14 août 2019

Salto : l'accident industriel annoncé !


Une campagne de communication vient d'être lancée par le groupe public FranceTélévisions.
Campagne relayée par deux poids lourds de la Presse écrite, le Monde et le Figaro (voir en fin de post).

L'ADAP, en son temps, avait fait part de ses réserves concernant le coût de cette opération pour le service public pour un résultat que beaucoup pense hypothétique.

TF1 et M6 qui y sont associés sont des sociétés privées, leurs actionnaires jugeront donc sur pièces.

Les anglais se sont également lancés dans l'aventure avec leur Britbox mais ajoutant tant de bémols qu'ils auront la possibilité de supprimer l'expérience quasiment instantanément si celle-ci tourne mal.

Pour mémoire, rappelons le titre, il y a un an tout juste, du Figaro :" les télévisions européennes mises à mal par  le rouleau compresseur Netflix" qui totalise en France plus de 5 millions d'abonnés en particulier chez les jeunes.

C'est donc un vrai défi pour les chaînes françaises qui, par cette plate-forme payante, vont donc, d'une part, recycler des produits diffusés gratuitement sur leurs antennes et d'autre part acquérir à grands frais des émissions pour la plupart étrangères. Comprenne qui pourra !




Le Monde :

Le Figaro :


10 août 2019

Raffarin sur France 2 en septembre


Après s'être retiré de la vie politique, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac va devenir dès septembre l'un des chroniqueurs de la nouvelle émission dominicale de Laurent Delahousse sur France 2.


L'homme des JT du week-end présentera à partir du 10 septembre une émission de deux heures, "19H le dimanche". Laurent Delahousse s'entretiendra avec plusieurs invités "qui ont fait, ou feront l'actualité", a indiqué le groupe public.
Il sera entouré par un ou deux chroniqueurs parmi lesquels: Jean-Pierre Raffarin, 69 ans, Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, les écrivains Christophe Ono-dit-Biot et Karine Thuil, l'essayiste Caroline Fourest ou le journaliste Alain Duhamel.
Dans cette première partie de l'émission, la rédaction proposera aussi "un feuilleton des Français", des reportages ou des mini-fictions. Après le journal de 20H, dans une seconde partie, Laurent Delahousse mènera un "grand entretien" avec une personnalité.

08 août 2019

Patricia Loison de retour


C'est donc sur France Info qu'officiera Patricia Loison, l'ancienne présentatrice de Soir 3 partie en Asie, au Japon, voici trois ans.
Interviewée par le Parisien, elle conserve tout son dynamisme :
"J'ai eu un engagement absolu de la direction pour que ce journal soit ambitieux. 
On aura les moyens de faire entre 30 et 45 minutes de reportage et de décryptage chaque jour, comme on le faisait à « Soir 3 ». 
D'ailleurs je vais travailler avec une grande partie de mes anciennes équipes. 
J'espère que les téléspectateurs apprécieront notre différence à cette heure si concurrentielle."

Seul problème et de taille, France Info n'a jamais réussi à décoller dans les sondages. 
Un accident industriel qui aurait été sanctionné dans le privé ... Ici, la décision est politique et non plus éditoriale.

Cette diplômée de l'ESJ de Lille a principalement travaillé sur des chaînes toutinfo avant de succéder à Laurent Bignolas sur Soir 3.
 vient de publier un livre : " Je cherche encore ton nom ", un roman étroitement lié à ses origines indiennes de New-Delhi.

05 août 2019

L'Opinion doit lire l'ADAP !




France Télévisions et Radio France attendus au tournant
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a fixé le 19 juin dernier le calendrier du projet de réforme de l’audiovisuel : passage en conseil des ministres en octobre, débat à l’Assemblée nationale en janvier et adoption finale d’ici la fin 2020. 
Un planning que le gouvernement espère cette fois tenir après plusieurs reports. La « volonté ferme de faire une révolution » affichée par Emmanuel Macron un soir de décembre 2017 sera-t-elle au rendez-vous ?
Alors, holding ou pas holding
Depuis décembre 2017 que l’audiovisuel, public et privé, attend de savoir à quoi ressemblera la réforme voulue par Emmanuel Macron, la question de la gouvernance est celle qui agite le plus les cénacles du pouvoir politico-médiatique. Comme si connaître la structure l’emportait sur les missions des médias. Mais après tout, puisque c’est la question à un million de dollars, répondons-y tranquillement: oui, l’audiovisuel public sera bien réorganisé et chapeauté par une holding
Ce n’était pourtant pas gagné d’avance car les opposants qui ajoutent une couche au millefeuille étaient nombreux et surtout très puissants. 
Parmi eux, Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée et un temps administrateur de France Télévisions, persuadé qu’il y a du «gras» dans les entreprises de l’audiovisuel public. Comprendre, beaucoup d’économies à faire.
Pourtant, petit à petit, l’idée de rapprocher ce secteur éclaté s’est faite au sein de l’exécutif, soucieux de parvenir à gagner en efficacité. L’arrivée de Franck Riester au ministère de la Culture n’y est pas étrangère. L’ancien député de Seine-et-Marne défend depuis plusieurs années ce projet de «BBC à la française». En choisissant de lui confier le maroquin dont il rêvait, Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient d’ailleurs déjà donné une indication sur la voie qu’ils comptaient suivre mais encore fallait-il s’assurer que ce bouleversement organisationnel n’allait pas être l’alpha et l’oméga du projet de réforme.
Conquérir les jeunes. 
A l’Elysée, on sait qu’il aura fallu pas loin de dix ans pour venir à bout de la création de France Télévisions en tant qu’entreprise unique, un chantier qui a épuisé autant les différentes directions que les salariés pour au final un gain financier minime. Même chose au sujet du regroupement de RFI avec l’audiovisuel extérieur qui aura plongé les entreprises concernées dans des états proches de l’Ohio et provoqué une sanglante guerre des chefs entre Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. 
Pas question de replonger dans des affres pareilles. 
Matignon et l’Elysée travaillent donc avec Franck Riester à s’assurer que cette transformation ne consommera pas trop de temps managérial et permettra, très vite, des gains d’efficacité. Charge ensuite à tous les acteurs du dossier de déminer les procès en sorcellerie qui ne manqueront pas cet automne sur le retour de l’ORTF.
Paradoxe du futur texte de loi, si cette satanée holding a souvent été le sujet dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom, il n’aura pas été le plus compliqué à trancher durant ces dix-huit mois de réunions, missions, rapports, délibérations et autres interministérielles. 
Il y a d’abord eu le besoin de symboles et c’est à ce titre que France O et France 4 sont passées par-dessus bord. 
La première, de manière assez justifiée, parce qu’elle ne correspondait à aucune attente du public ultramarin que certains élus avaient beau jeu de vouloir enfermer dans une case, comme s’il existait une seule et même culture des Outre-mer. 
Le cas est différent pour France 4, victime de l’incapacité chronique des directions de France Télévisions à fixer une ligne éditoriale et s’y tenir. Preuve que son passage sur le numérique – ne pas dire suppression – a été mal préparé, son sort fait l’objet d’intenses discussions et France 4 pourrait finalement sauver sa peau quelques saisons de plus car tout le monde le comprend aisément: est-il vraiment malin de supprimer la seule chaîne jeunesse du service public alors que justement, ce sont les jeunes qu’on veut reconquérir ?
A propos de symboles, on prête aux coupeurs de têtes de Bercy d’avoir imaginé une autre disparition, autrement plus importante… celle de France 2
Ce projet, bien révolutionnaire celui-ci, aurait même fait l’objet d’une note. Seulement voilà, comme avec le monstre Loch Ness, cette note, tout le monde en parle mais personne ne l’a vu. De là à dire que le ministre des Comptes publics aurait été suffisamment retors pour lancer cette rumeur histoire de faire craindre le pire, il n’y a qu’un pas que nous laissons à chacun le soin de faire, ou de ne pas faire. Il faut croire en tout cas que ces coups de bâtons n’ont pas été inutiles. E
ntre la «honte» d’Emmanuel Macron et les menaces darmaniennes, les entreprises de l’audiovisuel public n’ont jamais été si près de la guillotine. 
Et la fraîcheur de la lame fut telle que tous les dirigeants se sont miraculeusement mis à travailler main dans la main.
Promesse de campagne. 
C’est le moment où Delphine Ernotte, la patronne de France Télés, remonte dans les sondages d’opinion
Dans les couloirs de Matignon, où le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, Benoît Ribadeau-Dumas, veille tout particulièrement au sort réservé à l’audiovisuel public, celle qui fut un temps un problème qu’il a fallu recadrer – quand elle a tenté de s’opposer aux économies budgétaires – est désormais le vaillant soldat qu’on montre en exemple. «Force motrice», «décisions courageuses», n’en jetez plus! Il faut dire qu’avec un plan de restructuration qui doit conduire à la suppression nette de 1 000 emplois, la dirigeante a de quoi satisfaire un état actionnaire près de ses sous.
Charge désormais à elle et ses homologues de Radio France, France Médias Monde, Arte et TV5 Monde de réussir deux projets importants: le rapprochement réel et durable de France 3 et de France Bleu – qui devra à terme permettre d’autres économies – pour mettre sur pied une véritable offre de proximité et proposer une plateforme numérique pour la jeunesse digne de ce nom, chacun étant désormais conscient que l’enfance est un élément important de la fidélisation du public.
Il sera temps ensuite de se pencher sur qui sera le ou la grand(e) ordonnateur (-rice) de ce nouvel ordre de l’audiovisuel public. Nul doute que la concurrence sera féroce, entre celles qui sont actuellement en poste (Delphine Ernotte et Sibyle Veil, principalement) et les ambitieux prétendants qui se verraient bien diriger ces entreprises regroupées et dotées de quelque 3,6 milliards d’euros de budget. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer, ce n’est pas l’Etat qui imposera son candidat. Ce pouvoir de nomination ne sera bientôt plus entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel mais au conseil d’administration, conformément à une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Et si l’Etat, seul actionnaire, y sera bien représenté, en haut lieu, on l’assure déjà, il n’y sera pas majoritaire. 
Il n’y a plus qu’à.


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01 août 2019

FranceTélévisions : des départs en panne !


Il fait chaud sur l’ensemble de la France.

Dans certains endroits même, comme au sein de la DRH de FranceTélévisions, ça bouillonne avant une rentrée qui promet d’être sportive.

La Pdg du groupe s’est peut-être vantée un peu trop rapidement du dégraissage qu’elle a mis sur pied, à la demande du gouvernement : 2000 personnes à dégager et embauche d’un millier de jeunes rompus aux hautes technologies.

Tout ceci bien entendu, qui a été seriné partout, se faisant sur la base du « volontariat ».

Eh bien, les « volontaires » ne se bousculent pas au portillon, c’est le moins que l’on puisse dire.

Selon des éléments détenus par l’ADAP, seules 250 personnes seraient d’accord pour partir dans les conditions proposées par la DRH, conditions très favorables au groupe.
Dans les faits, ces départs n’ont rien à voir avec les précédents PDV et beaucoup l’ont compris. Cela concerne notamment la fiscalité peu avantageuse.

Il parait difficile d’imaginer que la Direction et la Présidence reviennent sur les propositions qui ont été faites et donc le « jus de crâne » fonctionne à plein pour se tirer de ce véritable guêpier sans avoir l’air de se désavouer.

Les rodomontades n’y feront rien si ce n’est un peu de communication cosmétique qui, comme on le sait si bien à FTV ne laisse qu’un effet Pouskine dont personne n’est dupe !

31 juillet 2019

Christine Kelly égratignée dans le Canard


L'ancienne présentatrice de RFO Guadeloupe, qui a fait une très belle carrière, est titillée par le palmipède dans sa livraison hebdomadaire :


29 juillet 2019

Inquiétant : lu dans le Monde (rappel)



Trois journalistes qui ont enquêté sur l’exportation d’armes françaises utilisées au Yémen – les deux fondateurs du nouveau média en ligne Disclose, Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, et un journaliste de Radio France, Benoît Collombat ont été convoqués par les services de renseignement français, lil y a quelques semaines. 

Ils ont été entendus sous le régime de l’audition libre – moins contraignant que celui de la garde à vue –, un mois après que le média Disclose a publié une enquête journalistique comportant des informations et documents « confidentiels défense ».

Après la révélation de ces convocations, le gouvernement a été accusé de porter atteinte à la liberté de la presse. 

Dans une tribune, une quarantaine de rédactions ont dénoncé « fermement ces convocations qui ressemblent à de nouvelles tentatives d’intimidation de journalistes qui n’ont fait que leur travail : porter à la connaissance des citoyens des informations d’intérêt public. »
Nous rappelons une nouvelle fois que la protection des sources a été consacrée par la Cour européenne des droits de l’homme comme « l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse » et que le secret-défense ne saurait être opposé au droit à l’information, indispensable à un débat public digne de ce nom, ni servir d’épée de Damoclès pour dissuader les journalistes d’enquêter et de publier.

A l’unisson, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a estimé qu’« il se passe quelque chose de très malsain dans ce pays. 
Nous y voyons la volonté d’intimider les journalistes et leurs sources, et c’est totalement scandaleux ». 
Le SNJ-CGT dénonce un « nouveau coup de canif insupportable contre le journalisme et la liberté d’informer ». La CFDT-Journalistes évoque « une procédure dont le but inavoué est de faire taire les journalistes dans l’exercice de leur mission d’informer.


25 juillet 2019

Le BritBox anglais aura-t-il plus de chance que le Salto français ?



Bijoux (ex directeur de l'Info de France Ô) se voit ministre ...

L'information du Parisien ne tombe pas du ciel !
Celui qui n'a rien fait pour France Ô mais tout pour sa carrière politique s'envisage un avenir radieux dans son nouveau secteur d'activité !
Il a surement raison, Jupiter adore ce genre de personnage : obséquieux et invertébré.



Salto en péril . L'ADAP avait annoncé que ce n'était pas viable !

Sans vouloir jouer les Cassandre, l'ADAP le martelait depuis l'annonce faite par la Pdg de France Télévisions : le projet même était mort dans l'oeuf. La raison principale étant le manque flagrant de moyens face aux rivaux étrangers dont le moindre n'est pas Netflix.