière prestation.

28 juin 2016

Levée du préavis de grève à FranceTV Info

Le Syndicat national des journalistes a levé le préavis de grève déposé pour le 28 juin au sein de la rédaction de FranceTV Info, le site d'informations de France Télévisions, après être parvenu à un accord avec la direction, a annoncé le SNJ.
Les journalistes du site avaient décidé "à la quasi unanimité" de se mettre en "grève illimitée à partir du 28 juin", car ils craignaient d'être lésés dans le futur projet d'information en continu du service public, avait annoncé la SDJ.
"Nous avons obtenu des garanties sur le contenu éditorial du site et sur notre participation", a précisé lundi Ilan Caro, président de la Société des journalistes.

Les journalistes de FranceTVinfo craignaient que dans le cadre du projet de chaîne d'info publique, les partenaires (France Télévisions, Radio France, INA, France 24) ne décident de donner la priorité à Radio France pour alimenter en actualité chaude le site de la future chaîne.
Le site FranceTV Info, qui revendique le 4e rang des sites d'info avec 11,3 millions de visiteurs uniques par mois sur les trois écrans (web, mobiles, tablettes) et une quarantaine de salariés, devra en effet articuler son rôle avec celui de la nouvelle "agence interne" de Radio France.
Cette agence, forte d'une petite équipe de 11 journalistes, ambitionne de devenir le centre névralgique de l'information pour Radio France et pour la future chaîne publique d'info.

Ernotte et l'Outremer : tout un poème !




A Malakoff, le séminaire des directeurs régionaux se termine pendant que celui des rédacteurs-en-chef commence...
Pour une société qui prône le numérique à tous les étages, la visioconférence ou Skype ne sont pas de mise. 
9 stations, cela fait bien une bonne vingtaine de personnes qui viennent des quatre coins de la planète en frais de mission printaniers à Paris et billets d'avions payés par de l'argent public.( On pense toujours à la grand-mère de 79 ans, chère à Jean-Marie Cavada, qui paie sa redevance dans le Cantal ! ).

Delphine Ernotte est apparue pendant une heure pour ne dire que du bien du Réseau de l'Outremer " où on sait faire tant de choses : de la radio, de la télé et de l'internet..;" oubliant que France 3 a rétrocédé ses Radios Régionales à Radio France car la pratique des deux médias est si différente qu'elle demande des organisations différentes.. mais foin de tout cela, les autoproclamés experts veulent à nouveau mélanger les genres pour faire plaisir à madame la Présidente...

Seule chose que la Présidente a oublié de dire à ses barons de l'Outremer: sur les 600 postes qu'elle souhaite voir supprimer, façon Orange, l'année prochaine dans le cadre de départs à la retraite, il y en a 60 pour l'Outremer ! Au moment où des directeurs promettent l'intégration à des CDD vieillissants et appauvris!

En attendant, la valse continue: si Jean -Philippe Pascal
JP Pascal
, directeur de Polynésie 1ère devient bien le directeur de Nouvelle-Calédonie 1ère, le poste de directeur régional à Tahiti reste vacant pour le moment...
Le directeur d'antenne de Tahiti,
JP Lemee
Jean-Philippe Lemée, devrait devenir le directeur régional de Wallis-et-Futuna .La valse des directeurs devrait s'arrêter là pour le moment...

En fait, dans l'Outremer, personne n'est très à l'aise, les troupes manquent de conviction et de motivation, du Pacifique à l'Indien en passant par l'Atlantique. 

Les stations fonctionnent au ralenti avec un encadrement de hasard et il est probable que les hausses annoncées de budget pour la production locale soient en fait ponctionnées par les société de production travaillant pour les chaînes "Premium" comme on dit à Orange (France 2 principalement), pour fabriquer en outremer, des émissions qui seront diffusées conjointement sur les chaînes nationales et les Premières concernées... La visibilité des outremers est avant tout l'affaire de..Paris.

27 juin 2016

Le Service Public Outremer en danger !

S. Guidot
Comme le reprend dans le tract de ce jour la CGC, l'ADAP avait insisté voici quelques semaines sur l'étude demandée à Sylvain Guidot, l'administrateur de Nouvelle-Calédonie, par Wallés Kotra, le nouveau patron des 1eres et de France Ô sur la création d'une dixième station : Paris ou plutôt Malakoff.
Une option qui permettrait de marginaliser un plus l'Outremer qui visiblement compte pour du beurre, à la fois pour la Direction de France TV mais aussi pour le pouvoir qui, par la voix de la Ministre de la Culture, Audrey Azoulay, impose une dégradation du signal de la chaîne Outremer. 
Les ultramarins qui résident en métropole n'ont donc pas le droit à la Haute Définition.

Il est évident, pour tous ceux qui aiment l'Outremer, que s'impose, dans les plus brefs délais, une séparation de France Télévisions qui la considère comme une quantité négligeable. 
On en est revenu au statu ante, avant que naisse RFO, où FR3 DOM TOM servait de rebut pour tout le reste de l'audiovisuel en terme de budget, de matériels etc.
L'Outremer ne s'est épanoui qu'au travers d'une société indépendante, gérant son propre budget et ayant à sa tête un Pdg qui traitera avec Bercy de ses moyens financiers !

Qu'attendent les élus de l'Outremer pour réagir ? Jusqu'à présent seul Patrick Karam a réagi...

Voici donc le tract de la CGC :


lundi 27 juin 2016


France Ô, la variable d’ajustement

Comme en 2014 et en 2015, la direction chante la même 
chanson: France Télévisions devance TF1 avec 28,6 % 
de part de marché et coifferait donc « La Une » qui ne 
totalise que 27,8 %. TOUT CELA : grâce à France Ô 
évidemment et ses 0,8 % d'audience en moyenne !!!


Delphine Ernotte de pavoiser en CCE: "France Ô 
est la chaîne du groupe qui a le plus progressé en 
2015 ! » Les « compliments » sont allés « droit au 
cœur des salariés » de Malakoff…à l’évidence ! 
Sauf que tout ça sonne faux. Derrière le bouquet de lauriers
 et la soi-disant bonne nouvelle, il y a en fait deux pilules
 que les personnels de France Ô vont avoir beaucoup, 
MAIS ALORS BEAUCOUP de mal à avaler: 
la chaîne publique d’info en continu et la réforme de 
France 3 Régions !


Décryptage :


A/ La Chaine info…


La priorité de Delphine Ernotte n’est évidemment pas 
France Ô mais bien le lancement de cette énième offre 
publique d’information qui devrait démarrer le 
1erseptembre prochain avec un nombre de recrutements 
extérieurs sans précédent.


1 – Le Canal TNT :


Non seulement France Télévisions n’a aucun moyen 
financier pour concevoir et mettre en œuvre la chaîne 
info (cf. les PV des différents CCE et CE-Siège qui se sont 
tenus ces derniers mois !) mais surtout Delphine Ernotte a 
besoin d’un canal sur la TNT. Le 27 qui semble-t-il est le seul 
disponible (derrière LCI) est beaucoup trop loin des autres 
chaines d’info en continu comme Itélé et BFM TV….Résultat, 
Delphine Ernotte fait le forcing pour récupérer le canal 14
 (celui de France 4) et devancer ainsi lesdits concurrents 
qui n’en sont pas réellement puisqu’elle et Field n’ont pas 
arrêté  de dire que « la chaine serait totalement 
différente et ferait de l’info avec le recul nécessaire » 
[attention de ne pas trop reculer tout de même pour éviter 
de tomber dans le trou !].


Que faire alors de France 4 qui fait de meilleures 
audiences que France Ô ? Et bien pardi : on lui attribue 
le canal 19… celui de France Ô qui, elle, basculerait avec 
ses 0,8 %... sur ledit canal 27 !


Pan : et d’un !


2 – La diffusion :


Autres soucis : la diffusion sur le multiplex R1 dédié aux 
chaines du service public – une diffusion qui devait de 
surcroît passer en HD  et dont Delphine se félicitait 
du « basculage en mpeg 4 » lors des vœux aux salariés 
médusés !


Comme la chaîne info n’a pas été prévue sur ce multiplex, 
il faut donc lui faire de la place…et qui va s’y coller ? Dans 
le mille Emile : France Ô !!!


D’où l’annonce de la nouvelle ministre de la Communication
 qui a remplacé Fleur Pellerin et qui  déclare que la 
chaîne des Outre-mer sera diffusée « en basse 
définition à compter du 1er septembre prochain »


Pan : Et de deux !


3 – Les finances :  


Comme aucun budget n’a été anticipé pour créer cette 
nouvelle chaîne comme l’a martelé Frédéric Mautret au 
nom de Delphine Ernotte qui l’avait parachuté secrétaire
 de séance du CE  siège  « toute l’entreprise doit faire des 
efforts financiers ! » [dixit, le duo]. En clair : il va falloir
 se serrer la ceinture et France Ô, comme d’autres, va 
devoir mettre au pot pour financer la création de la dite 
chaine info.


Sauf qu’avec un budget annuel d’environ 30 millions 
d’euros, pour un budget global de France Télévisions de 
2,8 milliard d’euros dont 2,5 de dotation de l’Etat par 
exemple, les conséquences ne seront pas les mêmes.


Et pour faire des économies à Malakoff, la direction 
n’a rien trouvé d’autre que de proposer de sortir 
l’établissement du périmètre du Siège en transformant 
le site de France Ô en 10ième station ultramarine.


Un « Francexit » télévisuel qui n’est majoritairement 
pas du goût de tous. Conséquences immédiates, exit 
Malakoff du CE commun, des instances communes, etc. 
Repositionnement en station régionale et donc budget à 
la baisse !...La direction de France Télévisions voudrait 
se débarrasser de l’établissement de Malakoff qu’elle ne 
s’y prendrait pas autrement.


Pan : Et de trois !


B / France 3 Régions


L’autre pilule qui passe mal pour les salariés de 
Malakoff : la manipulation dont ils sont victimes avec 
leurs collègues des stations des 1eres par la direction 
de FTV en vue de la grande réforme de France 3 Régions.


Explications :


L’autre grand chantier de Delphine Ernotte après la 
chaîne info, sera la réforme de France 3 en province 
suite à la toute récente réforme du gouvernement qui a 
redécoupé le périmètre des régions françaises. Fini les 
4 pôles régionaux s’ajoutant au pôle IDF. Retour à 13 
régions France 3 calées sur les 13 régions 
administratives
.


Mais là aussi : pas d’argent ! Résultat, l’intéressée a 
décidé de se servir de la situation particulière des 
stations ultramarines pour appeler à un renforcement 
de la productivité à France 3…et d’évoquer devant 150 
« top managers » le fait qu’en plus de la TV et du web, les 
collègues d’outre-mer doivent faire de la radio. Donc, plus 
de travail qu’en régions métropolitaines, de surcroit, avec des 
moyens moins importants !


La ficelle est énorme !


Et pour faire valider cette réforme en C.C.E. où les élus 
ultramarins sont en nombre,  Delphine Ernotte leur promet 
une carotte… SUR LE DOS (UNE FOIS DE PLUS !) DES 
SALARIÉS DE FRANCE Ô (Eh bien oui, il faut bien la 
financer cette carotte !) Résultat, elle promet de puiser 
dans le budget riquiqui de Malakoff  pour arroser les 
outre-mer mais le budget de France Ô  étant quasiment 
exsangue, la manne pour les 1eres sera ridicule !


Sans compter que cette somme divisée par 9 stations 
(et encore, les grosses stations des Antilles et de La 
Réunion voudront le gros du gâteau !) en ajoutant le cout 
de la vie sur place, ce sera du trois fois rien: autant dire 
que ce « PLUS », se transformera en miettes dans 
chaque station.


Conséquence : Delphine Ernotte s’apprête à faire des 
frustrés outre-mer, des lésés à Malakoff et des gens en 
colère dans l’ensemble des régions de France 3 ! 
Tout ça pour ça ?!?...Pour entre autre un chaîne d’info 
publique dont l’audience prévisionnelle ne devrait pas 
dépasser les 0,1% Monter les salariés les uns contre 
autres… Quelle « noble politique »  managériale  !!!


Non, vraiment, ça suffit Delphine Ernotte ! Les salariés 
de Malakoff en ont plus que marre. Il est hors de 
question pour eux de servir de variable d’ajustement pour 
financer d’autres projets du groupe France Télévisions.


Le SNPCA-CGC ne laissera pas faire cette comptabilité 
de « je prends à l’un pour donner à l’autre ! » qui se 
transforme chaque jour davantage en : « Je prends à 
France Ô pour donner aux autres chaines du groupe 
France Télévisions ! »…

France Bleu : rien ne va plus !

Depuis le départ de Claude Esclatine, rien ne va à France Bleu, le réseau régional de Radio France.

L'ensemble des syndicats a déposé un préavis de grève de 24h aujourd'hui pour stigmatiser le manque de moyens des 44 stations.

Cela fait suite aux conditions drastiques du plan d'économie de la Direction (le Président y échappant si l'on en croit ses dépenses somptuaires concernant son bureau) lancé depuis le début de l'année.

A ceci s'ajoute la suppression de 25 ETP (équivalent temps plein) et la façon dont sont traités les collaborateurs de la société.
Il est vrai que France Bleu tout comme France 3 pour FTV a toujours été le parent pauvre de Radio France face aux "fédéraux" d'Inter et d'Info...
CFDT, CFTC, CGT, SNFort, SNJ, Sud et Unsa réclament en outre le maintien des heures d'antenne produites localement. Et il est vrai qu'en mutualisant à outrance des produits réalisés dans la capitale on peut se demander à quoi sert ce magnifique outil !